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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 22:36

3,5/5 - GREEN ROOM (jouer à la guerre)

Troisième réalisations de l'américain Jeremy Saulnier (2015), Green Room est un film de violence/horreur, un thriller en presque huis clos, une histoire de survie pour un groupe d'amis au mauvais endroit et au mauvais endroit. L'histoire est relativement simple et c'est pour cela qu'elle fonctionne ; tout le long, le scénario paraît relativement crédible. Une soirée en compagnie d'un groupuscule néo-nazis peu subtile qui dégénère de cette manière paraît tout franchement possible.

Quand le groupe punk se fait invité pour jouer au milieu des boneheads, on s'imagine que ce simple fait va suffire à mettre le feu aux poudres. Pourtant, même une entrée en matière musicale provocatrice n'en fera rien. C'est lorsque l'un d'eux se retrouve témoin d'un incident, que le groupe devient soudain extrêmement gênant. S'engage alors une guerre psychologique, qui va inéluctablement devenir une question de survie.

Chacun à sa façon, les jeunes gens piégés réagissent de manière instinctive et maladroite. On peut s'attendre à des exploits individuels, comme dans la plupart des films, mais les personnages adoptent au contraire des comportements incertains et terrifiés.

Les acteurs jouent super bien et de manière jamais surjouée. Les réactions sont crédibles, que ce soient la manière avec laquelle le leader néo-nazi tente de régler le problème ou celles des amis assiégés se battant pour leur survie. Le déroulement de l'histoire l'est aussi. Pas de héros qui se découvrent donc, mais des personnages vachement crédibles dans leur manière d'évoluer, mais aussi de mourir. Pas de cadeau de la part des scénaristes dans ce combat sans foi ni loi pour survivre à la bande de skinheads armés de flingues et de chiens de combat.

Les plans rapprochés et les acteurs peu ou pas connus (si ce n'est Patrick Stewart), donnent une impression de véracité et de plus grande proximité. Le lieu, un local sans issue dans une cabane dans une forêt, augmente le sentiment d'incertitude et de stress, pour le spectateur. Plus le film avance et plus l'issue semble incertaine. Survivants il y aura ? A vous de voir.

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Published by Dr-Strangelove - dans Critiques 3 -5-5
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