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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 22:36

3,5/5 - GREEN ROOM (jouer à la guerre)

Troisième réalisations de l'américain Jeremy Saulnier (2015), Green Room est un film de violence/horreur, un thriller en presque huis clos, une histoire de survie pour un groupe d'amis au mauvais endroit et au mauvais endroit. L'histoire est relativement simple et c'est pour cela qu'elle fonctionne ; tout le long, le scénario paraît relativement crédible. Une soirée en compagnie d'un groupuscule néo-nazis peu subtile qui dégénère de cette manière paraît tout franchement possible.

Quand le groupe punk se fait invité pour jouer au milieu des boneheads, on s'imagine que ce simple fait va suffire à mettre le feu aux poudres. Pourtant, même une entrée en matière musicale provocatrice n'en fera rien. C'est lorsque l'un d'eux se retrouve témoin d'un incident, que le groupe devient soudain extrêmement gênant. S'engage alors une guerre psychologique, qui va inéluctablement devenir une question de survie.

Chacun à sa façon, les jeunes gens piégés réagissent de manière instinctive et maladroite. On peut s'attendre à des exploits individuels, comme dans la plupart des films, mais les personnages adoptent au contraire des comportements incertains et terrifiés.

Les acteurs jouent super bien et de manière jamais surjouée. Les réactions sont crédibles, que ce soient la manière avec laquelle le leader néo-nazi tente de régler le problème ou celles des amis assiégés se battant pour leur survie. Le déroulement de l'histoire l'est aussi. Pas de héros qui se découvrent donc, mais des personnages vachement crédibles dans leur manière d'évoluer, mais aussi de mourir. Pas de cadeau de la part des scénaristes dans ce combat sans foi ni loi pour survivre à la bande de skinheads armés de flingues et de chiens de combat.

Les plans rapprochés et les acteurs peu ou pas connus (si ce n'est Patrick Stewart), donnent une impression de véracité et de plus grande proximité. Le lieu, un local sans issue dans une cabane dans une forêt, augmente le sentiment d'incertitude et de stress, pour le spectateur. Plus le film avance et plus l'issue semble incertaine. Survivants il y aura ? A vous de voir.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 01:23

3,5/5 - EX MACHINA (pourquoi humaniser les robots ?)

Ex Machina est un tout bon film, signé en 2015 par Alex Garland. Il signa là sa première réalisation en temps que metteur en scène, après avoir travaillé sur des scénarios tels que La Plage, 28 Jours plus tard ou encore Sunshine.

Ex Machina est un film de science-fiction esthétique et sentimental, qui pose plusieurs questions intéressantes sur l'humanisation des robots, mais qui ne sont pas neuves. C'est pour cette raison que c'est la beauté qui se place en pole position. La beauté des lieux, une maison hyper design et toute en sobriété, où tout y est net, des corps de femme parfaits selon les standards, le visage de Ava angélique, une robotique en totale finesse, ... 

Nathan, propriétaire des lieux, patron de son entreprise, ingénieur de génie et buveur notoire !, fait venir l'un de ses employés programmeur, Caleb, pour tester un robot dernière version. Il doit déterminer si Ava, le robot, a de l'esprit ou s'il elle fait croire qu'elle en a ; une différence subtile, mais notoire. Se succèdent alors des entretiens, au cours desquels s'installe une relation ambiguë entre Caleb et Ava. Cette dernière transpire la séduction, malgré son corps bionique, avec son joli visage et sa répartie inattendue pour un robot. Je m'arrête là dans l'histoire, pour ne pas en dévoiler trop, même si la fin est passablement téléphonée. L'un des thèmes du final est l'un des plus incontournables de l'histoire de la création. Mais je n'en dirai pas plus.

Ex Machina pose par contre une vraie question. Ce n'est pas le premier, mais il fait l'effet de la goutte qui fait déborder le vase : pourquoi cette obsession de l'homme de vouloir humaniser le robot ? Que l'on veuille des robots qui réfléchissent, qui puissent s'adapter à toutes les situations, qui soient inventifs et munis d'un esprit critique, je dis "oui", et encore, faut voir, mais que l'on veuille leur donner des sentiments et des apparences humaines à s'y méprendre, je réponds "à quoi bon" ? Quelle en est l'utilité, sinon de créer des problèmes ? Car c'est forcément source de confusion, malentendus. C'est à coup sûr la question que se pose Caleb lorsqu'il cherche des trace de métal dans son avant-bras !

Ava se montre très humaine par des côtés sombre, son esprit tordu, sa ruse, mais aussi par sa quête de liberté et ses notions d'esthétique, sa capacité à apprécier le beau, qui est d'ailleurs une valeur subjective, donc plutôt humaine. Elle montre également des signes d'humanité par son rapport à l'art et sa créativité, via ses dessins. Il devient dès lors très compliqué de ne pas ressentir de l'empathie pour Ava. Se pose alors une autre question. Si l'on donne des sentiments à un robot, peut-on encore le faire travailler comme un esclave ou l'enfermer ? C'est pourtant le but premier d'un robot, de faire des tâches que l'homme ne veut ou ne peut pas faire. Moi je pense que les mots "robots" et "sentiments" sont peut-être bien incompatibles.

Nathan : Oscar Isaac (Inside Llewyn Davis, Drive)

CalebDomhnall Gleeson (About Time, Anna Karenine, True Grit)

AvaAlicia Vikander (Danish Girl, Anna Karenine)

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 00:41

3,5/5 - QUAND VIENT LA NUIT (calme stress)

A Brooklyn, la mafia tchétchène utilise des bars pour récolter l'argent déposé par les commerces soumis. On ne sait qu'au dernier moment quel bar sera choisi pour le prochain dépôt. The Drop (2014) est une réalisation du belge Michaël R. Roskam. C'est sa seconde réalisation après Bullhead (2011). Le scénario est signé Dennis Lehane, auteur de la nouvelle Animal Rescue, dont est inspiré le film, mais également du roman Shutter Island.

Bob (Tom Hardy) est barman dans le bar de son cousin Marv (James Gandolfini). Ce dernier a perdu la réelle propriété de son établissement, il y plusieurs années, lorsque les tchétchènes ont mis la main dessus. Bob, un homme placide et peu loquace, observe cette soumission sans la moindre émotion, affichant un fatalisme résigné. Marv n'en montre pas beaucoup plus, mais tente de retrouver un peu la face en coulisse. Le calme affiché par Bob et Marv se reflète dans l'ensemble de l'histoire, où pas un mot n'est dit plus haut que l'autre, dans un quotidien pourtant passablement stressant.

Histoire, dans l'histoire, la rencontre entre Bob et Nadia (Noomi Rapace), autour du sauvetage et de l'adoption d'un chiot, retrouvé battu, puis jeté à la poubelle. Rencontre touchante entre deux êtres seuls, par sa simplicité et sa sincérité, soutenue par l'excellent jeu des deux acteurs.

The Drop nous invite dans le quotidien d'un quartier où chacun se débrouille et où rien n'est facile. Chaque personnage est magnifiquement sincère et aucun trait n'est trop marqué, donnant ainsi un sentiment de véracité. L'histoire est bien racontée et si elle est relativement simple, elle réserve bien des surprises.

L'acteur belge Matthias Schoenaerts complète un casting parfaitement équilibré. On s'amusera de voir James Gandolfini interpréter un homme soumis à la mafia, après son rôle majeur dans la série The Sopranos.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 21:19

Dans la série un mot des mots, une phrase

3,5/5 - LES 8 SALOPARDS (western en huis clos)

Un brin de causette à l'auberge

Une réalisation hautement tarantinienne, consituée à 95 % de dialogues soignés, soutenus par des acteurs récurrents qu'on adore, comblés avec 5 % de joli gore, le tout dans un scénario génialement simple.

 

Titre original : The Hateful Eight (2015)

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 18:55

3,5/5 - SANTA SANGRE (lyrisme et psychopathie)

Santa Sangre (1989), c'est glauque, pas gore mais glauque. L'histoire est glauque, la musique est glauque, les personnages sont glauques. Oh et puis merde, emmener un groupe de trisomiques aux putes après leur avoir préalablement fait sniffer de la coke, c'est pas si terrible, hein ? Ah oui, ça aussi, c'est glauque ?

La suite est fournie en spoiler, mais pas sûr que cela gâche le plaisir de le visionner ensuite.

Santa sangre est quand même passablement bizarre. Le film est construit en deux parties ; la première où Fenix est enfant, puis la deuxième lorsqu'il est adulte. La deuxième est une succession de phases totalement psychotiques. Fenix, qui arrive sans trop de mal à s'échapper de son hôpital psychiatrique, se révèle être un redoutable et prolifique tueur en séri . Il tue sans pitié et de manière assez frénétique, lors d'épisodes hallucinatoires où sa défunte maman prend le contrôle de ses bras. Parfois pourtant, ces moments où Fenix prête ses bras à sa mère sont tout à fait pacifiques, et c'est à des instants de la vie de tous les jours auxquels on assiste. Lorsqu'ils déjeunent ou qu'ils jouent au piano, par exemple, ce qui donne des scènes étonnantes et qui s'apparentent à des numéros de cirque, un rappel au monde duquel vient Fenix. Et chose indubitable, que l'on aime ou pas cet esthétisme, Santa Sangre se distingue par une volonté évidente de soigner le visuel.

Tout ce qu'on peut penser de Santa Sangre trouve une première explication lorsque l'on sait que le scénario et la réalisation sont signées Alejandro Jodorowsky, scénariste de BD, mais également homme de théâtre, mime, poète, ...

Pas destiné au grand public, mais vraiment intéressant

SANTA SANGRE
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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 19:54

3,5/5 - LE ROYAUME DE GA'HOOLE (Animal heroic fantasy)

Le royaume de Ga'Hoole - La légende des gardiens est un film d'animation réalisé par Zack Snyder, en 2010. L'histoire, basée sur les romans de Kathryn Lasky, est une représentation de l'éternel combat entre le Bien et le Mal. Sauf que cette fois, Snyder nous emmène dans le monde des chouettes. Des méchantes chouettes, dirigées par Bec d'Acier et sa belle Nyra, capturent d'autres chouettes pour les exploiter ou en faire des soldats. Le tout évidemment pour régner sur le monde des chouettes. Face à lui, le jeune Soren, qui, pour sauver son peuple, va s'évader et partir à la recherche des Gardiens de Ga'Hoole, dont il connaît légende depuis qu'il est tout petit. Il découvrira enfin si les gardiens et Ga'Hoole, l'arbre dans lequel ils vivent, appartiennent au mythe ou à la réalité.

Le royaume de Ga'Hoole est un genre de Seigneur des anneaux dans le monde des chouettes. Il ne s'adresse donc pas qu'aux enfants. L'histoire comporte même des moments très sombres, voir parfois violents, pour un public trop jeune.

On peut s'étonner de voir aux commandes un réalisateur comme Zack Snyder, à qui l'on doit des films comme  Dawn of the Dead (L'armée de morts, le remake du Zombie de Romero), 300 ou Sucker Punch. Et pourtant, à part l'action violente, il y a une autre constante que l'on retrouve dans le cinéma de Snyder : l'esthétique. Le souci de l'esthétisme est flagrant dans tous ses films, de 300 à Watchmen, en passant par  Sucker Punch. C'est cette beauté et ce souci du détail que l'on retrouve également dans Le royaume de Ga'Hoole. La qualité de l'animation, la beauté des couleurs et l'esthétisme global sont vraiment superbes. Zack Snyder nous offre à chaque fois des films dont l'esthétisme exploite brillamment la partie visuelle du septième art. Mais heureusement, ses talents ne se concentrent pas uniquement sur la partie visuelle des histoires qu'il raconte.

Bref, un film d'animation vraiment magnifique qui en met plein la vue et dont l'histoire vous attrape au vol ("non" ce n'est pas un jeu de mots et "oui "ce serait nul si c'en était un).

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 17:07

3,5/5 - LA NUIT DU CHASSEUR (Deux enfants contre un homme)

Henry Powell (Robert Mitchum) est un meurtrier et un voleur qui se cache sous les traits d'un pasteur. Alors Qu'il purge une peine de 30 jours, pour vol de voiture, il fait la connaissance de Ben Harper (Peter Graves, le futur Jim Phelps), qui partage sa cellule. Ce dernier a braqué une banque et a tué deux personnes au passage. Avant d'être arrêté, il a eu le temps de cacher les 10'00 dollars qu'il a volé. Seuls ses deux enfants savent où ils se trouvent. Le jeune John et sa petite sœur Pearl. Leur père leur a fait promettre de ne rien dire à personne, mais pas à leur mère.

Harper est condamné à mort et est rapidement exécuté, alors que Powell est libéré. Au grand dam de Powell, Ben Harper meurt sans lui révéler l'emplacement de l'argent. Powell se dirige alors immédiatement vers la famille Harper pour espérer récupérer le magot. Sous ses airs de pasteur modèle, il s'immisce insidieusement dans le trio composé de la veuve Willa Harper (Shelley Winters) et de ses deux enfants. Le jeune John va alors résister à la pression toujours croissante, exercée par le malfaisant pasteur. Le petit Billy Chapin nous offre une si belle prestation qu'il parvient à nous faire oublier son jeune âge.

Avec la famille Harper et son entourage, les habitants d'un petit village bordant une rivière, on pénètre dans un monde aliéné par la religion, où l'objectivité est effacée. Hors, quand le pasteur débarque avec ses grands pieds, tout le monde boit ses paroles, pleines de charisme et chrétienté. Au milieu de ce troupeau aveuglé, deux personnes plus éclairées s'affrontent : le pasteur Henry Powell et John Harper.

Le suspens reste entier jusqu'à la dernière minute. Charles Laughton réalise un bon thriller où l'on retient la qualité du scénario et de la photographie, qui viennent s'ajouter à la performance des acteurs. Mitchum est tout simplement impitoyable sous ses airs de gentilhomme alors que les deux enfants font preuve de beaucoup de maturité. Robert Mitchum que l'on a pu voir dans de nombreux films comme La bataille de Midway ou Les Nerfs à vif, la version originale de 1962. Cependant, comme Grégory Peck, il reprendra un nouveau rôle dans le remake de Martin Scorsese, de 1991.

La Nuit du Chasseur (1955), de Charles Laughton.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 20:29

3,5 - GRAVE ENCOUNTERS (Autrement dit rencontres fantomatiques)

Grave Encounters, une réalisation de 2011 des Vicious Brothers, est un film abordant le paranormal, caméra au poing, pour augmenter le réalisme. On est maintenant accoutumé à ce genre de réalisations qui se sont multipliées ces dernières années avec des films comme Blair Witch Project, Cloverfield, Paranormal Activity, Rec ou encore Diary of the Dead.

Le film est présenté comme un documentaire. Jerry Hartfeld, propriétaire d'une société de production nous explique que Grave Encounters est une nouvelle émission, produites par Lance Preston, ayant pour but de traquer des fantômes. Le concept est bon, tout se passe bien jusqu'au sixième épisode. Il nous avertit alors de manière très sérieuse que ce qu'on va voir n'est pas un film. C'est la réunion de rushs de dizaines d'heures de tournage, qui montrent ce qui s'est passé, lors de ce sixième épisode. Ce sixième épisode prend place dans un ancien hôpital psychiatrique.

Avec ces rushs, on accède aux coulisses du tournage. On découvre que les images sont manipulées, tout comme le spectateur donc, que les témoignages sont faux ou que l'expert medium fait partie de l'équipe de tournage. Rien de bien étonnant en fait dans ces pratiques crapuleuses. Cependant, l'équipe possède un matériel de pointe, lui garantissant de capter le moindre soubresaut fantomatique, si celui-ci doit se manifester. Le responsable technique, Matt (Juan Riedinger), installe de nombreuses caméras à travers tout l'ancienne clinique où de drôles de choses se sont passées. D'ailleurs, petit à petit, l'équipe de l'émission se fait surprendre par de vrais phénomènes inexplicables. Pour ce groupe de cinq motivés qui se réjouissent de passer la nuit de ce lieu sordide, c'est finalement la manière d'en sortir qui va rapidement devenir la principale préoccupation.

Avec Grave Encounters, on a de la matière, par rapport à un Paranormal Activity, et on n'est pas dans le "la caméra bouge tellement qu'on ne distingue plus grand-chose", comme dans Blair Witch Project. Au contraire, c'est un adroit équilibre qui nous est offert. On a accès à un mélange de caméras au poing, caméras fixes, vision nocturne, éclairage à la lampe de poche. Les caméras fixées installées par l'équipe de "journalistes" ajoutent une dimension en offrant une vision complémentaire aux caméras portées.

Pendant une très longue partie du film, on ne voit pas d'éléments surnaturels tels que fantômes. La tension monte progressivement, on s'attend à tout moment à sursauter. On pense que quelque chose va brusquement apparaître à l'écran et que l'on faire un bond sur son siège, mais rien n'arrive. Cependant, petit à petit, la tension monte. Notre peur se base longtemps sur ce qui pourrait bien se passer, mais qui n'arrive pas.

Au final, une belle surprise, pour une première réalisation des Vicious Brothers (Colin Minihan and Stuart Ortiz), un bon divertissement, avec des scènes plutôt intéressantes, comme celle où Lance (Sean Rogerson) se rassasie comme il peut.

 

Autre membres du casting :

Ashleigh Gryzko (Sasha)

Mackenzie Gray (Houston)

Merwin Mondesir (T.C)

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:03

3,5/5 - DELIVANCE (Canöe sauvage)

Film de 1972, réalisé par John Boorman, Délivrance (Deliverance) est l'histoire de quatre copains qui partent faire la descente en canoë, d'une rivière située dans le massif des Appalaches. Un barrage va être construit en aval et va engloutir toute la vallée. C'est donc la dernière qui sonne pour effectuer la descente.

Les quatre amis débarquent tout d'abord dans un coin paumé, où deux vieilles bicoques abritent une bande de "rednecks" pur sang, faut-il par là entendre consanguin ?, à l'apparence un peu hostile. Cette ambiance, un peu tendue, est subitement cassée par la formation d'un duo improbable. Un des quatre compères, muni de sa guitare, entame le célèbre morceau de "Dueling Banjo", avec un gosse du cru, virtuose joueur de banjo, aux airs quelque peu autistes. Ce thème revient ensuite régulièrement, tout au long du film, nous rappelant insidieusement l'enfant au banjo et les autres culs-terreux.

La rivière est magnifique et calme, mais elle peu à tout moment devenir sauvage. Tout se déroule pour le mieux jusqu'à ce que les quatre aventuriers fassent la rencontre de deux hommes un peu tordus.

Au casting, les quatre amis sont interprétés par deux acteurs faisant leur débuts dans le cinéma, Ned Beatty (Superman, Chattahoochee, Dans la brume électrique) et Ronny Cox (Tueurs de flics, Robocop, Total Recall), ainsi que deux acteurs plus aguerris, Burt Reynolds (Boogie Nights) et Jon Voight (Mission Impossible, U-Turn, Pearl Harbour).

Le joueur de Banjo est interprété par Billy Redden. Celui-ci est un authentique autochtone, à l'époque, choisi pour son physique un peu spécial. Par contre, ce n'est pas lui qui joue réellement du banjo. En 2003, alors qu'il n'a plus joué dans un film depuis Délivrance, il est recherché par Tim Burton, pour réinterpréter un joueur de banjo dans Big Fish.

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 22:59

KING KONG : 1933 vs. 2005

Deux films à deux époques séparées de plus de 70 ans. On passe alors d'un budget d'environ 670'000$ pour le premier à environ 207'000'000$ pour le second, soit 309 fois plus. Plus de moyens financiers signifient aussi plus de moyens techniques pour raconter plus d'histoires. C'est ainsi que l'on passe de 100 minutes pour l'original à 187 minutes pour le remake.

 

4/5 - KING KONG (1933)

En 1933, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack mettent en scène King Kong, qui, encore aujourd'hui, fait partie des grands classiques du fantastique. King Kong est un film au bestiaire impressionnant, qui ne se résume pas au grand singe, et qui nous entraine dans un monde sauvage et effrayant. Les effets spéciaux sont excellents, pour l'époque évidemment, mais toujours aussi beaux à regarder actuellement. La moitié du temps, on voit au premier coup d'œil que les acteurs jouent devant des écrans, diffusant des images en arrière-plan. Cela permet, par exemple, de faire apparaître très simplement les héros devant un singe gigantesque.

Quant aux combats filmés en stop motion, ils sont d'une complexité qui laisse présumer les heures qui ont du être consacrées pour les monter. Le combat King Kong vs. Tyrannosaure, très brutal, fait penser à d'autres combats de géants tels qu'au Cyclope vs. Dragon du septième voyage de Sinbad (Nathan Juran, 1958), également réalisé en stop motion, ou de Mega Shark vs. Giant Octopus (non, je déconne).

A part cela, du point de vue sociologique, King Kong reflète parfaitement le machisme de l'époque. La femme tient un rôle purement décoratif. En fait pas tout à fait. Elle symbolise la faiblesse, la "belle", fragile créature qui s'oppose à la bête. On retrouve cette symbolique dans L'étrange créature du lac noir (Jack Arnold, 1954), par exemple. La belle Kay (Julie Adams) fait partie de l'expédition, mais ne participe en rien aux investigations. La scène principale pour Kay est celle où elle nage dans le lac, avec le Gil-man qui nage juste en-dessous d'elle. La scène est magnifiquement filmée et parfaitement terrifiante. Il faut dire que la créature, le Gil-man, est spécialement crédible, le costume étant vraiment bien fait. Les scènes sous-marines du film sont superbes, au point qu'on regrette un peu la couleur à ces moments-là.

Pour en revenir au machisme ambiant, celui-ci est totalement naturel à cette époque et le sera encore de longues années. Aujourd'hui la femme symbolise encore parfois la faiblesse, même si cela tend à disparaître.

Pour finir, King Kong, c'est aussi les yeux de Kong, exprimant une tristesse totalement bouleversante, reste gravée dans la tête de ceux qui ont vu le film.

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3/5 - KING KONG (2005)

En 2005, Peter Jackson, le célébrissime réalisateur de la trilogie du Seigneur des annaux, mets en scène un remake. Comme dit plus haut, plus de budget et plus de longueur pour ce remake, mais à part ça, c'est bien la même trame de fond. Enfin, à quelques détails près.

L'histoire débute dans les années 30, à New York, avec la rencontre d'un cinéaste et d'une actrice sur le déclin. Dans le 1933, Ann Darrow (Fay Wray) est une actrice au chômage, sans le sou. Dans le 2005, même chose, mais la situation du personnage est plus développée. Ann Darrow, cette fois interprétée par Naomi Watts, cherche à passer au cinéma, lorsque sa carrière au théâtre semble désormais compromise. La rencontre des deux personnages est quand à elle reprise à l'identique par Peter Jackson, avec l'épisode de la pomme volée.

Le réalisateur, c'est Carl Denham. Dans l'original, Denham (Robert Armstrong) veut dépasser ses reportages habituels en ajoutant de la romance. Mais il peine à trouver une actrice qui osera faire le voyage vers les contrées sauvages qui compte visiter. Dans le remake, Carl Denham (Jack Black) n'arrive plus à séduire les producteurs. Il organise tout de même son voyage, sans obtenir leur accord, et à moins d'une heure pour trouver une actrice. Il tombe alors sur Ann Darrow. Dans les deux cas, Denham veut se rendre sur une île, l'île du crâne, inexplorée et dont il a obtenu la carte lors de son dernier voyage.

Une histoire d'amour va en effet prendre forme dans le film, mais l'homme qui tombe amoureux d'Ann va singulièrement changé d'un film à l'autre. A l'époque, elle réussissait à adoucir le second du bateau, John Driscoll (Bruce Cabot), qui à la base ne voulait pas de femme sur son navire, les trouvant ennuyeuses et encombrantes. Dans le nouveau, Ann Darrow tombe sous le charme de Jack Driscoll (Adrien Brody), peut-être le frère de John, écrivain de pièces de théâtre.

Au finale certaines choses sont totalement modifiées alors que d'autres sont inchangées. Par exemple l'accent asiatique stéréotypé du cuisinier asiatique, dont la reprise tient plus du clin d'œil que d'autre chose. Comme la scène que joue Ann et l'acteur Bruce Baxter (Kyle Chandler) sur le bateau, pendant l'allé du voyage. Ils interprètent alors les dialogues presque identiques d'une scène du film de 1933.

Naomi Watts est parfaite pour reprendre le rôle d'Ann Darrow, on la croirait toute droite sortie des années 30. Par contre ce n'est de loin pas le rôle qui montre le mieux ses talents d'actrice.

Kong est lui interprété par Andy Serkis. Serkis avait déjà joué "masqué" dans ses interprétations de Gollum, déjà sous la direction de Peter Jackson. Il a remis le masque depuis, en 2011, pour interpéter Ceasar (La Planète des singes) et le Capitaine Haddock (Les aventures de Tintin: Le secret de la licorne). Cependant, celui-ci à cette fois l'occasion de montrer son visage puisqu'il joue également le rôle d'un marin. On le retrouvera le 12/12/12 pour la sortie de Bilbo le Hobbit. Il y reprend son rôle de Gollum et à participé à la réalisation en tant que réalisateur de la seconde équipe.

Pour en revenir au film, les millions investis dans le film ne sont pas vint, même si la version originale prouve qu'ils ne sont pas indispensables. Les décors et les créatures, tout est boosté par des effets spéciaux magnifiques et nous en met plein les yeux. On peut même dire que ceux-ci ont été utilisés avec parfois un peu trop de zèle. Paradoxalement, seul Kong ne bénéficie pas vraiment des effets spéciaux numériques. Son regard, si prenant à l'origine, perd même de son éclat. Par contre le bestiaire monstrueux en bénéficie par sa diversité et son réalisme. La fuite des diplodocus est par exemple très impressionnante. Ce King Kong devient un prétexte pour créer un monde fantastique aux milles créatures bizarres et effrayantes, mythologiques, jurassiques ou autres totalement imaginaires. Le résultat est visuellement très agréable, mais on s'éloigne par moment de la trame de base. Parfois les scénaristes se sont même laissé aller à la surenchère, comme lorsque Kong doit affronter pas un, ni deux, mais trois tyrannosaure. Parfois, c'est la fantaisie américaine qui prend le pas, comme lorsque Naomi Watts fait l'andouille en improvisant des pas de danse devant le primate. Celui-ci en est d'ailleurs très amusé!

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