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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 19:43

Dans la série un mot, une phrase

2/5 - ANGES & DEMONS (thriller au Vatican)

Déçu

Le mysticisme du Da Vinci code a pratiquement disparu, ne reste plus qu'un pâle thriller complotiste.

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 12:32

2/5 - MOTHER'S DAY (Prise d'otage et torture familiale)

Mother's Day (2010) nous fait voyager dans une vague de surenchère de violence et de cruauté gratuite qui suscitera un embryon de plaisir au détour d'une main écrabouillée, d'une chirurgie facial pratiquée au fusil à pompe ou d'une coupe de cheveux revisitée avec un peu d'essence et une flamme. Résultat étonnant lorsque l'on sait que Darren Lynn Bousman a signé précédemment les volets II, III et IV de la saga Saw.

Cependant, Mother's Day ne m'a pas emballé. Etonnant, au premier abord, puisque c'est bien ce genre de spectacle que l'on vient chercher en regardant ce type de films (à moins de n'avoir pas lu le pitch et de penser que Mother's Day parle des difficultés relationnels entre une mère et sa fille traversant l'adolescence). Et pourtant la déception est là, sans doute à cause d'un manque de subtilité. Les deux jeunes hommes montrent à la fois trop de rage et de plaisir à torturer leur victimes. Prenons en guise de comparaison un film comme Funny Games, qui a un scénario semblable sur le papier. Deux jeunes hommes s'introduisent dans une famille et se mettent à les torturer, psychologiquement et physiquement, de manière totalement gratuite.

Malgré tout, la ressemblance s'arrête là. Toute la différence réside dans le comportement des persécuteurs. Dans Funny Games, les deux jeunes montrent les caractéristiques de vrais psychopathes. Ils torturent et regardent leurs faibles victimes pleurer et les supplier, sans pour autant jamais montrer la moindre émotion. C'est là qu'est toute la crédibilité des personnages et c'est ce qui fait toute la puissance de ce film.

Dans Mother's Day, la mère est une psychopathe, mais ses enfants pas du tout, car ils agissent principalement sous l'influence de leur mère. Ceux-ci ne sont que de vagues pourris sans scrupules. Ce sont des personnages bien plus méprisables qu'impressionnants.

Sur la fin, les scénaristes nous ont placé un twist final, puis un autre et encore un petit dernier pour la route, l'histoire d'insinuer une once de fausse satisfaction à ceux qui n'auraient pas encore éteint leur télévision ou qui ne se seraient pas encore attaqués au retard accumulé du linge à repasser. Cela dit, ces twists finaux (terme qui sonne particulièrement faux au pluriel), sont si légers qu'ils ne sont pas à confondre avec ceux que l'on peut trouver dans d'autres pièces maîtresses (Usual Suspects, Les Autres, Fight Club ou Le sièxeme sens).

Pour finir on préférera au remake, l'original de 1980, signé Charlie Kaufman, le beau-frère de Lloyd Kaufman, des somptueuses productions Troma.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 17:55

2/5 - LE COMMANDO DES MORTS-VIVANTS (Shock Waves)

1977, de Ken Wiederhorn. Un beau nanar.

Avec Peter Cushing, un monument de la Hammer et de son cinéma d'épouvante. Du jeu d'acteur aigri du vieillissant bonhomme transparaît surtout la désillusion d'avoir atterri dans une production si pourrie. Et on le comprend! De même pour John Carradine qui campe le rôle d'un vieux loup de mer grincheux, qui, le temps de 2-3 scènes, prouve toute l'étendue de son sale caractère. On en vient à plaindre le pauvre matelot qui le seconde.

Tout commence avec un phénomène que l'on soupçonne d'être paranormal et qui a été réalisé par l'extraordinaire puissance de l'application d'un simple filtre de couleur jaune : hallucinant. Les effets spéciaux d'Avatar ont l'air de trucage de gosses montés au fond d'un garage à côté.

Puis, se succèdent et s'intercalent des ellipses à outrance, un montage scandaleux, un manque total de cohérence dans la suite des événements, des scènes à répétition et d'autres interminables. Bref, on nage en plein drame cinématique.

Shock Waves, c'est donc le récit terrible d'un nazi reclus sur une île, qui a transformé des fidèles soldats en zombies. Loin d'être terrifiant, ces zombies nazis ont surtout l'air passablement shootés, au vu de la lenteur de leurs mouvements. Quand une bande d'amis débarquent sur l'île, c'est le drame. Une course poursuite non effrénée s'engage alors entre les "héros" et les zombies. Notre cœur est à deux doigts de lâcher sous les effets de la tension qui s'emparent de l'entièreté de notre pauvre corps. Certaines scènes sont totalement surréalistes, tant les acteurs interprétant les zombies sont mauvais. Même derrière un masque on apprécie toute l'étendue de leur médiocrité.

On n'oubliera jamais le moment où les protagonistes, en phase de s'échapper, sautent d'un bateau. Alors qu'ils sont déjà bien éloignés de la plage, on s'attend à ce qu'ils doivent se battre contre le courant pour nager vers la berge. Mais à la plus grande surprise, ils se retrouvent avec de l'eau pas plus haut que le niveau des chevilles. J'en suis encore tout ému.

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 10:03

Black Christmas

Une trame identique mais une manière de la présenter très différente, pour l'original et le remake, séparés de 32 ans. Une maison d'étudiantes est prise d'assaut par un maniaque, à la veille de Noël. Des coups de téléphone anonymes du tueur alimentent le sentiment d'insécurité grandissante des jeunes étudiantes. Et au fur et à mesure, les morts se succèdent.

 

2/5 - Le remake (2006)

Réalisé par Glen Morgan (2ème réalisation, il a également signé le scénario de Destination Final)

Beaucoup plus gore que le film de 1974. L'horreur est transmise au travers de l'hémoglobine et d'images répugnantes.

Ce nouveau Black Christmas est marque par une utilisation abusive des moyens techniques à disposition, en matière d'effets spéciaux, notamment pour illustrer des meurtres bruts et gores qui s'enchainent sans finesse. Il n'apporte rien à l'original, si ce n'est de la modernité, finalement peu importante. Le remake de Morgan enchaine les scènes chocs, même brèves, comme pour être sûr de maintenir l'attention du spectateur, les dialogues ne suffisant pas.

Au niveau de l'histoire, on en rajoute et on en rajoute, pour pas grand-chose. Ce trop d'informations, au passage exagérément farfelues, atténue l'épouvante, alors que l'on gagne en absurdité.

 

 

L'original (1974) : voir BLACK CHRISTMAS 1/2

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 19:40

2/5 - LA MAISON AU FOND DU PARC (Rape and Revenge au rabais)

La Maison au fond du parc est un film de Ruggero Deodato, réalisateur célèbre pour le film Cannibal Holocaust. Son œuvre la plus célèbre se fit remarquer par des scènes très réalistes, et la polémique qui gonfla autour. Des rumeurs, clamant que les personnages du film avaient vraiment été mangés par des cannibales, furent si fortes que Deodato dû prouver devant un tribunal, que ceux-ci étaient bien des acteurs, et qu'ils vivaient toujours.

L'histoire de La Maison au fond du parc, c'est celle de deux voyous un peu sadiques, qui s'invitent dans une fête de jeunes fortunés. S'enchainent alors tortures psychologiques, humiliations, viols, et agressions physiques à tout va. Malheureusement, on a beaucoup de peine à y croire, la faute aux acteurs, vraiment pas bons. Rajoutons à cela un doublage nullissime, et cela devient carrément plus possible d'éprouver de la compassion pour les victimes. Il faut dire qu'à part deux ou trois actes de rébellion, le groupe d'amis martyrisés à l'air si résigné que cela en devient plus tout à fait crédible, même venant de jeunes snobinards faisant la fête en costard.

La Maison au fond du parc fait partie du genre appelé Rape and Revenge, avec des arguments faciles et vendeurs tels que violence, torture psychologique, et nudité. Le schéma du genre est simple. Des hommes violent, généralement une femme, qui réussit ensuite à se venger, en y prenant beaucoup de soin et de plaisir. En l'occurrence, dans La Maison au fond du parc, la partie "Revenge" est plutôt pâlotte, et tardive.

Il faut dire que le réalisateur de Cannibal Holocaust nous offre un scénario un peu bizarre. Car, attention [spoiler], on apprend à la fin que le couple, Tom et Lisa, a embarqué les deux psychopathes tout à fait intentionnellement. En effet, leur rencontre est une pure mise en scène qui a pour but d'amener les deux hommes à leur "fête". Pour les punir de quoi ? Du viole et du meurtre de la sœur de Tom. Du coup, on se dit que le groupe est vachement foireux, puisqu'au lieu de se venger, la bande de potes se fait martyriser pendant plus d'une heure.

En fait, ça semble être juste un problème d'organisation, que l'on devine dans l'incohérence des dialogues. Au début du film, Tom dit à Lisa, que la voiture à un problème, et lorsqu'il voit un parking, il s'arrête pour demander de l'aide. Lisa n'a donc pas du tout l'air au courant du stratagème de Tom. Pourtant, à la toute fin du film, le couple discute et l'on apprend alors qu'ils avaient tout prévu, tous les deux. Finalement, peut-être qu'ils auraient du en discuter plus longuement et en parler également à leurs amis…[spoiler]

A l'affiche, dans le rôle du grand méchant, on retrouve David Hess, déjà vu dans un autre film de Rape and Revenge, La dernière maison sur la gauche (1972), de Wes Craven. Dernièrement, on l'a revu dans Smash Cut, un nanar d'horreur, mettant également en scène Michael Berryman, une "gueule" du cinéma, et Sasha Grey, une star du porno, dont les talents d'actrice sont plutôt limités.

On peut reprocher aux acteurs leur talent limité, ou aux doubleurs leur talent limité, mais il est difficile de trop accabler les effets spéciaux ou la lenteur du film, qui dépendent de l'époque. Par contre, on peut être un peu étonné qu'un Deodato, qui, la même année, est allé si loin dans l'horreur avec Cannibal Holocaust, nous serve là un film si soft. Finalement, La Maison au fond du parc se rapproche plus du film érotique d'épouvante, que du film d'horreur psychologique.

La-Maison-au-fond-du-parc.jpgLa-Maison-au-fond-du-parc-1.jpg

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:01

2/5 (4/5 sur l'échelle nanar) - THE TOXIC AVENGER (Atomic nanar)

The Toxic Avenger, c'est tout simplement du grand grand n'importe quoi. Enfin, je dirais plutôt du Troma. Car The Toxic Avenger est un film typique de la société de production Troma, créée par Lloyd Kaufman, il y a plus de 40 ans. Leur spécialité ? Un tout petit budget pour transcender un mélange de beaucoup de gore, de sexe, de contamination par des produits toxiques, et surtout, beaucoup de mauvais goût.

Ce film, réalisé en 1985, par Michael Herz et Lloyd Kaufman, prend place dans la ville de Tromaville, la capitale des déchets toxiques. On découvre une ville où le vice est partout. Le maire est un pourri qui tire des bénéfices de la criminalité. Chez les étudiants, deux couples se distinguent. Le soir, ils s'amusent à rouler sur les gens avec leur voiture sportive, par exemple sur un gamin à vélo (et ensuite, la scène se termine par une réplique extraordinaire :"je dois me lever tôt demain, le vais à l'église"). La journée, ils ennuient Melvin, le garçon qui s'occupe du nettoyage au club de fitness. Oui, parce que les jeunes passent tout leur temps au club de fitness, à Tromaville. Il faut dire que Melvin, interprété par Mark Torgl, va vraiment bien plus loin que tous les stéréotypes en matière de gros naze (ci-dessous, à droite). Il est pas trop beau et réussit à faire des grimaces impossibles pour s'enlaidir, il n'a aucune répartie, et ne sait faire que des bruits bizarres pour s'exprimer. Bref, le champion des champions. Mark Torgl a d'ailleurs un talent hors du commun pour assurer un tel personnage, un acteur de très grand niveau. Et pourtant, on le disait, tout va changer pour lui, lorsque celui-ci va se retrouver la tête la première dans un bidon de produit toxique. Et qui dit toxique, dit vert presque fluorescent, faisant des bulles et dégageant de la fumée.

Tout va changer, puisque Melvin va doubler de volume (surtout en muscles), attraper une gueule de tueur, devenir fort comme quatre catcheurs et surtout, il va muer, ce qui n'est pas négligeable ! Evidemment, à partir de ce moment, il ne sera plus interprété par le même acteur (c'est Mitch Cohen qui le remplace, ci-dessous, à gauche). Et là, le justicier entre en scène. Il prend les truands, les retourne dans tous les sens, les fait frire, leur arrache les membres, les écrase, …. Bref, il nettoie la ville, mais pas dans la finesse. The Toxic Avenger, c'est une explosion de gore, l'apologie du trash, des spectacles de chaire humaine, des bains de sang. Bref, c'est gore et c'est ça qui est beau ! C'est ça qui veulent les jeunes !

Quoi d'autre dans Toxic Avenger ? de l'humour hyper ultra potache, des faux raccords en série, et un humour noir qui tourne très vite à l'absence totale de morale.

the-toxic-avenger.jpgToxic-Avenger---Melvin.jpg

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 21:53

2/5 - A SERBIAN FILM (Ames non sensibles s'abstenir)

Sans doute le film le plus immonde qu'il m'ait été donné de voir. A côté de ça, Human centipede passe pour du programme jeunesse. A serbian film fait penser au côté malsain de la scène choc du remake de La colline a des yeux mais en 1'000 fois pire et sur la moitié du film. Au niveau du réalisme effrayant, on est également proche de Cannibal Holocaust et de Salo ou les 120 journées de Sodome, deux films références du réalisateur Srdjan Spasojevic, qui dénonce le fait que l'on ne peut plus provoquer aujourd'hui comme il y a quelques années (il faut tout de même rappeler que Ruggero Deodato, avait du prouver devant un tribunal que les acteurs de son Cannibal Holocaust étaient bien encore vivants, après le film).

On peut dès lors se poser la question de l'utilité de faire un tel film, puis de le voir. La première question est de savoir si l’on peu choquer et je dis oui, et j'aime bien, le côté immoral aussi est intéressant. Takashi Miike était déjà aller passablement loin avec Visitor Q, mais un film où la pédophilie fait presque partie des éléments softs de l'intrigue (le point culminant étant le viol… d’un nouveau-né), là je dis non et j'aurais presque envie de vomir Srdjan Spasojevic et ses amis pour les punir. Et ce n'est pas le scénariste Aleksandar Radivojevic, qui nous dit “qu'il s'agit d'une parabole de la violence qui sévit dans le monde“ ou que “c’est une fable morale sur la perte de l'innocence“, qui va me faire changer d’avis.

Et finalement la deuxième question essentielle est de savoir si le film apporte quelque chose, au niveau du scénario du moins. Personnellement je ne pense pas. Et que l'on ne vienne pas me dire que ce film est une mise en garde face à la dérive du cinéma, du porno et de tout le reste, car je pense que A serbian film a d'ores et déjà basculé dans la dérive.

Il est également possible de prendre un peu de recul par rapport au spectacle brut que nous offre la vision du film et d’intégrer à la réflexion les commentaires du scénariste. Même si cela ne suffira pas à diminuer le choc brutal ressenti à la fin du film, cela permet de relativiser certains éléments et d’y mettre un sens. Aleksandar Radivojevic nous dit, par exemple, à propos du viol du nouveau-né : Là encore, il faut comprendre qu'il s'agit d'une métaphore […] Bien sûr que balancé comme ça, sans recul, c'est horrible ! Tout le monde aujourd'hui regarde un film et le prend pour LA réalité […].  Il faut se dire que le bébé, ici, est une marionnette. C'est une idée, cela représente le fait que nous-mêmes sommes maltraités au quotidien, […] de la naissance jusqu'au cercueil.

 

Interview complet sur allocine.fr :

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18597592.html

 

Cette réalisation, et tout ce qu'elle implique, a été cautionnée par des festivals qui l'ont projetée, notamment le South by Southwest d'Austin aux États-Unis. Cependant, alors que d’autres l’ont rejetée, comme le Film Four FrightFest de Londres. Au final chacun est libre d'entrer ou non dans une salle de cinéma et de regarder ou non ce film, mais la censure est-elle une bonne solution ? Le politiquement correct ne finit-il pas par nous entraver toute liberté s'écartant un tant soit peu des limites établies par les normes sociales ?

 

A part ça, si le fond est bien discutable, la forme, elle, est excellente. La réalisation est très réussie et la bande-son, agressive et rythmique, tout à fait appropriée.

A-serbian-film-1.jpg

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