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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 14:22

1,5/5 - BLOOD CREEK (occultisme à occulter)

Joel Schumacher a réalisé de bons films tout au long de sa carrière, comme Génération perdue, L'expérience interdite, Chute libre, Le droit de tuer ?, 8mm, ou encore Le nombre 23.  Il a également commis quelques impairs, comme par exemple ses deux épisodes de la saga Batman. Mais en 2009, avec Blood Creek, ou Town Creek dans sa version originale, Schumacher tombe carrément bas. Il nous livre un pseudo film d'épouvante, reposant sur un ésotérisme au comble du kitch.

L'histoire ? En 1936, un historien nazi, Richard Wirth, est envoyé par le Führer dans la cambrouse des Etats-Unis, chez les Wollner, pour y trouver une vieille pierre gravée de signes vikings. Il s'avère que cette pierre a été utilisée pour la construction de la grange de la ferme familiale. Entre parenthèse, on se demande d'ailleurs par quel hasard la famille en question est aussi d'origine allemande. Bref, Herr Wirth prend rapidement le contrôle de la ferme, grâce aux pouvoirs que lui procure la pierre. Il peut notamment redonner la vie et prendre le contrôle des êtres ressuscités. Cependant, la pierre ne lui suffit pas. En effet, il a également besoin de sang humain, qu'il commence par prélever sur la famille Wollner.

La situation paraît désespérée. On imagine déjà qu'avec un tel pouvoir, ce méchant nazi finirait par rapidement prendre le contrôle du monde et que nous parlerions tous allemand. Mais c'est sans compter la ruse et  perspicacité de la jeune Liese Wollner, qui parvient non seulement à voler des livres à Wirth, mais qui arrive en plus à les traduire. Très fort, car il faut quand même préciser que ces livres sont écris en "ancien alphabète des peuples nordiques", rien que ça. Mais ne s'arrêtons pas sur des détails. Le fait est qu'elle comprend dans les textes que des runes peuvent les protéger contre Wirth, métamorphosé en vampire carbonisé (et dire que c'est Michael Fassbender qui se cache derrière ce masque. J'en ai presque les larmes qui me montent aux yeux). Entre nous, sur la fin, son deuxième masque rattrape un peu le premier, qui est en gros constituée de bandages noircis.

Donc Liese comprend toute et l'explique à nos deux héros. Ah oui, j'oubliais ces protagonistes. Pas la peine d'en parler, en fait, mais on va le faire quand même. Deux personnages qui ne manquent pas d'originalité ! Deux frères. L'un est parti à la guerre, c'est donc un héros. L'autre n'est qu'infirmier et s'occupe de son père. Pourtant, ce dernier le blâme pour n'être pas parti à la guerre comme son frère, surtout depuis que celui-ci a disparu.

Donc elle comprend tout et nous le récite dans un charabia vu et revu 1000 fois, tellement simpliste que cela lasserait un gosse de 6 ans. Tout simplement affligeant.

Une des questions que j'aimerais poser à Schumacher est : "pourquoi mêler un nazi à tout ça ?". La référence est totalement inutile. Enfin, pour le scénario du moins, mais il est à parier que la référence à l'horrible Allemagne nazie fut à coup sûr introduite d'une manière racoleuse pour en rajouter une couche, comme on dit. Mais dans Blood Creek, comme souvent, le mieux est l'ennemi du bien.

Au final, un scénario catastrophique, des dialogues très nases, des scènes dans la nuit où on n'y voit pas grand-chose, un acteur qui n'est pas à sa place (Michael Fassbender, évidemment), des effets spéciaux pas terribles…

Un petit mot sur les acteurs tout de même. Michael Fassbender que j'aime beaucoup (300, Hunger, Inglourious Basterds, A Dangerous Method , et bien d'autres beaux et grands films). Dominic Purcell, qui a une gueule dotée d'un certain potentiel (quelques films mais surtout son rôle dans Prison Break). Henry Cavill, qui a percé avec son rôle dans la série Les Tudors. Et encore Shea Whigham, qui a l'époque n'avait pas joué dans grand-chose si ce n'est Petits suicides entre amis (on peut le voir en ce moment dans l'excellente série Boardwalk Empire).

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 19:43

1,5/5 - DOA : DEAD OR ALIVE (Adaptation du jeu)

Pas grand-chose à dire sur cette mauvaise adaptation du jeu vidéo du même nom. Il faut en tout cas commencer par préciser que ce film n'a absolument rien à voir avec la grande et folle trilogie homonyme de Takashi Miike. Non, DOA : Dead or Alive est uniquement l'adaptation cinématographique de la franchise de jeux de combat bien connue.

L'histoire est des plus simplistes. Un homme, Donovan, invite des combattants venant du monde entier, pour un tournoi de fight, sur une île. Quatre combattantes, Christie, Kasumi, Tina et Helena, qui, à la base ne s'apprécient pas beaucoup, vont s'allier pour contrecarrer les plans du méchant Donovan, qui à la modique ambition de contrôler le monde.

An final, outre le scénario qui ne casse pas des briques et les acteurs qui peuvent surtout miser sur leur physique, au contraire de Jean-Claude Duss, on digère mal un trop plein d'effets spéciaux. Il faut dire qu'il est un peu inutile de bourrer d'images de synthèse un film, si c'est uniquement pour le faire ressembler à un jeu vidéo. A ce niveau-là, autant prendre directement le jeu et se passer d'acteurs minables. DOA c'est 90 % de combat (où les doublures sont parfois clairement visibles). C'est aussi une réalisation qui s'appuient à 95 % sur les corps de filles relativement bien foutues ((mais avec des gueules de suceuses)) et souvent en bikini. Ok, l'histoire siège sur une île tropicale, mais ce n'est pas une raison non plus.

Avec DOA : Dead or Alive, on se situe malheureusement au beau milieu entre le bon film et le nanar drôle : on s'ennuie.

DOA : Dead or Alive (2006), de Corey Yuen (plus de 30 réalisations et plus de 120 rôles en tant qu'acteur ou cascadeur, pour ce Hongkongais peu connu chez nous), avec Holly Valance (premier rôle au cinéma, découverte dans la série Les Voisins), Devon Aoki (Sin City), Jaime Pressly (Trash, Sex Academy) et Sarah Carter (Destination finale 2, Haven).

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