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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 01:23

3,5/5 - EX MACHINA (pourquoi humaniser les robots ?)

Ex Machina est un tout bon film, signé en 2015 par Alex Garland. Il signa là sa première réalisation en temps que metteur en scène, après avoir travaillé sur des scénarios tels que La Plage, 28 Jours plus tard ou encore Sunshine.

Ex Machina est un film de science-fiction esthétique et sentimental, qui pose plusieurs questions intéressantes sur l'humanisation des robots, mais qui ne sont pas neuves. C'est pour cette raison que c'est la beauté qui se place en pole position. La beauté des lieux, une maison hyper design et toute en sobriété, où tout y est net, des corps de femme parfaits selon les standards, le visage de Ava angélique, une robotique en totale finesse, ... 

Nathan, propriétaire des lieux, patron de son entreprise, ingénieur de génie et buveur notoire !, fait venir l'un de ses employés programmeur, Caleb, pour tester un robot dernière version. Il doit déterminer si Ava, le robot, a de l'esprit ou s'il elle fait croire qu'elle en a ; une différence subtile, mais notoire. Se succèdent alors des entretiens, au cours desquels s'installe une relation ambiguë entre Caleb et Ava. Cette dernière transpire la séduction, malgré son corps bionique, avec son joli visage et sa répartie inattendue pour un robot. Je m'arrête là dans l'histoire, pour ne pas en dévoiler trop, même si la fin est passablement téléphonée. L'un des thèmes du final est l'un des plus incontournables de l'histoire de la création. Mais je n'en dirai pas plus.

Ex Machina pose par contre une vraie question. Ce n'est pas le premier, mais il fait l'effet de la goutte qui fait déborder le vase : pourquoi cette obsession de l'homme de vouloir humaniser le robot ? Que l'on veuille des robots qui réfléchissent, qui puissent s'adapter à toutes les situations, qui soient inventifs et munis d'un esprit critique, je dis "oui", et encore, faut voir, mais que l'on veuille leur donner des sentiments et des apparences humaines à s'y méprendre, je réponds "à quoi bon" ? Quelle en est l'utilité, sinon de créer des problèmes ? Car c'est forcément source de confusion, malentendus. C'est à coup sûr la question que se pose Caleb lorsqu'il cherche des trace de métal dans son avant-bras !

Ava se montre très humaine par des côtés sombre, son esprit tordu, sa ruse, mais aussi par sa quête de liberté et ses notions d'esthétique, sa capacité à apprécier le beau, qui est d'ailleurs une valeur subjective, donc plutôt humaine. Elle montre également des signes d'humanité par son rapport à l'art et sa créativité, via ses dessins. Il devient dès lors très compliqué de ne pas ressentir de l'empathie pour Ava. Se pose alors une autre question. Si l'on donne des sentiments à un robot, peut-on encore le faire travailler comme un esclave ou l'enfermer ? C'est pourtant le but premier d'un robot, de faire des tâches que l'homme ne veut ou ne peut pas faire. Moi je pense que les mots "robots" et "sentiments" sont peut-être bien incompatibles.

Nathan : Oscar Isaac (Inside Llewyn Davis, Drive)

CalebDomhnall Gleeson (About Time, Anna Karenine, True Grit)

AvaAlicia Vikander (Danish Girl, Anna Karenine)

 

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Published by Dr-Strangelove - dans Critiques 3 -5-5
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commentaires

Ygor Parizel 04/02/2017 16:38

Je l'ai découvert la semaine dernière, un bijou de science-fiction adulte.