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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 01:52

2,5/5 - L'HEURE DU LOUP (un mystère)

La photographie est magnifique, le suédois est intriguant, mais je n'ai rien compris !

Un film d'Ingmar Bergman

L'HEURE DU LOUP
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 17:21

2,5/5 – ELYSIUM (Différences sociales)

Film de Neill Blomkamp, de 2013, un brin décevant après le très bon District 9.

Elysium représente un moment plaisant pour amateurs de science-fiction et plus spécialement de cybernétique où le combat immuable entre les bons et les méchants n'est qu'anecdotique.

Une époque où les riches sont nettement avantagés par rapport aux pauvres. Oui ok, ça c'est une constance temporelle. Sauf que dans Elysium, les riches ont carrément quitté la Terre pour aller vivre sur un Eldorado spatial. Pas de spoiler de ma part puisqu'on nous le dit dès le début. Cet Eden pour grosses fortunes est un vaisseau annulaire où de belles maisons ont été construites au milieu d'une végétation luxuriante recréée. On n'en sait pas beaucoup plus, si ce n'est que chaque habitation est pourvue d'un appareil permettant de soigner n'importe quel problème médical : infirmités, maladies en tout genre, dommages physiques, etc. Cette idée n'est pas spécialement ingénieuse et un peu facile, il faut bien l'admettre. Elle aurait aussi bien pu émaner de la tête d'un enfant, à l'image du gosse qui rêve d'être invincible. De plus est, même si cette merveille technologique représente la pierre angulaire de l'histoire, il n'est pas peu audacieux de l'imaginer opérationnelle dès 2154.

Autre avancée technologique majeure d'Elysium : les robots. Ca on le sait et les progrès actuels tendent à aller dans ce sens, le monde va se robotiser crescendo. Rien donc d'original à ce niveau, mais leur design est plutôt joli. Par contre le vrai plaisir, de mon côté, vient plutôt des élémentde cybernétiques directement implantés sur les corps humains. Rien de nouveau non plus mais on s'identifie beaucoup mieux à Max(« Matt Damon is insiiiide ») avec un exosquelette sur le dos !

A noter également la présence à l'affiche de Jodie Foster, surtout ici pour attirer le spectateur. On la retrouve en effet dans un rôle sans intérêt pour actrice vieillissante. C'est un peu dommage et décevant de la voir patauger dans ce personnage fade audialogues stéréotypés du méchants haut placés, un rôle que n'importe quelle inconnue aurait pu endosser. Sa mort est d'ailleurs à l'image de la prestation : brève et sans relief.

Pour finir, ce qui donne des points à Elisium, ce sont la qualité visuelle, les exosquelettes et l'accent terrible de Kruger (Sharlto Copley District 9). Ca paraît mince comme çà, mais cela se laisse regarder. Pur divertissement donc.

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 14:17

2,5/5 - LES ANGES MANGENT AUSSI DES FAYOTS (Comédie de castagne)

Les-anges-mangent-aussi-des-fayots-2.jpgBaffes et gros coups de poing en série au programme de ce film d'Enzo Barboni. Charlie (Bud Spencer) un champion de catch. Un jour, la mafia le menace pour qu'il perde un combat. Refusant de se plier, il gagne puis disparaît, profitant du fait que personne ne connaît son nom. Personne sauf Sonny (Giuliano Gemma), qui entrevoit son visage un peu plus tôt. Sous l'impulsion de ce dernier, les deux hommes se rapprochent. Ils décident d'infiltrer le camp d'Angelo, un ponte de la mafia au rictus figé par une paralysie faciale. Situations comiques caricaturales se succèdent, parodiant les films de gangsters. A la fin, on ne compte plus le nombre de baffes distribuées, la marque de fabrique du bastonneur Spencer.

Bud Spencer qui n'est pas un acteur américain comme on pourrait le croire. Il est en fait un italien de pure souche, né Carlo Pedersoli, à Naple, en 1929. Même chose pour Terence Hill, né Mario Girotti, à Venise, en 1939.

Carlo Pedersoli devient Bud Spencer à l'occasion du film de Giuseppe Colizzi Dieu pardonne… pas moi! (1967, Dio perdona... Io no!), qui marque les débuts du mythique  duo de comiques loufoques qu'il reformera de nombreuses fois avec Terence Hill. Les deux comiques bagarreurs vont aligner les comédies parodiant westerns, films d'action ou de gangsters.

On les retrouve ensuite dans les westerns comiques Les quatre de l'Ave Maria (1968) et Griffe pour griffe (1969), tous deux sous la houlette du même Colizzi. Puis dans On l'appelle Trinita (Enzo Barboni, 1970), qui sera suivi de On continue à l'appeler Trinita (Barboni , 1971), Maintenant on l'appelle Plata (Colizzi , 1972). Les nombreux westerns-comédies, réalisés à cette époque en Italie, font écho aux westerns à succès de Sergio Leone : Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus (1965), Le bon, la brute et le truand (1966), Il était une fois dans l'Ouest (1968), etc.

Entretemps, tous deux ont évidemment joué dans des réalisations parfois sérieuses, parfois comiques tels que des westerns et des thrillers. Bud Spencer interprète, par exemple, à plusieurs reprises certains personnages dans différentes franchises tels le super sheriff Hall (2 films), l'inspecteur "Piedone" Rizzo  (4 films), Jack Clementi (6 téléfilms), ou encore Jack 'Extralarge' Costello (12 téléfilms). Quoiqu'il en soit, cela fait toujours un peu bizarre de voir un film qui ne réunot que l'un des deux compères, tant leur duo est devenu évident film après film.

Le duo comique Spencer-Hill à également joué dans : Le Corsair noir (Lorenzo Gicca Palli, 1971), Attention! On va s'fâcher! (Marcello Fondato, 1974), Les deux missionnaires (Franco Rossi, 1974), Deux super-flics (Barboni, 1977), Pair et impair (Sergio Corbucci, 1978), Cul et Chemise (Italo Zingarelli, 1979), Salut l'ami, adieu le trésor (Corbucci, 1981), Quand il faut y aller, il faut y aller (Barboni, 1983), Attention les dégâts (Barboni, 1984), Les super-flics de Miami (Corbucci, 1985) et Petit papa baston (1994), une dernière collaboration signée Terence Hill himself.

Les-anges-mangent-aussi-des-fayots.jpg 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:39

2,5/5 - LE TROU NOIR (Science-fiction du passé)

Le trou noir - 1Le Trou noir, un film de Gary Nelson, un réalisateur qui a surtout réalisé un grand nombre de séries TV et de téléfilms.

Dans ce film, on a pris peu de marge, puisque c'est à la fin du XXème siècle que siège l'histoire. Le vaisseau Palomino, en mission d'exploration dans une lointaine galaxie, est de retour vers la Terre lorsque le robot de bord, Vincent, détecte un trou noir. A l'intérieur du trou noir, l'équipage découvre la présence d'une station spatiale disparue depuis 20 ans, l'USS Cygnus. La station spatiale n'est mystérieusement pas attirée dans le trou noir, alors que normalement tout y est aspiré, même la lumière (d'où son nom).

Le Palomino s'approche et son équipage montre à bord de l'USS Cygnus. Il découvre qu'un membre de l'équipage est encore vivant. En effet, la station est dirigée par le Dr. Reinhardt (Maximilian Schell), dont l'accent germanique est un peu douteux et très variable, du moins dans la version française. Il n'est pas vraiment seule, puisqu'en 20 ans, il s'est créé des robots humanoïdes très perfectionnés, pour le seconder. La station et le Dr. Reinhardt vont réserver bien des surprises à l'équipage du Palomino.

Pour résumer, dans Le Trou noir, on a :

Un scientifique qui, pour sa crise de la cinquantaine, se prend pour le Capitaine Nemo de l'espace.

Une équipe d'astronautes accompagnée d'un ancêtre cheap de R2D2, qui se retrouve face à un homme et son armée de Dark Vador, ayant perdu leur cape.

Un vieux robot, Bob, ancêtre de Vincent. On apprend alors que la voix des robots devient également tremblotante en vieillissant, comme celle des humains.

Des effets spéciaux plutôt nullos (mais après tout le film date de 79. Star Wars de 77 ? Oui bon ça va, hein. A part ça, ce film, produit par Disney, s'est de manière flagrante inspiré des films de science-fiction à succès précédemment sortis).

Une fin très métaphysique, à la "2001 : l'odyssée de l'espace".

Des stars de l'époque, avec Anthony Perkins (Psycho, Le Procès, Le Crime de l'Orient-Express), Maximilian Schell (Jugement à Nuremberg, Topkapi, Croix de Fer) ou encore  Ernest Borgnine, celui qui parle "comme ça", dans La Classe américaine (Les douze Salopards, La Horde sauvage, L'Aventure du Poséidon).

Bref, un bon classique pour les fans de science-fiction.

Le-trou-noir.jpg

Le-trou-noir---2.jpgLe trou noir - 3

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:37

2,5/5 - FACE A LA MORT (Documentaire morbide)

Face à la mortEtrange que ce film qui parle de la mort à laFace-a-la-mort-2.jpg manière d'un documentaire. Le film consiste en une succession de séquences, commentées par une voix off très sérieuse. Cette construction rend ce Face à la Mort très réaliste, lui donnant des allures d'étude sociologique et culturelle.

Les séquences que l'on nous propose sont plus ou moins gores, mais toujours présentées avec réalisme. On ne sait jamais vraiment où si situe la limite en réalité et montage. La mauvaise qualité des images ajoute un côté "vieux documentaire glauque" à ce film morbide. Opération à cœur ouvert, cadavres, autopsies, visite d'une tribu de réducteurs de têtes, mise à mort de différents animaux, exécution d'une peine de mort, résultats d'accidents, images d'archive de guerre, etc. ; toutes les manières de mourir y passe. Certaines scènes sont totalement fictives, alors que d'autres sont parfaitement réelles.

Face-a-la-mort-3.jpgFace à la Mort (1978, Faces of Death) est un film signé John Alan Face-a-la-mort-4.jpgSchwartz, qu'il réalise sous le pseudonyme Conan Le Cilaire. Il gardera le même pseudonyme pour réaliser Face of Death II (1981), III (1985), 4 (1990), 5 (1995), 6 (1996), The Worst of Faces of Death (1987) et Faces of Death: Fact or Fiction? (1999). Les épisodes 5 et 6 consistant en deux best of des quatre premiers opus de la saga.

A cause de sa violence réaliste, Face à la Mort a été interdit dans plus de 40 pays. D'un budget initial d'environ 450'000 de dollars, il en rapportera plus de 35'000'000.

Face-a-la-mort-5.jpgEn le voyant, il faut réaliser que ce film, montrant des images explicites de mort, a eu un impact plus fort qu'il n'en aurait en sortant à notre époque. En effet, avant l'essor de l'internet, de telles images de violence étaient nettement moins accessibles. Actuellement, de nombreux sites proposent des images de morts violentes et gores, et les images d'événements graves sont généralement disponibles le jour où ils ont eu lieu.Face-a-la-mort-6.jpg

En attendant, la controverse concernant le film de Schwartz continue depuis plus de 30 ans. Quelles images sont vraies, quelles sont fausses ? Doit-on continuer à l'interdire ? Certains ont profité de cette polémique, comme ces deux étudiantes Californiennes, en 1985, qui ont poursuivi leur professeur pour leur avoir montré 30 minutes du film. Elles se sont dites traumatisées et ont demandé respectivement 1 et 3 mio de dollars. Elles en obtinrent finalement 100'000 $.

Faces-of-Death---Fact-or-Fiction.jpgFace à la Mort est tout simplement un film à voir pour tout amateur de films d'horreur, plus précisément d'horreur gore.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:02

2,5/5 - ULTRAVIOLET (Orgie d'effets spéciaux et d'action)

Ultraviolet (2006), c'est de l'action sans discontinuer. L'action va même en s'intensifiant progressivement, au point qu'à certains moments cela devient vraiment n'importe quoi. Pour ce film de science-fiction, qui rentrera a peine dans ses frais, on a l'impression que le budget (30 mio $) a été totalement investi, d'une part dans les effets spéciaux et dans le salaire de Milla Jovovitch. En effet, beaucoup de FX, énormément de FX, voir carrément trop de FX, dans ce film où même Milla Jovovitch semblerait retouchée, si on ne savait pas qu'elle est tout simplement bien foutue. C'est d'ailleurs toujours aussi chouette de voir l'ex top model interpréter des rôles de tueuses au caractère bien trempé, depuis Resident Evil, en 2002.

Donc, même si souvent les scènes d'action sont vraiment exagérées, ce film réussit tout de même à nous faire passer un bon moment de divertissement, grâce à la badass Milla.

Au passage, Ultraviolet est une réalisation de Kurt Wimmer, la troisième après One Tough Bastard (1996) et l'excellent Equilibrium (2002).

Ultraviolet-2-copie-1.jpgUltraviolet.jpg

ultraviolet-3

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 15:47

2,5/5 - FAIS LEUR VIVRE L'ENFER MALONE ! (Thriller détonnant)

Fais leur vivre l'Enfer Malone ! (Give 'em Hell Malone), est une réalisation de 2009, de Russell Mulcahy. Pas vraiment connu, le bonhomme est, entre autres, le réalisateur du vieux film d'épouvante Razorback (1984), de Highlander (1986) (et de sa bien mauvaise suite, mauvaise malgré lui et à cause des coupes des producteurs, il le reniera d'ailleurs), et dernièrement de Resident Evil : Extinction. Dès ses débuts, et tout au long de sa carrière, il réalise également plusieurs clips vidéos, genre en pleine expansion à l'époque. Il passe également derrière la caméra pour réaliser des épisodes de différentes séries TV (Les contes de la crypte, Queer as Folk, Teen Wolf).

Fais leur vivre l'Enfer Malone est un thriller fun dans lequel on n'arrive plus à compter les morts dès la troisième minute. Le film est rythmé par les coups de feu, les poings dans la tronche, les lancers de couteau, et les immolations. Bref, un film musclé, balancé par la finesse des traits d'Elsa Pataky. La narration en voix off du héro, les scènes d'action peu crédibles et la photographie donnent un effet comics. On croirait volontiers à l'adaptation d'une bande dessinée, tant la caricature est parfois présente. On aime ou on n'aime pas, mais cela donne une sorte de second degré tirant sur le fun.

Malone (Thomas Jane, vu dans Peur Bleue, Dreamcatcher, The Punisher, ou encore The Mist), se retrouve pris dans un coup monté. Malone est un détective privé quasiment impossible à tuer. Lorsqu'il parvient enfin à mettre la main sur la mallette qu'on lui a demandé

de trouver, ceci après avoir tué un nombre incalculable d'hommes, il se rend compte qu'elle ne contient qu'un jouet. Il cherche alors à comprendre qui lui a tendu ce piège, et pour quelle raison. Au cours de ses investigations, il fait la connaissance d'Evelyn (Elsa Pataky, Beyond Re-Animator, Des Serpents dans l'avion), dont le frère est retenu en otage. Celui-ci sera libéré contre la mallette, omniprésente. Malone va aider la belle et innocente, qui  va lui réserver quelques surprises. Cette affaire va également faire remonter de mauvais souvenirs. Ceux de sa famille assassinée quelques années plus tôt.

Face à lui, Boulder, un vieil ami (Ving Rhames, Mission Impossible, Pulp Fiction, Dawn of the Dead), passé du côté de l'ennemi. Deux psychopathes sont également chargés de l'éliminer : une folle des couteaux (Chris Yen) et un obsessionnel du feu (Doug Hutchison,

notamment vu des les rôles de Percy, le gardien sadique dans La Ligne verte, ou encore d'Horace, dans la série Lost). Tous sont employés par un dénommé Whitmore, un homme d'affaire peu scrupuleux.

Bref Give 'em Hell Malone, c'est un pur divertissement, avec de bonnes gueules, de l'action, et un petit twist final qui en rajoute un peu. Et Malone en fera rêver plus d'un, avec son flingue d'homme très viril et sa caisse monstrueuse.

Fais leur vivre l'enfer Malone-2

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 20:31

2,5/5 - THE WICKER MAN - Le Dieu d'osier (spiritualité, rites et croyances)

The Wicker Man est un classique du cinéma d'horreur, un film mythique, réalisé en 1973. Tom Hardy réalisait alors son premier film. Il en réalisera un deuxième en 1986, avec The Fantasist, un thriller avec lequel il rencontrera moins de succès. En 2010, il signe une troisième réalisation avec The Wicker Tree. Une suite de The Wicker Man ? Pas vraiment, plutôt un autre épisode, puisque ce film est basé sur le second roman de la trilogie de Hardy : "Cowboy for Christ". On retrouve dans le rôle du leader de l'île un certain Graham MacTavish (John Rambo, Middle Men), un pur écossais AOC. Quant à Christopher Lee, c'est pour l'honneur qu'il apparaît le temps d'un caméo symbolique.

Dans The Wicker Man, nous suivons l'arrivée sur une petite île d'Ecosse du Sergent Howie (Edward Woodward), débarquant tout droit des Highlands, pour enquêter sur la disparition d'une petite fille. Le spectateur est d'ailleurs bercé par un accent scottish pur jus, avec roulement de "r" en bonne et due forme. Le flic, très pieu et très prude, un vrai coince, va donc se retrouver sur une île de débauche. Les invitations à l'orgie générale se multiplie, mais Howie restera intègre jusqu'au bout, ne perdant pas un instant l'objectif de sa mission : retrouver la petite Rowan Morrison. Cependant, les habitants de l'île, vouant des cultes à la Nature, et vivant de toutes les libertés, ne vont pas l'aider dans sa tâche, puisque tous vont aller jusqu'à nier l'existence même de la fillette.

Howie se trouve confronté à une population aux croyances peu chrétiennes, qui dépassent largement sa faible ouverture d'esprit. Leur croyances sont en fait très novatrices et très modernes dans les idées, mais plutôt réactionnaires dans la pratique. On a parfois l'impression d'y voir des références hippies, même si le mouvement est sur le déclin depuis le début des années 70.

The Wicker Man est un film d'épouvante empli d'un lyrisme libertin, relevé d'une pointe d'ésotérisme, d'érotisme et de nudité (sans silicone). La fille de l'auberge, Willow (Britt Ekland) met par exemple l'intégrité d'Howie à rude épreuve, avec une dance ensorceleuse accompagnée d'un chant l'invitant à le rejoindre dans la tenue d'Adam. Le film a certes pris un coup, depuis 1973, mais il semblerait que le remake de 2006, de Neil LaBute (avec Nicolas Cage et Ellen Burstyn), n'ait pas réussi son rôle de modernisation. Il faut dire que l'œuvre originale bénéficie de la présence de Chistopher Lee, dans l'un de ses meilleurs films d'horreur. Plus récemment, Christopher Lee est surtout connu pour ses rôles marquants dans Le Seigneur des Anneaux (Saroumane), Star Wars (Comte Dooku), ou dernièrement dans Hugo Cabret (Monsieur Labisse).

The-Wicker-Man.jpgThe-Wicker-Man-3.jpg

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 13:25

2,5/5 - MY NAME IS BRUCE (Mise en abîme autobiographique parodique)

Comédie d'horreur réalisée par Bruce Campbell, en 2007, dans laquelle il incarne son propre rôle. Pour rappel, si besoin est, Bruce Campbell c'est avant tout Ash, le célèbre personnage de la mythique trilogie de Sam Raimi, Evil Dead.

My Name is Bruce est une parodie de la plupart des films dans lesquels il a joué. Il en profite pour se moquer gentiment autant de sa carrière que de lui-même. Il fallait faire preuve d'une bonne dose d'autodérision. Et cela commence dès le début du film, où deux adolescents débattent sur sa carrière, nulle pour l'un, géniale pour l'autre. L'un déballe tout son mépris pour l'acteur, alors que l'autre le défend bec et ongles.

Au début du film, Bruce est en plein tournage d'un film de série Z, la suite fictive du téléfilm Alien Apocalypse (2005), tourné en Bulgarie. Totalement dépité par le film qu'il est en train de tourner, il en devient désagréable avec à peu près tout le monde. Très imbu de lui-même, il fait également preuve d'un humour passablement lourdingue. Voilà où en est Bruce Campbell. C'est alors que l'un des deux adolescents de la scène d'introduction, Jeff, le kidnappe et le ramène à Gold Lick, un trou paumé, où une créature terrorise la communauté. Les habitants du bled sont persuadés que Campbell est l'homme qui leur faut pour vaincre le monstre. Malheureusement l'acteur n'est pas vraiment le héro qu'ils attendaient.

Le film est parsemé de références au cinéma d'horreur de série Z, et à la carrière de Bruce Campbell. Cela donne beaucoup de moment très sympa, où la nostalgie nous gagne. Par exemple, lorsque Dan Hicks et Timothy Patrick Quill, interprétant deux homosexuels, discutent de Bruce Campbell. Le premier dit qu'ils auraient mieux fait de kidnapper le personnage de Jake de Evil Dead 2, alors que le second aurait préféré le forgeron de L'Armée des ténèbres. Tous deux font en fait référence au personnage que chacun interprétait dans ces deux films. Hicks et Quill font d'ailleurs partie des acteurs récurrents des réalisations de Sam Raimi.

Depuis Evil Dead et ses suites, Campbell a essentiellement tourné dans des téléfilms, et fait des apparitions dans des séries TV. Il apparaît aussi dans des films de ses amis, Sam Raimi, ou les Frères Coen. Son meilleur rôle, depuis celui de Ash, est sans doute celui d'Elvis dans Bubba Ho-Tep (2002). Pendant ces années, il passe également à la réalisation pour les séries Xena, Hercule, et V.I.P., puis pour la comédie d'horreur Man with the Screaming Brain (2005), avant de réaliser My Name is Bruce. Depuis 2007, on peut également le voir dans la série Burn Notice.

A l'occasion d'Evil Dead (1981), on découvrait aussi bien Bruce Campbell que Sam Raimi, qui tous deux tournaient leur premier film. Campbell et Raimi se sont rencontré aux cours d'art dramatique. Plus tard, on retrouvera le premier dans bon nombre de réalisations du second. Pendant leur période universitaire, ils réalisent, plusieurs courts-métrages avec Scott Spiegel. Celui-ci fait également une apparition dans la plupart des films de Raimi, et est aussi scénariste de Evil Dead 2.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 00:19

2,5/5 - ILSA, LA LOUVE DES SS (Torture porn oldschool)

Réalisé en 1975, par Don Edmonds  (USA), Ilsa, la Louve des SS est une des figures de proue de la nazisploitation. Pourquoi ? Parce que ce film est principalement composé d'images hautement érotiques mêlées à des scènes de torture et d'humiliation, dure dans l'idée mais modérée dans la représentation à l'écran, et mêlée à des nazis.

Ilsa, c'est La commandante d'un camp nazi qui pratique diverses expériences sur les prisonnières du camp, des tests de pression, de température, ou d'injection de maladies. Quand aux hommes, elles les obligent à coucher avec elles. Puis, elle émascule tous ceux qui n'arrivent à la satisfaire. Son but ultime est de prouver que les femmes sont plus endurantes à la douleur que les hommes, et qu'elles ont donc leur place au front. L'impitoyable femme va pourtant montrer quelques faiblesses, lorsqu'elle met dans son lit un prisonnier américain, qui réussit à lui procurer des nuits entières de plaisir sexuel, tout en parvenant à résister à sa propre jouissance. Au final, en un tour de main, on met des femmes à poil, et on insère des scènes de sexe, de manière toute naturelle. Certaines expériences sont donc plus farfelues que d'autres.

Certaines expériences font évidemment les atrocités perpétrées par le docteur Joseph Mengele, mais les images rappellent aussi fortement celles du film chinois "Camp 731", film qui relate de manière très explicite les horreurs perpétrées par les japonais sur les chinois, dans le camp 731. Le personnage d'Ilsa est aussi inspiré d'Ilsa Koch, la femme du commandant du camp de Buchenwald, surnommée la Sorcière de Buchenwald, connue pour ses déviances sexuelles.

Ilsa, la Louve des SS ne se distingue ni par l'originalité du scénario, ni par le talent des actrices, qui se résume à la taille de leurs seins. Dyanne Thorne, qui interprète Ilsa, est d'ailleurs une excellente actrice, qui n'hésite pas à jouer à plusieurs reprises de ses atouts. En gros, on la voit souvent à poil. Mais au fond, pourquoi est-ce celui film que l'on retient, dans le répertoire de la nazisploitation ? Parce que c'est le film qui fixa les bases du genre, et parce que c'est un des plus infames. Sûrement pas un des plus ridicules, et pourtant, certains moments sont vraiment dramatique, ou plutôt drôles, par leur manque de crédibilité, et tant ils sont mal joués. La scène finalement est particulièrement scandaleuse (ralentis inutiles, combats hyper chorégraphiés, acteurs sans aucune crédibilité, etc.). Porutant, le succès d'Ilsa, lLdSS inspirera de nombreux films. En Europe, le genre se développa principalement en Italie.

Dyanne Thorne, reprendra son rôle à deux reprises pour Ilsa, Gardienne du harem (Don Edmonds, 1976) et pour Ilsa, la Tigresse du goulag (Jean LaFleur, 1977).

Ilsa--la-Louve-des-SS.jpg

On admire avec quelle grâce, et surtout quelle crédibilité, Dyanne Thorne porte l'uniforme SS !

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