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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 23:14

Les derniers films vus (avril 2013)

 

4,5/5 - DJANGO UNCHAINED (un western particulièrement drôle et sanglant)

Django Unchained, c'est :

Un petit bijou satirique à tendance absurde, sur fond de rappel de la triste histoire de l'esclavage, des dialogues extraordinaires, un humour cinglant, des décors et des costumes magnifiques, un western sanglant aux influences marquées pour le gore asiatique, une bande-originale empreinte de la patte de l'inégalable Ennio Morricone.

Le titre est très évocateur. Django est déchainé dans tous les sens du terme. Libéré de l'esclavage, sa fureur vengeresse va pouvoir s'exprimer. Ceux qui se trouveront sur son passage n'auront qu'à pas le contrarier. Ici, Tarantino mêle encore une fois des influences du cinéma asiatique et du western. Les balles surgissant des revolvers font littéralement exploser des membres, en percutant leur cible. Ce sont alors des litres de sang qui retapissent les décors des scènes de tueries. Tarantino avait déjà mélangé les deux genres dans Kill Bill et s'était immiscé dans le projet Sukiyaki Western Django (2007), de Takashi Miike, un western asiatique de haut vol.

Django Unchained réunit toutes les caractéristiques d'un bon Tarantino. On reconnaît par exemple toute la patte du réalisateur-scénariste dans des scènes comme celle où des membres du Klu Klux Klan débattent du port de la capuche avant une attaque. Les uns invoquent la nécessité de revêtir le capuchon, pour la symbolique, alors que les autres critiques l'à-peu-près des ouvertures des yeux, qui les empêchent de voir où ils vont. On s'extasie. On se régale évidemment tout autant avec les acteurs. Christopher Waltz assure un tout grand rôle, Jamie Foxx est une vraie découverte pour ma part et DiCaprio est comme toujours excellent. Samuel L. Jackson vient compléter le devant de l'affiche, en vieux briscard qu'il est. Jouissif est le qualificatif qui résume tout.

 

 

3,5/5 - LE MONDE FANTASTIQUE D'OZ (Oz the Great and Powerful, 2013)

Le monde fantastique d'Oz aurait aussi bien pu s'appeler Le magicien d'Oz : les origines. En effet, le film de Sam Raimi nous raconte comment le magicien d'Oz est arrivé dans la cité d'Emeraude. Cette production des Studios Disney est un conte agréable à regarder pour la beauté de ses décors, l'originalité de ses personnages et son histoire au scénario classique (le Bien contre le Mal), mais forcément divertissant et reposant.

Par contre, le film ne permet pas aux acteurs de vraiment se distinguer (James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz ou encore Michelle Williams). Cependant, même si on ne le voit qu'un court moment, cela fait plaisir de voir la tronche de Zach Braff, le génialissime acteur de la génialissime série Scrubs. On le voit seulement quelques minutes au début du film, mais on profite de sa voix le restant de l'histoire, sous les traits du singe volant Finley.

Qui dit Sam Raimi dit évidemment Bruce Campbell et accessoirement le frangin Ted Raimi, qui apparaissent encore et toujours dans les films du réalisateur d'Evil Dead. Cette fois, pas forcément facile de reconnaître le grand Bruce derrière son maquillage.

 

3/5 - SINISTER (2012)

De Scott Derrickson

Un film d'épouvante fantastique divertissant, mais qui ne nous transporte pas dans les hautes sphères du genre.

Les scénaristes ont le mérite d'avoir cherché une complexité dans l'histoire, pour offrir un twist final relativement bien construit.

Le grain du film 8 mm et le bruit du projecteur rajoutent forcément à l'ambiance du film.

Le film peut s'appuyer sur la présence d'un acteur bien connu, celle d'Ethan Hawke (Le Cercle des poètes disparus, Les Survivants, Bienvenue à Gattaca). L'histoire est centrée sur son personnage, un écrivain qui écrit des bouquins sur de vraies histoires de crimes.

Sinister est le genre de films qui rapportent. Partant d'un budget d'environ 3 mio de $, les recettes au box office se montaient à près de 50 mio de $ fin 2012. Il faut dire que les décors sont minces, l'histoire s'apparentant à un huis clos, les acteurs certainement pas très coûteux, et les effets spéciaux pas énormes.

 

2/5 - WAR OF THE DEAD (Combat perdu d'avance)

La version française est tout simplement dégoûtante. Hyper mal doublé. On a l'impression d'avoir vu chaque scène déjà 150 fois avant.

10 minutes avant War of the Dead, on se dit : "des zombies nazis, ça va être bon ça !!"

Mais 10 minutes après le début de War of the Dead, on se surprend déjà à penser : "putain, c'est chiant, quelle daube". En effet, ce film très prometteur s'avère rapidement être un pur imposteur dans le monde du zombie nazi de qualité.

En guise d'introduction, on commence par une pseudo scène d'expérience secrète de l'armée allemande, lors de la seconde Guerre Mondiale. La suite mêle ricains, boschs, ruskovs et zombies, le tout dans un claire obscur qui tend plus vers l'obscur.

War of the Dead nous montre dès les premières minutes que faire un bon film n'est pas chose aisée. Totalement nase (qui ne se traduit pourtant pas par nazi en allemand) et très mal joué, le film du finlandais Marko Mäkilaakso ne restera pas dans l'histoire, c'est certains. Jamais convaincant on a très vite l'impression de perde son temps, exposé dangereusement à des clichés, des dialogues terriblement bateau et un spectacle globalement affligeant. J'ai personnellement tenu un peu plus de 52 minutes avant de renoncer au bonheur évident que m'aurait procuré la chute finale.

Pour conclure, on se demande quand même où est passé le million de dollars de budget.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 20:46

Les derniers bijoux de chez Asylum

Les productions Asylum arrivent encore et toujours à nous surprendre, malgré le fait que l'on connaît leurs méthodes par cœur. On est à peu prêt certain que lorsqu'un blockbuster sort sur nos écrans, Asylum va sortir en parallèle son propre mockbuster.

 

Les derniers en date sont :

 

American Warship, un film qui fait penser à Battleship. On y verra dans le rôle principal Mario Van Peebles, vu dans Ali, Highlander 3, Les Dents de la mer 4, ou encore dans la série Damages. . En premier lieu, le film avait été appelé American Battleship, mais après des poursuites pour plagia menées par Universal, le titre fut changé en American Warship.

American-Battleship.jpg american-warships.jpgBattleship--2012-.jpg

Abraham Lincoln vs. Zombies, rien à voir avec Abraham Lincoln: Vampire Hunter

abraham-lincoln-vs-zombies.jpg Abraham-Lincoln-Vampire-Hunter-1.jpg

Alien Origin, peut-être inspiré de Prometheus (le préquel d'Alien, signé Ridley Scott)

alien-origin.jpg Prometheus-4.jpg

 

Voir aussi :

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 22:06

Le top 5 des films de mafieux italo-américains

Suivez le chemin d'accès : Cinéma ► gangster ► mafieux ► italo-américains. Vous entrez alors dans un sous-genre de films de gangsters tout à fait passionnant. Dans ces histoires, on est toujours immergé au sein même de la "famille". Le respect et l'esprit de famille sont au premier plan. Mais ce qui compte plus que tout, encore plus que l'argent, c'est le pouvoir. Pour le pouvoir, le business, tout est permis, ou presque, et même le respect et l'esprit de famille sont parfois mis de côté. Les affranchis, malgré leur pouvoir, doivent suivre une ligne de conduite, se conformer à des règles, respecter une hiérarchie, et ceci d'une manière irréprochable. Le moindre écart et l'on se retrouve enterré dans le désert, exécuté le temps d'une plaisanterie, battu, renié. Pourtant les écarts de conduite sont parfois difficiles à refreiner. Une fois plongé dans ce monde de pouvoir et d'argent, l'envie d'en avoir toujours plus, de l'un comme de l'autre, est très forte. Mais lorsque cela arrive, cela ne pardonne pas.

 

Le Parain - The Godfather (1,2 et 3, réalisés en 1972, 1974 et 1990)

Réalisation : Francis Ford Coppola

Avec : Marlon Brando (1), Al Pacino (1, 2, 3), James Caan (1, 2), Robert Duvall (1, 2), Diane Keaton (1, 2, 3), Robert De Niro (2), Andy Garcia (3), Eli Wallach (3)

La vie d'un parrain de la mafia des années 40, à New York, Vito Corleone (Marlon Brando), puis de son descendant Michael (Al Pacino). Famille, pouvoir et argent sont au cœur de l'histoire. Ces trois films marqueront l'histoire du cinéma, mais aussi les débuts de carrière d'Al Pacino, de Robert De Niro, de Sofia Coppola, ou encore d'Andy Garcia.

 

Casino (1995)

Réalisation : Martin Scorcese

Avec : Robert De Niro, Sharon Stone, Joe Pesci, James Wood

Dans les années 60, l'histoire de Sam Rothstein (De Niro), un parieur quasiment infaillible qui est subitement propulsé à la tête d'un casino de Las Vegas : le Tangiers. En tant que parieur, il doit sa réussite hors du commun à ses recherches consciencieuses à l'excès. C'est avec la même méticulosité qu'il va gérer son casino, et se montrer totalement impitoyable avec ceux qui essayent de le voler.

Rothstein est un fait un pion placé là par la mafia, qui gère les casinos depuis l'autre bout du pays et empoche une grosse part des recettes.

La réussite de Sam Rothstein est quasiment totale. Mais petit à petit, des cailloux viennent se mettre dans les rouages. Sa femme Ginger (Sharon Stone), droguée et dépensière, son ami Nicky Santoro, incontrôlable (Joe Pesci) et les autorités, qui se montrent de plus en plus pressantes.

 

Donnie Brasco (1997)

Réalisation : Mike Newell

Avec : Al Pacino, Johnny Depp, Michael Madsen

1978, l'agent Joe Pistone, se rapproche de Lefty, un modeste membre de la mafia, sous le nom de Donnie Brasco. Il va progressivement devenir le protégé de Lefty et une amitié sincère va naître entre les deux hommes.

 

Les Affranchis - Goodfellas (1990)

Réalisation : Martin Scorcese

Avec : Ray Liotta, Robert De Niro, Joe Pesci, Lorraine Bracco, Paul Sorvino (avec un petit rôle pour Samuel L. Jackson et une apparition furtive de Tobin Bell, ou Jigsaw de la saga Saw)

La croissance dans le monde de la mafia de Henry Hill (Liotta), moitié italien, moitié irlandais. Henry se dévoue corps et âme pour la "famille", depuis sa plus tendre jeunesse, même si, comme il l'apprendra plus tard, si tu n'as pas du sang 100% italien, tu ne dépasseras jamais un certain grade.

 

Il était une fois le Bronx - A Bronx Tale (1993)

Réalisation : Robert De Niro

Avec :Robert De Niro, Chazz Palminteri, Joe Pesci

Dans les années 60, le choix difficile de Calogero qui hésite entre une vie honnête, telle celle de son père, et une vie au sein de la mafia, plus lucrative.

 

 

A la télévision : Les Soprano

Pour la télévision, la série qui nous plonge le mieux dans ce monde mafieux est évidemment Les Sopranos (1999-2007). On s'immisce dans le quotidien de Tony Soprano, parrain de son organisation. On l'accompagne alors aussi bien dans ses activités mafieuses que dans sa vie de famille, en passant par ses visites chez sa psy.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 21:42

La flambée des acteurs de cinéma dans des séries télévisées

 

Ces dernières années, la qualité et le nombre des séries TV se sont progressivement élevés. En parallèle, le nombre d’acteurs de cinéma s’appropriant des rôles majeurs dans des séries a également progressé, inversant l’ordre logique des événements, qui voudraient, apriori, que des acteurs du petit écran passent au grand.

Cependant, cela n’est pas vraiment nouveau. On se rappelle Roger Moore qui, au début de sa carrière, après quelques films, a joué dans Ivanohé (1958) et The alaskans (1959), puis dans Le Saint (1962) et Amicalement Vôtre (1971), deux séries mythiques. Amicalement vôtre dont il partage d’ailleurs l’affiche avec Tony Curtis, autre acteur de renom. On peut aussi citer, par exemple, Lee Van Cleef, dans L'Homme au Katana (1984), ou Michael J. Fox, dans Spin City (1996).

 

Dans le registre des acteurs qui se sont faits connaître ou qui ont eu des rôles dans des séries TV, au début de leur carrière, et qui ont ensuite percé dans le cinéma, on peut citer :

 

[acteur - série (année de la première saison)]

James garner - Maverick (1957), série adaptée au cinéma en 1994, avec Mel Gibson dans le rôle titre.

Richard Chamberlain - Le Jeune docteur Kildare (1961)

Michael Douglas - Les Rues de San Francisco (1972)

Nick Nolte - Le Riche et le pauvre (1976)

Robin Williams - Mork and Mindy (1978)

Pierce Brosnan - Les Enquêtes de Remington Steele (1982)

Alyssa Milano - Madame est servie (1984), qui n’a quand même pas fait des merveilles depuis.

Bruce willis - Clair de lune (1985)

Ed O'Neill, Christina Applegate - Marié, deux enfants (1987)

Johny Depp - 21 Jump Street (1987)

John Goodman - Roseanne (1988)

Will Smith - Le prince de Bel-Air (1990)

David Duchovny - X-files (1993)

George Clooney - Urgence (1994)

Jennifer Aniston, Courteney Cox, Matthew Perry, David Schwimmer, Lisa Kudrow et Matt Leblanc, avec plus ou moins de réussite - Friends (1994)

Jessica Alba - Les nouvelles aventures de Flipper le dauphin (1995)

Jessica Biel - 7 à la maison (1996)

Sarah Michelle Gellar - Buffy contre les vampires (1997)

James Van Der Beek, Joshua Jackson, Katie Holmes - Dawson (1998)

Eric Balfour - Six Feet Under (2001) et 24 heures chono (2001)

 

L’apparition d’acteurs de cinéma dans des séries TV a toujours été une tradition, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Cependant cela se limitaient, le plus souvent, à des rôle de guest star, le temps d’un ou de quelques épisodes. Ce qui est relativement récent est le nombre toujours croissant d’acteurs de cinéma qui se sont laissés séduire par un rôle majeur dans une série TV. Ci-dessous, une liste chronologique non exhaustive :

 

[acteur - série (année de la première saison)]

Telly Savalas - Kojak (1973)

Burt Reynolds - Un privé nommé Stryker (1989), Evening Shade (1990)

Roy Scheider - SeaQuest, police des mers (1993)

Chuck Norris - Walker, Texas ranger (1993)

Michael J. Fox - Spin City (1996)

James Gandolfini - Les Sopranos (1999)

Martin Sheen - A la Maison Blanche (1999)

Charlie Sheen - Spin City (2000), Mon Oncle Charlie (2003)

Kiefer Sutherland - 24 Heures Chrono (2001), The Confession (2011)

Vincent D'Onofrio - New York Section Criminelle (2001), dont le rôle de « baleine » dans Full Metal Jacket restera inoubliable.

John C. McGinley - Scrubs (2001), qui a tout de même débuté avec Platoon et Wall Street.

James Caan - Las Vegas (2003), inoubliable dans Misery.

Kathy Bates - Six Feet Under (2003), également inoubliable dans Misery. Elle apparaît dans 10 épisodes de la série (2003-2005), et en réalise 5 (2001-2003). Elle apparaît ensuite dans bon nombre de série, avant de jouer le rôle titre de la série Harry's Law (2011). Elle sublime enfin la série American Horror Story (2013-2016).

James Cromwell - Six Feet Under (2003), 24 heures chrono (2007), il s'est fait connaître par des séries TV, et a fait énormément d'apparitions dans des série, pendant toute sa carrière.

Meryl Streep, Al Pacino - Angels in America (2003)

Gary Sinise - Les Experts Manhattan (2004)

Bill Pullman - Révélations (2005)

Glenn Close - The Shield (2005), Damages (2008)

Patricia Arquette - Medium (2005)

Ray Liotta - Dossier Smith (2006)

Alec Baldwin - 30 Rock (2006)

James Woods - Shark (2006)

Bill Paxton, Bruce Dern (le père de Laura Dern), Grace Zabriskie et Harry Dean Stanton - Big Love (2006)

Jeff Goldblum et Madeleine Stowe - Raines (2007)

Bruce Campbell - Burn Notice (2007)

Tom Berenger - October Road (2007)

Donald Sutherland - Dirty Sexy Money (2007)

Holly Hunter - Saving Grace (2007)

Christian Slater - Mon Meilleur Ennemi (2008), Forgotten (2009), Breaking In (2011)

Harvey Keitel - Life on Mars (2008)

Gabriel Byrne - En Analyse (2008)

Ron Perlman - Sons of Anarchy (2008)

Laurence Fishburne - Les Experts Las Vegas (2008)

Tim Roth - Lie to Me (2009)

Robert Carlyle - Stargate Universe (2009)

Patrick Swayze - The Beast (2009)

Rebecca Romijn - Eastwick (2009)

Ian McKellen - Le prisonnier 2009 (2009)

Laura Dern - Enlightened (2010)

Steven Seagal - True Justice (2010)

Steve Buscemi - Boardwalk Empire (2010)

Elijah Wood - Wilfred (2011)

Madeleine Stowe - Revenge (2011)

Jessica Lange - American Horror Story (2011-2015)

Jim Caviezel - Person of Interest (2011)

Sean Bean - Game of Thrones (2011)

Sam Neill - Alcatraz (2012)

Andie MacDowell - Jane By Design (2012)

Jennifer Love Hewitt - The Client List (2012), une série qui fait suite au téléfilm du même nom, de 2010, porté par la même actrice. L'histoire d'une femme qui en vient à se prostituer dans un salon de massage, pour faire face à la crise dont traverse sa famille.

Angelica Huston - Smash (2012)

Lawrence Fishburn - Hannibal (2013)

Kathy Bates - American Horror Story (2013-2016)

John Malkovitch - Crossbones (2014)

Matthew McConaughey - True Detective (2014)

Woody Harreslon - True Detective (2014)

Colin Farell - True Detective (2015)

Vince Vaughn - True Detective (2015)

Anthony Hopkins - Westworld (2016)

Ed Harris - Westworld (2016)

Thandie Newton - Westworld (2016)

Jude Law- The young Pope (2016)

Diane Keaton - The young Pope (2016)

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 21:00

Certains personnages mythiques ne laissent pas entrevoir ne serait-ce qu'une partie du visage de ceux qui les interprètent. Soit parce qu'ils portent un masque, soit parce qu'ils sont très maquillés. Donnons un visage et un nom à ces acteurs restés dans l'anonymat.

 

Halloween - Michael Myers

Halloween , La Nuit des masques (1978) : Tony Moran

Tony Moran

Halloween 2 (1982) : Dick Warlock

Dick-Warlock-1.png

Halloween 3 : Le Sang du sorcier (1982) : Pas de Michael Myers dans cet épisode

Halloween 4 : The Return of Michael Myers (1988) : George P. Wilbur

George-P.-Wilbur.jpg

Halloween 5 : La Revanche de Michael Myers (1989) : Don Shanks

Don-Shanks-2.jpg

Halloween 6: The Curse of Michael Myers (1995) : George P. Wilbur

Halloween, 20 ans après (1998) : Chris Durand

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Halloween resurrection (2002): Brad Loree

Brad-Loree.jpg

Halloween (Rob Zombie, 2007) : Tyler Mane (X-Men, Troie, Devil's Rejects)

Tyler-Mane.jpg

Halloween 2 (Rob Zombie, 2008) : Tyler Mane (X-Men, Troie, Devil's Rejects)

 

Et voila, on a enfin compris comment Michael Myers pouvait mourir dans chaque épisode et revenir dans le suivant : par un subtil changement d'acteur. En observant de près les prestations de son frère d'armes de Vendredi 13, Jason, on se rend compte que c'est pratiquement la même chose. Un des grands avantages de mettre un masque, ou beaucoup de maquillage, à son personnage, outre de faire peur, et de pouvoir en changer son interprète régulièrement. Ainsi, pas de peur de fâcher son acteur, par un mauvais salaire, par exemple, puisqu'il suffit de lui trouver un remplaçant pour le prochain épisode.

 

Vendredi 13 - Jason Voorhees

Vendredi 13 (1980) : Comme tout le monde le sait, ce n'est pas Jason qui tue dans le premier opus, mais sa mère. Ils sont interprétés respectivement par Ari Lehman et Betsy Palmer.

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Chapitre 2 : le tueur du vendredi (1981) : Warrington Gillette

Warrington-Gillette.jpg

Chapitre 3 : Meurtres en 3 Dimensions (1982) : Richard Brooker

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Chapitre 4 : chapitre final (1984) : Ted White. A noter que ce chapitre 4, et pas du tout final, puisqu'il y en aura encore 5, plus le remake du premier, accueille Corey Feldman, un des futurs Goonies.

Ted-White-copie-1.jpeg

Chapitre 5 : une nouvelle terreur (1985) : On ne voit tout simplement pas Jason dans cet épisode, sauf une ombre, ou des pieds.

Chapitre 6 : Jason le mort vivant (1986) : C.J. Graham

C.J.-Graham.jpg

Chapitre 7 : Un nouveau défi (1988) : Kane Hodder. Il devient un pur acteur de film d'horreur, interprétant Jason dans les 3 épisodes suivants de la saga.

Kane-Hodder-2.jpg

Chapitre 8 : L'ultime retour (1989) : Kane Hodder

Chapitre 9 : Jason va en enfer (1993) : Kane Hodder

Jason X (2000) : Kane Hodder

Freddy vs. Jason (2003) : Ken Kirzinger, aux côtés de l'immuable Robert Englund, eternel interprète de Freddy Krueger.

Ken-Kirzinger.jpg

Vendredi 13 (2009) : Derek Mears.

Derek-Mears.jpg

 

Le seigneur des anneaux (2001-2003)

Sauron : Sala Baker

Sal Baker 

Gollum : Andy Serkis. Ce rôle fait grimper de quelques niveaux une carrière débutée en 1989, alternant téléfilms, séries TV et films peu connus

Andy-Serkis.jpg

 

Massacre à la tronçonneuse - Leatherface

Massacre à la tronçonneuse (1974) : Gunnar Hansen

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Massacre à la tronçonneuse 2 (1986) : Bill Johnson

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Leatherface - Texas Chainsaw Massacre III (1990) : R. A. Mihailoff

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Massacre à la tronçonneuse, la nouvelle génération (1994) : Robert Jacks. On n'a pas retenu cette suite, peut-être parce que ce fut un gros flop, malgré les présences de Renée Zellweger et de Matthew McConaughey (dans leur tout début de carrières, il faut l'avouer).

Robert-Jacks.jpg

Massacre à la tronçonneuse (2003) : Andrew Bryniarski

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Massacre à la tronçonneuse : le commencement (2006) : Andrew Bryniarski

 

Predator

Predator : d'abord Jean-Claude Van Damme, vite remplacé par Kevin Peter Hall. Il remettra le costume de du méchant extra-terrestre pour Predator 2. Le pauvre Kevin n'aura pas beaucoup d'occasions de montrer son meilleur profil, puisqu'il joua également le dragon Gorvil, dans Les Monstres du labyrinthe (1982), le monstre dans Monster in the closet (1986) et le Bigfoot, dans Harry et les Hendersons (1991-1993)

Predator 2 (1990) : Kevin Peter Hall

Kevin-Peter-Hall.jpg

AVP: Alien vs. Predator (2004) : Ian Whyte, un géant de 2, 16 mètres.

ian-whyte-1.jpg

Aliens vs. Predator - Requiem (2007) : Ian Whyte, Bobby " Slim " Jones et Ian Feuer (un ancien footballer américain).

ian-whyte.jpgBobby-Slim-Jones.jpgIan-Feuer.jpg

Predators (2010) : Derek Mears (après avoir interprété Jason, dans Vendredi 13, en 2009), Carey Jones et Brian Steele.

Derek MearsCarey-Jones.jpgBrian_steele.gif

 

Alien

Alien, le huitième passager (1979) : Bolaji Badejo et Eddie Powell (non crédité)

Bolaji-Badejo.jpgEddie-Powell-1.jpg

Aliens le retour (1986) : Carl Toop


Alien 3 (1992) : Tom Woodruff Jr.

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Alien, la résurrection (1997) : Tom Woodruff Jr. et David Prior (non crédité)

AVP: Alien vs. Predator (2004) : Tom Woodruff Jr.

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Aliens vs. Predator - Requiem (2007) : Tom Woodruff Jr.

 

On retrouve ces deux personnages dans Batman Dead End, Où le super-héro est confronté à deux de ces extra-terrestres de légende. Les Predators sont joués par Kurt Carley, Dragon Dronet et Patrick Magee, alors que l'Alien par Jake McKinnon.

 

King Kong

King Kong (1933) : Pas d'acteur derrière cette première version de King Kong.

King Kong contre Godzilla (1962) : Interprété par Shôichi Hirose, dans cette réalisation de Inoshiro Honda, alors que Gozilla est interprété par Haruo Nakajima et Katsumi Tezuka. Nous voilà bien avancés.

La Revanche de King Kong (1967) : Haruo Nakajima, dans cette suite d'Inoshiro Honda

King Kong (1976) : Rick Baker, maquilleur (et parfois acteur) dans des films comme Star Wars : Episode IV, Thriller, Videodrome, Ed Wood, Men in Black, Le Ginch, La Planète des singes, Le Cercle, ou encore Hellboy. Il joue également le rôle d'un pilote dans la version de Peter Jackson de 2005. On note également la participation de Peter Cullen, donnant sa voix au singe géant. John Guillermin réalisa une suite en 1986, King Kong II, mettant en scène Lady Kong, la "femme" de King Kong. Celle-ci est interprétée par George Yiasoumi, King Kong par Peter Elliot, et Baby Kong par Benjamin Kechley. Ne pas se sentir inculte, c'est tout à fait normal de ne connaître aucun de ces noms.

King Kong (2005) : Andy Serkis, déjà vu dans le rôle de Gollum, dans les précédentes réalisations de Peter jackson

 

Chewbacca

Chewbacca est interprété par Peter Mayhew, dans les trois premiers épisodes de Star Wars (IV, V et VI), comme dans l'épisode III, tourné quelques années plus tard.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 20:49

Les Nazis sont morts(-vivants)

Avec toutes les atrocités qu'ont commises les Nazis, le cinéma se sent un peu forcé de régulièrement nous rappeler que ces gens étaient vraiment des sales types.

Il y a d'abords eu les films de guerre, et les films français d'après-guerre. Dans la première catégorie, il y avait les films qui vantaient les mérites des alliés, en retraçant de grandes victoires de la guerre (La Bataille de Midway, Le Jour le plus long), ceux qui rendaient hommage à des libérations de prisonniers (Les Rescapés de Sobibor, La Grande Evasion), ou narraient des faits d'armes moins crédibles de héros américains (Quand les aigles attaquent, Les 12 salopards). Pendant ce temps, chez les français, on accumulait les comédies qui faisaient passer chaque allemand pour le dernier des abrutis (La Grande Vadrouille, Le Mur de l'Atlantique). Enfin, ne soyons pas trop réducteurs, le cinéma français a également produit des films tout à fait sérieux sur le sujet (Paris brûle-t-il, L'Armée des ombres). En marge, il y a eu les films de la nazisploitation (Ilsa, la louve des SS), qui mêlaient dans le désordre nazis, torture, humiliation et érotisme.

Le problème, c'est que des films comme La Liste de Schindler nous rappellent effectivement au combien les Nazis furent cruels, mais ils ne nous font pas peur. Ils provoquent haine, colère, tristesse, mais en aucun cas n'inspirent la peur, puisque les Nazis sont actuellement dépassés. Donc pour terrifier le public, un nouveau style de Nazis est apparu : les zombies nazis.

Le problème, c'est qu'un final, ces zombies nous font beaucoup plus rires que pleurer ! Enfin, cela dit, ce n'est pas réellement un problème.

Penchons nous sur la filmographie qui est à notre disposition, en termes de zombies nazis, par une énumération non-exhaustive.

  • Un des plus tendus : Outpost (2008, Steve Barker, USA)
  • Un des plus gores : Dead Snow (2009, Tommy Wirkola, Norvège)
  • Un des plus low-cost : Le Lac des morts-vivants (1981, Jean Rollin, France)
  • Un des plus gros nanars : L'abîme des morts vivants (1981, Jesus Franco, France)
  • Un des plus vieux : Le Commando des morts vivants (Shock Waves, 1977, Ken Wiederhorn, USA, avec le mythique acteur de l'horreur Peter Cushing)
  • Un des plus guerriers : Zombies of War en Angleterre, Horrors of War aux USA, un film de série B, réalisé en 2006 par Peter John Ross et John Whitney
  • Un des plus attendus : Frankenstein's Army, attendu pour 2012, racontera comment des russes découvrent un laboratoire nazi, ou des scientifiques ont créés des super-soldats, en se basant sur les travaux de Victor Frankenstein… ça laisse songeur. Le tout est réalisé par le hollandais Richard Raaphorst, qui signe là son premier long-métrage
  • Un autre des plus attendus : The 4th Reich, attendu pour 2013, suivra un commando faisant face à des zombies nazis, créés par des scientifiques. Shaun Robert Smith réalise là son premier vrai long métrage. On y verra notamment Tom Savini, un collaborateur régulier de George A. Romero, qui a également réalisé un remake de son œuvre la plus célèbre. La Nuit des morts vivants.
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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 22:24

Hémétophobie et cinéma

 

L'hémétophobie est une phobie peu connue mais parfois très handicapante. L'hémétophobie est la phobie du vomi. Il s'ensuit une peur maladive et obsessionnelle, soit de vomir soi-même, soit de voir quelqu'un vomir. Dans de tels cas, l'hémétophobe est alors pris par de véritables crises de panique. Mais cette phobie est handicapante bien avant qu'une personne se mette à vomir, et même si cela ne se produit finalement pas. Car c'est bien la peur que cela puisse arriver qui trouble l'existence. Lors d'une soirée alcoolisée, le phobique va ressentir une angoisse grandissante, à mesure que la soirée avance, rien qu'à l'idée que quelqu'un ayant trop bu se mette à vomir devant lui. Cette peur va lui occuper sans arrêt l'esprit.

Quel rapport avec le cinéma ? Et bien le phénomène est parfois semblable. Un film à contenu sex, drugs & rock'n'roll a de grande chance de voir un personnage se mettre à régurgiter ses trippes. Heureusement l'hémétophobe a généralement développé un 6ème sens lui permettant de prévoir lorsque quelqu'un va vomir, par ses attitudes, selon les circonstances, etc. Le problème, c'est qu'actuellement, au cinéma, bon nombre de réalisateurs voient un intérêt à montrer explicitement quelqu'un vomir, et pas toujours dans des circonstances le justifiant. C'est là qu'est le piège, car ces moments sont plus difficiles à prévoir. Mis à par cela, ce sont des images peu agréables à visionner, même pour les non phobiques, et qui ont souvent peu d'intérêt.

Le vomissement n'est donc plus limité aux films de junkies, aux malades ou aux femmes en ceinte. Actuellement, toujours au cinéma, un homme peut se mettre à vomir pratiquement n'importe quand. Par dégoût, par abus de substances (alcool, drogue, muffins, etc.), parce qu'il est malade, parce qu'il est en état de choc, parce qu'il perd son boulot, etc. Ces moments ne sont donc pas toujours faciles à prévoir. L'idée m'est alors venue de répertorier les scènes de vomi dans les films que je regarde. En postant un commentaire à cet article, tout le monde peut également compléter cette base de données. Ainsi, on pourrait imaginer qu'un hémétophobe puisse consulter cette liste avant de regarder un film, et ainsi éviter le moment difficile, sans pour cela se priver du reste du film. A tester…

 

29' - A l'ombre de la haine

65'25'' - A Serbian Film

47'25'' - A vif

42'20'' + 44'45'' + 45'20'' - Black Christmas (2006)

22'40'' + 43'20''- Creepshow 2

7' - Dans la brume électrique

28'25 - Elysium

33'20'' - Dog Pound

3' - L'enquête - The International

1h02'55'' - Les Affranchis

58'40'' - Moon

41'05'' - Morse

1h05'45'' - No Country For Old Men

Orange Mecanique : pas de scènes de vomi, mais des bruits réputés difficiles pour les hémétophobes, lorsqu'il a envie de vomir, pendant son "traitement".

Las Vegas Parano - à définir

Les Evadés - à définir

6' - Le Parfum

58'35'' - Requiem for a dream

6' + 9'40'' - Sœurs de sang

30'57'' (pendant environ 2''), 44'50'' et 50'05'' - Taxidernie

21'30'' - Tesis

1h14' - The Hole

45'30'' - The tortured

1h25'38'' - Virgin Suicides (très léger)

21 grammes - à définir

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 23:19

Les origines du commencement

Qu'est-ce que c'est que cette nouvelle mode qui est apparue ces dernières années ? Lorsque des sagas arrivent au bout de leur histoire ou lorsque tous les livres d'une saga littéraire ont été adaptés, on revient presque systématiquement aux origines (du mal), au commencement de l'histoire. Pur et simple effet de mode ?

Plutôt le moyen d'exploiter le filon, même lorsqu'il paraît totalement épuisé. Est-ce que cela marche ? Est-ce que c'est toujours bien fait ?

Débutons cette brève et succincte analyse par quelques exemples.

L'Exorciste.  Il y a d'abord eu le mythique et acclamé L'Exorciste (1973), adaptation du roman de William Peter Blatty, de 1971. On a ensuite pensé qu'il suffirait de faire une suite pour se remplir les poches et il y a eu le mauvais L'Exorciste 2 (1977).  Puis, William Peter Blatty a sans doute voulu redresser la barre, en réalisant également une suite, avec le un peu moins mauvais L'Exorciste 3 (1990), avec en français le titre extrêmement original de L'Exorciste, la suite. 13 ans plus tard, alors que remettre de vieux classiques au goût du jour est à la mode, est réalisé L'Exorciste : The Beginning, réalisé par Renny Harlin (58 Minutes pour vivre, Cliffhanger, L'Ile aux pirates), qui reçoit un bien mauvais accueil par la critique et par les spectateurs. Il sera également nominé deux fois aux Razzies Awards (pire réalisateur et Pire suite, prequel, remake ou dérivé). Le tournage fut d'abords débuté par Paul Schrader, scénariste de films comme Taxi Driver ou Raging Bull. Mais on lui retira ensuite la direction, car son film n'était pas assez gore, lui qui voulait favoriser une tension psychologique. cette autre préquel, Exorcist : the original prequel, refusé par les producteurs, sortira une année plus tard.

En 1991, sort Le Silence des agneaux. Comme souvent, le livre a été choisi pour être adapté pour la qualité de son histoire et son potentiel de retranscription au cinéma, soit potentiel financier, ou rentabilité. Pour Le Silence des agneaux, la qualité et le succès sont si importants que l'on ne pouvait déjà pratiquement plus arrêter la machine. En fait, le livre Dragon rouge a déjà été adapté en 1986 par Michael Mann, avec Le Sixième Sens, mais peu de gens s'en rappelle.

La saga de Thomas Harris, tournant autour d'Hannibal Lecter, est entièrement adaptée. Après la réalisation de la suite Hannibal (2000), puis, d'un retour en arrière (soit ce qui se passe juste avant Le Silence des Agneaux), avec Dragon rouge (2002), on assista à la sortie presque inévitable d'un Hannibal Lecter : les origines du mal (2007), où l'on découvre l'enfance d'Hannibal Lecter. Ce dernier film est adapté du roman de Thomas Harris, sorti l'année précédente, qui est d'ailleurs le scénariste du film. Ce dernier épisode s'avère être le moins bon d'une saga qui s'essouffle, et qui a peut-être tiré un coup de trop.

En 1974, sort sur les écrans un des plus grands classique du film d'horreur-épouvante : Massacre à la tronçonneuse, de Tobe Hooper. Il réalise également la suite Massacre à la tronçonneuse 2, en 1986, qui aura un peu moins de succès. Outre la présence de Tom Savini au maquillage et de Denis Hopper en tête d'affiche, on retient les débuts de Bill Moseley, un des acteurs fétiches de Rob Zombie. On le retrouvera peu après dans le remake de La Nuit des morts vivants d'un certain Tom Savini. 1990 voit le jour de Leatherface : Texas Chainsaw Massacre III, de Jeff Burr (l'auteur de films immensément connus et admirés comme Stepfather 2, Puppet Master IV et V, ou encore Pumpkinhead II) et avec un certain Viggo Mortensen pas trop connu à l'époque, faut-il le préciser). Toujours est-il que le grand classique de Tobe Hopper tourne progressivement à la saga, et pas forcément à la saga de grande qualité, puisque le niveau baisse à chaque épisode.

On ne va d'ailleurs pas s'étendre sur Massacre à la tronçonneuse, la nouvelle génération (1994, avec Matthew McConaughey et Renée Zellweger, dans leurs grands débuts. Anecdote amusante, ils avaient déjà tourné ensemble dans My Boyfriend's Back et dans Génération rebelle, tous deux leurs premiers films !). Ce quatrième volet est l'œuvre d'une certaine Kim Henkel, scénariste des 3 premiers volets et du suivant Massacre à la tronçonneuse (2003), le remake du premier film, réalisé par Marcus Nispel (qui s'attaquera quelques années plus tard au remake de Vendredi 13). Un remake qui s'avère être un très bon film, le meilleur, et de loin, depuis le premier film de Tobe Hopper. On y apprécie la participation de R. Lee Ermey, cet ancien instructeur des marines, dont la prestation pour le rôle du Sergent instructeur Hartman dans Full Metal Jacket restera à jamais dans les mémoires. On le retrouvera 3 ans plus tard dans Massacre à la tronçonneuse : le commencement.

Oui, car pour continuer à produire, après la solution A, le remake, la solution B, le retour aux sources. Ce sera fait avec Massacre à la tronçonneuse : le commencement, en 2006. Réalisé par Jonathan Liebesman (depuis, The Killing Room et World Invasion : Battle Los Angeles), ce prequel, il faut bien l'avouer est un très bon film d'horreur-épouvante-qui-fait-sursauter. Le film est centré sur Leatherface, avec son enfance, puis ses débuts à la tronçonneuse.

Pour la suite, on attend prochainement un Leatherface 3D (2012) et Massacre à la tronçonneuse 3D, tous deux dirigé par un certain John Luessenhop (auteur de deux bons films Lockdown (2000) et Takers (2010)).

A noter que Tobe Hooper, créateur et réalisateur des 2 premiers épisodes, sera également co-scénariste du MALT : Nouvelle Génération et du remake, et co-producteur du MALT : Le Commencement.

La Planète des singes. Voilà une histoire qui remonte à 1968, avec le film La Planète des singes (Planet of the Apes), tout simplement. Du moins au cinéma, car La Planète des singes est l'adaptation du livre éponyme, signé Pierre Boulle (également Le Pont de la rivière Kwai). Ce film de science-fiction de Franklin J. Schaffner (Patton, Papillon, Ces garçons qui venaient du Brésil) connaît un succès fou, avec des recettes de 32 mio de dollars, pour un budget inférieur à 6 mio. En haut de l'affiche,  Charlton Heston, déjà une star, avec des films comme Les Dix commandements ou Ben-Hur.

Avec cet énorme succès (amplement mérité), les suites s'enchaînent immédiatement avec Le Secret de la planète des singes (1970), Les Evadés de la planète des singes (1971), La Conquête de la planète des singes (1972), et La Bataille de la planète des singes (1973). 4 films en 4 ans, c'est fort. Mais, imperceptiblement, la saga s'essouffle et l'intérêt du public également. Le deuxième manque de crédibilité mais les décors sont magnifiques. A la fin du deuxième, tout aurait dû se terminer, mais les scénaristes s'en sorte pour arriver au numéro trois. Celui-ci apporte une touche d'humour. Le quatre est une sorte de Spartacus transposé, où les singes sont les esclaves et les humains les tyrans. Il dénonce la cruauté humaine. Le cinquième et dernier volet de la saga est l'épisode de trop, ou du moins celui qui scelle définitivement la fin. A noter que Pierre Boulle a arrêté de participer au scénario après le deuxième épisode, alors que Paul Dehn fut scénariste sur les quatre suites.

Il faudra ensuite attendre un peu moins de 30 ans pour voir un nouvel épisode à la saga. Entre temps, une série, plutôt agréable à suivre, mais qui ne casse pas des briques, est produite le temps d'une saison (44 épisodes). L'année suivante, c'est un dessin animé qui est lancé. Puis donc, en 2001, Tim Burton reprend le flambeau et réalise un remake de La Planète des singes. Des projets de Peter Jackson et James Cameron avaient vu le jour dès la fin des années 80, mais n'avaient pas abouti. Le remake de Tim Burton est un gros succès au box-office, avec des recettes dépassant les 180 moi de dollars (pour un budget de 100 moi de dollars). En plus d'un casting excellent, un amusant clin d'œil au film de 1968 : un caméo de Charlton Heston en singe n'aimant pas les armes (lui qui faisait partie de la NRA, la National Rifle Association…).

Arrive 2011 et La Planète des singes : les origines, de Rupert Wyatt (2ème long métrage après le bon Ultime évasion). Au box-office, le succès est au rendez-vous. Un peu en retrait après 3 semaines, par rapport au film de Tim Burton, il a cependant de grandes chances de le dépasser (sur la ligne de départ, Tim Burton avait l'avantage d'avoir un public acquis). On retrouve au casting Andy Serkis, encore une fois masqué, Tom Felton (Drago Malfoy dans les Harry Potter), James Franco (Aron Ralston dans 127 heures de Danny Boyle), Freida Pinto (Latika de Slumdog Millionaire), John Lithgow (le méchant dans Cliffhanger ou le Dr. Emilio Lizardo dans Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension), ou encore Brian Cox (Agamemnon dans Troie, Argyle (le grand costaud), dans Braveheart, Dr. Hannibal Lecktor dans Le Sixième sens).

En 2011, dans la bande-annonce de Paranormal Activity 3, on ose nous appâter avec un vulgaire "comment tout a commencé". Après le ridicule Paranoral Activity (2007), puis la suite Paranormal Activity 2 (2010), que je n'ai même pas eu envie de voir, et j'ai semble-t-il bien fait, comment a-t-on pu oser réaliser un troisième ? Le pire c'est que chaque film est l'œuvre de réalisateurs différents. On pourrait comprendre que le même réalisateur s'enfonce dans son erreur, étant persuadé qu'il fait des merveilles que le public ne comprend pas. Mais là, on a plus de mal à comprendre pourquoi ils s'y mettent à plusieurs, pour faire plonger une histoire partie des profondeurs des océans, dès ses débuts. Pour ne pas les nommer, dans l'ordre chronologique : Oren Peli, Tod Williams et le duo Henry Joost/Ariel Schulman. Mais attention, on ne va pas condamner les deux derniers avant d'avoir vu ce Paranormal Activity 3. Car il n'y a pas de raisons, cette réalisation est une première pour ce duo qui pourrait nous surprendre.

Avec X-Men, c'est carrément interminable, mais c'est un peu normal puisque c'est tiré de comics et que les comics, ben y'en a beaucoup. On a donc X-Men Origins: Wolverine, X-Men: Le Commencement et bientôt X-Men Origins: Magneto etX-Men Origins : Deadpool. Bref, il faudra bientôt avoir un fichier Excel pour s'y retrouver dans la chronologie.

Pour finir, en 2000, John Fawcett réalise Ginger Snaps , l'histoire de deux sœurs, dont l'une se transforme en loup-garou, après avoir été mordue par une bête. Quatre ans plus tard sont produits Ginger Snaps : Resurrection (Brett Sullivan, 2004) et un prequel Ginger Snaps : Aux origines du mal (Grant Harvey, 2004). Je ne peux affirmer ou infirmer, n'ayant pas vu, mais la trilogie semble avoir reçu un relativement bon accueil du public.

Prochainement sera réalisé The Thing. Ce qui devait être un remake de l'excellent film de John Carpenter, sera finalement un prequel. Les producteurs pensaient ne pas pouvoir surpasser l'œuvre originale. Une telle humilité est tout à leur honneur.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 22:45

Les adaptations cinématographiques de séries TV

 

Nombreuses séries ont été adaptées au cinéma, et beaucoup se sont révélées être des échecs. Cela a été régulièrement le cas pour des séries racontant des histoires suivies au fil des saisons. Ce schéma ne se prête donc pas à un long-métrage, qui ne raconte qu'une seule grande histoire. Dès lors, je crois que l'on peut retenir une règle évidente à mes yeux. Seules les séries racontant des histoires finies par épisode peuvent être adaptées avec succès au cinéma.

 

Par date de sortie des adaptations :

 

Star Trek :

La série d'origine de 1966 donnera naissance à 4 suites, plus ou moins réussies. En termes d'adaptations au cinéma, c'est à peu près la même chose. On dénombre un premier cycle de 6 épisodes, avec toujours William Shatner (le capitaine Kirk de la série), qui réalise même l'épisode V et Leonard Nimoy (Spock). Suivront ensuite ST Générations (1994), ST : premier contact, ST Insurrection (1998), ST Nemesis (2002), avec des acteurs de la série de 1987 comme Patrick Stewart, Jonathan Frakes et Whoopi Goldberg. Puis, plus récemment, deux nouvelle adaptations de la série originale, avec Star Trek (2009) et prochainement Star Trek 2 (2012) de J.J. Abrams.

La série : 1966-1969 (avec William Shatner), puis 1987-1994 (où l'on retrouvait Patrick Stewart, le professeur Charles Xavier de X-Men, dans le rôle du capitaine), 1993-1999, 1995-2001, 2001-2005.

Les films : 1979, 1982, 1984, 1986, 1989, 1991, 1994, 1996, 1998, 2002, 2009, 2012.

 

Les incorruptibles (The Untouchables) :

Excellente adaptation de la série, la réalisation de Brian De Palma peut s'appuyer sur un casting de taille, avec notamment Kevin Costner (Eliot Ness), Robert de Niro (Al Capone), Sean Connery et Andy Garcia. Le résultat est un très bon film de gangster des années 30.

La série : 1959-1963

Le film : 1987

 

La famille Addams (The Addams Family) :

Deux très bonnes adaptations de la série, où l'on retrouve l'esprit de celle-ci, l'humour noir, toues deux signées Barry Sonnenfeld. Les acteurs sont parfaits, notamment Angelica Huston (Morticia), Raul Julia (Gomez), Christopher Lloyd (Fétide), Christina Ricci (Mercredi).

La série : 1964-1966

Les films : 1991, puis 1993, Les valeurs de la famille Addams. On attend avec impatience une prochaine version de Tim Burton.

 

Le fugitif (The Fugitive) :

Une des séries les mieux adaptées. Aves dans le rôle de Richard Kimble, un Harrison Ford excellent, poursuivi par Tommy Lee Jones, qui obtiendra l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Un film haletant, l'intrigue de la série condensée en un peu plus de 2h00 de film très réussi.

La série : 1963-1967

Le film : 1993

 

Maverick :

Bonne adaptation de la série dans laquelle débuta un certain James Garner. Dans le film, celui-ci incarne le père de Maverick, lui-même interprété par Mel Gibson. A ses côtés une Jodie Foster resplendissante et rusée, au top de sa carrière (peu après des films comme Les Accusés (1988) et Le Silence des agneaux (1991), les deux films qui lui rapporteront l'Oscar de la meilleure actrice). Un numéro 2 pourrait arriver bientôt, avec de grande chance de retrouver le même duo d'acteurs.

 

La série : 1957-1962

Le film : 1994

 

Mission impossible :

Série géniale, l'équipe de Jim Phelps (Peter Graves) nous entrainait dans des missions planifiées jusqu'au moindre détail, où un grain de sable pouvait tout faire foirer. Chaque épisode commençait avec la même scénette où Jim recevait sa mission sur un magnétophone "qui s'autodétruira dans 5 secondes". Les films, c'est une autre histoire. Le premier opus est mitigé. Un bon film d'action, mais des éléments aberrants pour la série, notamment un Jim Phelps dans le rôle du méchant. Le film engrange pourtant 400 moi de dollars. Dans le rôle titre, Ethan Hunt (Tom Cruise), le nouveau fer de lance de l'agence. Puis, avec les M:i-2, puis M:i:III, les scènes d'action prennent le pas, toujours plus invraisemblables et excessivement spectaculaires. On ne pouvait attendre plus d'un John Woo à la réalisation du 2ème opus, qui excelle dans l'action pure, et qui, par définition, s'arrête là.

La série : 1966-1973, puis MI, 20 après, 1988-1990

Les films : 1996, 2000 (M:i-2), 2006 (M:i:III), on attend, sans trop d'impatience, un Mission : impossible - Protocole fantôme.

 

Le Saint (The Saint) :

Le Saint, c'est Simon Templar, interprété par Roger Moore, un détective séduisant, poursuivant des criminels. Ce rôle attirera l'attention sur Roger Moore pour jouer plus tard le rôle de James Bond. Cette série était vraiment chouette, dans la veine de série comme Chapeau melon et bottes de cuir ou Amicalement vôtre. Dans l'adaptation cinématographique de 1997, c'est Val Kilmer qui reprend le rôle titre. Cette reprise ne sera pas une très grande réussite et, encore une fois, l'acteur qui reprend le rôle, en l'occurrence Val Kilmer, ne pouvait rivaliser avec le personnage de la série originale. Le film est un échec commercial.

La série : 1962-1969

Le film : 1997

 

Chapeau melon et bottes de cuir (The Avenger) :

Voilà une excellente série, pour l'époque, mais qui n'a pas pris tant de rides que cela, à mon goût. Réaliser une adaptation sur grand écran près de trente ans plus tard est, à mon avis, plus une opportunité de faire de l'argent facile, en s'appuyant sur une base reconnue, plutôt qu'un hommage à la série. The Avenger reposait en grande partie sur le charisme de Patrick MacNee (John Steed) et de ses partenaires successives dont Honor Blackman (Cathy Gale), Diana Rigg (Emma Peel) et Linda Thorson (Tara King). Voir des personnages, que l'on a côtoyé pendant plusieurs saisons, changer de tête et d'attitude le temps d'un film, car interprété par un autre acteur, est souvent difficile à apprécier. Pour l'adaptation de Chapeau melon et bottes de cuir, on a fait pire, puisque l'on a donné un rôle à Patrick MacNee (évidemment pas celui de John Steed), comme pour lui dire "on va pourrir la grande série qui t'a fait connaître, mais on va t'offrir un petit rôle dedans", tu parles d'un cadeau ! A l'affiche de ce drame Ralph Fiennes (John Steed), Uma Thurman (Emma Peel) et Sean Connery. Même le casting n'y pourra rien, c'était foutu d'avance.

La série : 1961-1969 (puis 1976-1977)

Le film : 1998

 

X-Files :

Voilà une série adaptable. Une série à épisodes distincts, dont certains reprennent une trame de fond, une machination gouvernementale cherchant à dissimuler des éléments relatifs aux extra-terrestres. Et l'adaptation au cinéma fut d'ailleurs plutôt réussie, reprenant les mêmes acteurs clés, David Duchovny (Fox Mulder), Gilian Anderson (Dana Scully), Mitch Pileggi (Skinner), William B. Davis (l'homme à la cigarette), ou encore ses trois amis paranoïaques Tom Braidwood (Frohike), Dean Haglund (Ringo) et Bruce Harwood (Byers). Le premier opus est réalisé par Rob Bowman, réalisateur d'une trentaine d'épisode de la série, alors que Chris Carter, créateur de la série, est scénariste et producteur. Ce dernier réalise le 2ème opus, qui marchera nettement mon bien. Tout ce fidèle petit monde nous assure d'onc une continuité et une cohérence des adaptations de la série sur grand écran.

La série : 1993-2002

Les films : The X-files (1998), X-files - Régénération (2008), en attente d'un n°3 en production en 2011

 

Les mystères de l'Ouest (The Wild wild West) :

Encore une série où l'on n'a pas pu s'empêcher, en l'adaptant au cinéma, d'en rajouter jusqu'à ce que cela devienne énorme. Au final, le film n'a plus rien à voir avec l'esprit de la série. Et qui aurait pu imaginer Will Smith en James West (et je ne dis pas cela en rapport avec sa couleur de peau, que l'on ne vienne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit). Mais franchement, Will Smith, c'est le type un peu cool, qui fait Le Prince de Bel-Air et Bad Boys, rien à voir avec la grande classe de James West. Bon ok, je n'aime pas Will Smith.

La série : 1965-1969

Le film : 1999

 

La croisière s'amuse (The Love Boat) :

Ah non, cette magnifique série, ça n'a pas été adaptée.

La série : 1977-1987

 

Drôles de dames (Charlie's Angels) :

Peut-être une des adaptations des plus réussies. Il faut dire que remplacer trois jolies femmes qui se battent par trois jolies femmes qui se battent, ce n'est pas une tâche spécialement ardue. Encore faut-il que le scénario tienne la route, ce qui est plutôt le cas. C'est du moins le degré de développement qu'on attend, sans être trop difficile, pour un film d'action. Le film rapporte rien moins que 260 mio de dollars, ce qui motivera à renouveler l'expérience deux fois, avec les mêmes actrices (Cameron Diaz, Lucy Liu et Drew Barrymore). Une nouvelle série sortira bientôt, cette fois avec des actrices plus méconnues.

La série : 1976-1981, puis 2011-?

Le film : 2000, 2003, 2009

 

Starsky & Hutch :

Starsky & Hutch, c'est une des séries qui a diverti toute une génération. Starsky (Paul Michael Glaser) et Hutch (David Soul), aidés par Huggy les bons tuyaux (Antonio Fargas), menant leurs enquêtes, au volant de leur Ford Gran Torino, c'était une bonne série policière de l'époque. Alors maintenant, on remplace Paul Michael Glaser par Ben Stiller, David Soul par Owen Wilson et Huggy par Snoop Dogg, et ça donne ? De la merde ! On rajoute la scientologue Juliette Lewis et la pouf Carmen Elektra, et là, ça donne ? Et bien toujours de la merde. Car vous l'aurez compris à l'annonce du casting, notre bonne vieille série policière fut transformée en comédie américaine de bas étage, à l'humour déprimant et au jeu d'acteur catastrophique.

La série : 1975-1979

Le film : 2003

 

Shérif fais-moi peur (The Dukes of Hazzard) :

Oh là là, je ne l'ai pas vu, mais sent mauvais à des kilomètres. Quand j'étais gosse, j'adorais cette série, surtout pour ses personnages. Les frères Luke et Bo Duke, la sexy Daisy, le vieux oncle Jesse Duke et le duo formé par Boss Hogg et le Shérif Rosco P. Coltraine. Evidemment, à cette âge-là, je ne savais pas ce que sous-entendais le drapeau sudiste sur la terrible voiture des Duke. Mais, le reste, notamment les cascades, c'était sensas. Pour le film, qui reçu 6 nominations au Razzie Awards (l'opposé des Academy Awards ou Oscars), un casting terrifiant, avec Seann Wiliam Scott (grand collectionneur de nanar), Johnny Knoxville, Jessica Simpson et Burt Reynolds. Autant dire que c'était mal parti.

La série : 1979-1985

Le film : 2004

 

MacGyver :

Ah non, aucune adaptation réalisée, et pourtant, cela aurait pu donner quelque chose de pas mal.

La série : 1985-1992

 

Deux flics à Miami (Miami Vice) :

Séries policière culte des années "fin 70 - début 80", voir aussi Rick Hunter, Magnum ou encore Chips. L'adaptation est réalisée, 15 ans plus tard, par le producteur de la série, Michael Mann (Le dernier des Mohicans, Heat, Ali, Collateral, Public Ennemies). Porté par Colin Farrell et Jamie Foxx, le film est un succès et Michael Mann dira avoir pu aller plus en profondeur qu'avec la série télévisée (film interdit au moins de 17 ans). Il avait d'ailleurs l'intention d'en faire un film dès le pilote de la série.

La série : 1984-1990

Le film : 2005

 

Ma sorcière bien aimée (Bewitched) :

Encore une série à succès des années 60, mais une série humoristique et fantastique celle-ci. L'histoire de Samantha, sorcière qui se marie à un simple humain, Jean-Pierre. Endora, la mère de Samantha désapprouve cette union et le fait régulièrement savoir par des tours (de magie) qu'elle joue à Jean-Pierre. Les nombreux sorts lancés à chaque épisode son réalisés avec des effets spéciaux pour le moins spectaculaires pour l'époque. Dans l'adaptation, Nicole Kidman reprend le rôle de Samantha. Ce qui faisait la force de la série, en plus de l'humour potache, était effectivement les effets spéciaux, beaucoup plus rares à l'époque qu'aujourd'hui. L'adaptation, ne pouvant plus que difficilement surprendre le public ainsi, eu plus de peine à faire son effet, maisfut tout de même rentable.

La série : 1964-1972

Le film : 2005

 

Sex and the city :

La série était plaisante à regarder. On suivait, un sourire aux lèvres, les tribulations romantico-sexuelles de ces 4 newyorkaises au caractère et au style bien différents. Un des principaux attraits était de suivre ces femmes dans leur vie de tous les jours, épisode après épisode. Une adaptation sur grand écran était donc sans doute vouée à l'échec, même en reprenant les mêmes actrices. Pourtant le succès commercial fut immense, avec une recette de 413 mio de dollars (20 mio de dollars le premier jour rien qu'au USA), pour un budget de 65 mio de dollars. L'adaptation sera suivie d'un 2ème opus, et d'un prochain 3ème.

La série : 1998-2004, avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin davis.

Les films : 2008, 2010, 2011

 

L'agence tout risque (The A-Team) :

Encore une aberration avant même sa sortie. Qui pouvait remplacer le quatuor mythique de la série ? Qui pouvait être Barracuda à part Mr T et qui pouvait remplacer George Peppard dans le rôle d'Hannibal ? Et bien les quatre élus sont Liam Neeson (Hannibal), Bradley Cooper (Face), Quinton "Rampage" Jackson (B.A. Baracus) et Sharlto Copley (Murdock). Sur les quatre, on doit bien admettre que y'en a trois dont on se demande d'où ils sortent. On est bien loin de l'équipe de base, celle qui nous faisait rêver, avec qui on voulait être pote et faire de la mécanique le dimanche après-midi. Personnellement je ne l'ai pas encore vu, donc je m'abstiens, mais il semblerait qu'il ait plutôt bien marché malgré tout.

La série : 1983-1987

Le film : 2010

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 08:51

Comment savoir si l'on a aimé un film ?

Un bon film est le résultat d'une somme d'ingrédients de qualités, maîtrisés dans leur utilisation. Faire un bon film impose de réussir les éléments principaux, mais également d'exceller dans l'approche des détails.

 

Quelques points qui font la différence :

 

Les répliques

Des répliques cultes, que l'on se surprend à ressortir aux moments les plus opportuns, sont la marque d'un film en partie réussi. Pas toujours cependant, mais même lorsque des répliques servent à se moquer d'un film, elles sont la preuve que la réalisation en question a marqué les esprits.

Lorsque l'on s'écrie : "I'm the king of the wooooorld", en levant les bras, cela ne signifie généralement pas que l'on est admiratif face à celui qui a pensé à cette réplique. Cependant, tout le monde peut raccrocher cette phrase à une image précise et au film associé (Titanic, de James Cameron, 1997).

 

La musique

On entend une chanson et on se dit immédiatement : "c'est dans la bo de …"

Une musique qui colle parfaitement avec le film, qui vous attrape et vous emmène aussi loin que les images et les dialogues. Une musique que l'on a envie de se procurer dès la fin du film, afin de la réécouter quand bon nous semblera. Une bande-son composée de morceaux qui nous rappelleront des scènes clés du film, lorsqu'on les entendra à d'autres moments. La musique a un énorme pouvoir pour faire passer des émotions (l'angoisse, la tristesse, la joie, etc.). Personnellement dès que j'entends un morceau de la bande-originale de Pulp Fiction, je pense et l'associe immédiatement au film de Tarantino.

 

Le scénario

Un bon scénario c'est avant tout une histoire à laquelle l'on croit.

Parfois le scénario peut être d'un niveau très bas. Pour que le film soit bon, il devra alors s'appuyer sur de bonnes répliques, balancées par un bon casting, sur une excellente bande-son et sur des images spectaculaires (voir aussi films d'action). Autant dire que l'absence de scénario, ou presque, vous oblige à cartonner sur tout le reste.

Un scénario qui s'appuie sur l'imaginaire, comme dans des films fantastiques ou de science-fiction, par exemple, peut attraper le spectateur et le convaincre de sa possible vérité, pour autant que le scénario face preuve d'une totale crédibilité, ce qui est loin d'être évident. Par exemple, à part peut-être les féroces détracteurs, personne, en regardant Star Wars, ne pense à un seul instant que les sabres laser sont purs fantaisie et que voyager à la vitesse de la lumière est impossible.

 

L'image

Les couleurs, les cadrages, la luminosité, les paysages, etc. En bref la beauté globale de l'image. La maîtrise technique des outils à disposition, le choix des couleurs ou tout simplement le moment de la journée à laquelle on décide de filmer, sont des éléments capitaux pour obtenir un résultat hors du commun. Par exemple, dans Traffic, de Steven Soderbergh, chaque personnage principal est associé à une teinte de l'image différente.

 

Les personnages

Des figures emblématiques, des personnages marquants, des personnalités atypiques assurent à un film de rester dans les mémoires. Tout le monde connaît Terminator, Indiana Jones ou Dark Vador. Un bon personnage doit être interprété par un bon acteur, joué si bien que l'on s'identifie au personnage, que l'on a envie de vivre ses aventures, de subir ses peines, de partager ses folies.

 

Cette liste et ses descriptifs sont des plus succins. Ils ne constituent qu'une ébauche. 5 critères élémentaires, 5 caractéristiques majeures d'un film. En les considérant un par un, en analysant chaque point, il est possible pour chacun, et pour chaque film, de savoir si on a apprécié ce film, ou plutôt pourquoi on l'a tant aimé (évidemment, on sait généralement si l'on a aimé un film ou non, sans se poser trop de questions). Mais cela permet également et surtout de se poser quelques questions, de réfléchir sur le film que l'on vient de voir, et d'en ressortir certains éléments, certaines finesses dont on n'avait pas fait attention. On ne se transformera pas ainsi en critique professionnel, mais on pourrait développer un esprit critique plus objectif et construit.

 

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