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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 18:18

4,5/5 - COURS LOLA, COURS (éprouvant et émouvant)

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 07:18

4,5/5 - LE MEPRIS (Une méprise qui conduit au mépris)

Une réalisation de Jean-Luc Godard ;

Un réalisme absolu ;

L'histoire d'un couple qui glisse à cause d'un malentendu et dont la chute semble inéluctable ;

Un huis clos qui se déroule le temps de 4 à 5 plus ou moins longues scènes ;

Un sentiment d'impuissance ;

Un film poignant, bouleversant, qui nous parle d'amour, de communication, de déception, d'incompréhension ;

Une musique puissante, oppressante, soutenant les dialogues et les jeux d'acteurs, puis les surpassant ;

Des scènes captivantes par leur simplicité ;

Brigitte Bardot lâchant des paroles acerbes et cruelles, cachée derrière un masque angélique d'une beauté innocente et peu expressive. C'est dans l'inexpression et l'indifférence que Camille fait le plus mal. Lorsque elle dit à Paul :  « je te méprise Paul », sur le ton le plus calme qui soit, c'est tous les spectateurs qui ressentent la piquante douleur traversant le cœur ;

La présence de Fritz Lang ;

Une réimmersion dans le décors des années 60 (1963) ;

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 16:23

4,5/5 - LE NOUVEAU MONDE (Roméo et Juliette des temps anciens)

Le Nouveau monde est un biopic relatant l'histoire de l'amérindienne Pocahontas, revisitée par Terrence Malick. A l'époque des explorateurs du début du XVIIème siècle, un officier anglais et une jeune indienne tombent amoureux. Etant donné le gouffre qui sépare leur peuples, cet amour paraît impossible. La partie douce de leur rencontre et de leur découverte ne dure donc pas éternellement, chacun étant lié à son milieu si opposé.

D'ailleurs, tout s'oppose dans ce récit. La luxuriance s'oppose à la famine et à la maladie. La liberté et l'innocence du peuple indigène et l'organisation hiérarchisée et militaire des colons. L'espoir du nouveau monde fait place au désespoir et à la désillusion croissante. Lorsque, dans la dernière partie, on arrive à Londres, le contraste est immense et on se rend compte alors à quel point le calme et la nature régnaient précédemment.

Le voyage que nous entreprenons dans Le nouveau monde nous fait passer par toutes les émotions. Nous découvrons tout d'abords un peuple plein de vie. Leurs maquillages et leurs habits sont très beaux. Leur simplicité est envoutante. Malick s'interroge sur des thèmes comme la définition de soi, la capacité à changer, l'acceptation des différences (culturelles), la fidélité, l'importance des racines, l'appartenance à un groupe, les notions de pouvoir et de conquête, etc.

Les maquillages et les costumes sont magnifiques et plein d'originalité dans les détails. A plus grande échelle, ce sont les décors, les paysages et les couleurs qui sont superbes. Quant à la grande qualité des cadrages et des mouvements de caméras, celle-ci est purement jouissive. On a parfois l'impression de regarder, non pas un film, mais une suite de photographies de maîtres. Le visuel, une des marques de fabrique de Terrence Malick, frise donc l'excellence.

La bande originale, signée James Horner, est constituée d'une musique douce et envoutante, qui accompagne des images et une histoire souvent cruelles. A l'image d'un film comme La ligne rouge, on vit l'histoire en partageant les réflexions et pensées des deux protagonistes. Peu de dialogues donc, mais des monologues emplis de poésie et de philosophie, dispensés en voix off, donnant un caractère un peu décousu mais très humain. Cela donne également l'impression de s'immerger dans la tête des personnages et de bénéficier ainsi de plus d'intimité, mais également de plus d'authenticité et d'humanité. C'est à la manière d'un philosophe humaniste que Malick s'exprime dans ses films.

Outres Colin Farrell, le Roméo explorateur, et Q'orianka Kilcher, Pocahontas, on y côtoie Christopher Plummer, Christian Bale ou encore Wes Studi, une tête bien connue des films mêlant des indiens d'Amérique (Danse avec les loups, Le dernier Mohican, Geronimo).

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 23:35

4,5/5 - 7H58 CE SAMEDI-LA (Quand tout dérape)

7h58 ce samedi-là est un drame signé Sidney Lumet. C'est l'histoire de frères désespérés, qui ont tous les deux besoin d'argent. Les deux travaillent dans la même boîte immobilière. L'ainé, Andy, a un boulot plus élevé que son frère, Hank, mais a des addictions à la drogue et a envie de repartir à zéro. Le cadet est divorcé et n'arrive pas à subvenir aux besoins de sa fille.

Quand Andy (Philip Seymour Hoffman) propose à Hank (Ethan Hawke) de faire un braquage, celui-ci prend peur. Surtout quand Andy lui dévoile son plan : il s'agit de braquer la bijouterie de leurs parents. Pourtant, Hank se rend compte qu'il n'a pas le choix. En plus, le plan à l'air très simple. Le samedi matin, la bijouterie est tenue par une petite vieille. Il suffit de rentrer, voler les bijoux et repartir. La femme ne tentera rien et les parents sont assurés.

Pourtant, on s'en doute. Tout va foirer. S'ensuivra une descente aux enfers terrible, vers laquelle toute la famille sera entrainée. Albert Finney est bouleversant dans le rôle du père de famille anéanti.

Ce film de 2007 est magnifiquement réalisé par Sidney Lumet. La construction du film en aller-retour temporels, le superbe jeu des acteurs, le scénario pervers, tout cela créé une tension qui s'empare du spectateur jusque dans ses tripes. 7h58 ce samedi-là, nous rappelle que l'on va beaucoup regretter Sydney Lumet, qui nous a quitté en 2011, à l'âge de 87 ans. Tout comme des films tels que 12 hommes en colère, qui figure à la 87ème place des 100 plus grands films de l'histoire (AFI, 2007), Point limite, Un après-midi de chien, Network, Le Crime de l'Orient-Express, ou encore The Verdict (énumération évidemment très succincte).

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 22:48

4,5/5 - TAXI DRIVER (Ras-le-bol)

Grand classique de Martin Scorsese, Taxi Driver (1976) est un film intégralement centré sur le personnage de Travis Bickle, interprété magistralement par Robert de Niro. La façon dont il devient totalement Travis Bickle est de ce genre de performances qui nous fait oublier que l'on regarde un film.

Ancien marine au Viêt Nam, Travis s'est reconverti en chauffeur de taxi la nuit, à New York, un métier qui ne demande aucune qualification. Il faut dire que Travis n'est pas vraiment quelqu'un de très subtile, comme lorsqu'il invite une femme au cinéma et que celle-ci se retrouve à regarder un porno dans un cinéma glauque.

A force de côtoyer les petites frappes de la vie nocturne, Travis sent une révolte monter en lui, une colère qui petit à petit devient trop forte pour rester enfermée. Le mythomane se croit alors progressivement affublé d'une mission visant à nettoyer les rues. Il va commencer par se préparer en vue d'une action.

Au travers de son journal, des lettres qu'il envoie, de ses pensées, des rares discussions qu'il entretient avec d'autres gens, on entre dans la tête de Travis, vivant pleinement ses tourments quotidiens. La pression monte, le rythme s'accélère en même temps que la folie le gagne. Puis le déroulement nous explose en pleine face, pas vraiment comme on aurait pu le penser. Epoustouflant.

Taxi Driver, c'était aussi l'occasion de découvrir Jodie Foster, alors âgée de seulement 13. Elle interprète le rôle d'Iris, une prostituée un peu paumée et très influençable. Travis va tenter de la faire quitter le milieu de la prostitution et rentre chez ses parents.

Le scénario est signé Paul Schrader. Le réalisateur de Harcore, Affliction ou encore La Féline collaborera encore avec Scorsese sur Raging Bull et La dernière tentation du Christ.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 22:32

4,5/5 - SCARFACE (How to be a gangster)

Année de production :1983

Réalisation : Brian De Palma (Les Incorruptibles, L'impasse, Mission : Impossible), avec un scénario d'Oliver Stone (réalisateur de Platoon, JFK, Tueurs nés)

Avec : Al Pacino (Le Parrain, Donnie Brasco, L'associé du Diable), Michelle Pfeiffer (Les sorcières d'Eastwick, Batman, le Défi, Sam, je suis Sam), Steven Bauer (révélé par ce film, puis vu dans L'Esprit de Caïn, Le 11ème commandement, Traffic), Mary Elizabeth Mastrantonio (Abyss, Robin des bois : prince des voleurs, En pleine tempête)

Grand Film de gangster signé Brian De Palma, un remake du Scarface, de 1932, réalisé par Howard Hawks et scénarisé par Ben Hecht. C'est d'ailleurs à ces deux hommes que De Palma dédie son film.

Scarface met en scène l'évolution fulgurante de Tony Montana, un Cubain rentré illégalement aux Etats-Unis, en 1980, pour fuir Castro. Au grand dam de sa mère, la petite frappe va s'élever au rang d'homme de main, puis de caïd, pour finalement se trouver à la tête d'une puissante organisation de trafique de drogue. Tony va monter les échelons grâce à ses énormes ambitions, sa très grande gueule et une assurance hors du commun.

Il débute avec son ami Manny Ribera (Steven Bauer), en travaillant pour un certain Frank Lopez (Robert Loggia, L'honneur des Prizzi, Lost Highway), trafiquant de drogue. Mais Tony le trouve trop peu ambitieux. En plus, il tombe amoureux de sa compagne Elvira (Michelle Pfeiffer). Il décide donc de se mettre à son compte, et emporte Elvira avec lui. La vie est alors magnifique, Tony vit avec la femme qu'il convoitait tant, il croule sous l'argent, sniffe un peu de coke.

Mais plus le statut d'un truand est élevé et plus les dangers deviennent nombreux. L'intérêt de la police s'accroît de manière exponentielle, l'ivresse du pouvoir menace, les rivaux veulent vous éliminer, et on ne peut plus se permettre la moindre faute d'écart, la moindre erreur. Difficile de garder la tête froide au milieu de tout ça. Le pouvoir, Tony veut l'exercer sur tout et tout le monde, même sur sa sœur Gina (Mary Elizabeth Mastrantonio), aux dépends de sa liberté. Cette soif de pouvoir et cette assurance démesurée vont finir pas lui jouer des tours.

Al Pacino interprète Tony Montana de manière vraiment géniale. Son personnage et son accent, resteront à jamais dans les annales du cinéma. Ce rôle est un des meilleurs d'Al Pacino, après celui de Michael Corleone dans Le Parrain, tout comme Scarface est un des plus grands films de gangsters qui soient. A voir et à revoir.

Pour la petite histoire, le premier Scarface, de 1932, n'était pas l'œuvre originale. Il était basé sur le roman du même nom de Maurice Coon (1902-1930), qui l'écrivit sous le pseudonyme Armitage Trail. Le titre Scarface, vient du surnom donné à Al Capone, grand mafieux de l'époque, qui avait des cicatrices au visage récoltées au cours d'une bagarre. Coon l'écrivit en 1929, une année avant de mourir subitement d'une crise cardiaque.

Dernier mot sur le nom du héro. Celui qui s'appelait Tony Guarino dans le roman de Coon, devient Tony Camonte dans le film d'Howard Hawks. Oliver Stone, dans son scénario, donne au héro le nom de Tony Montana en l'honneur du joueur de football qu'il préfère, Joe Montana.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 18:50

4,5/5 - THE FIRM (Se battre pour la baston)

The Firm (1989) est un des deux épisodes réalisé par Alan Clarke, de la série de téléfilms Screen Two, pour la BBC (saison 5, épisode 8).

En Angleterre, des groupes de supporters de football (ou plutôt hooligans), réunis en "firms", se préparent pour le championnat d'Europe de 1988. Pour info, le terme firm vient de l'Inter City Firm, groupement de supporters de West Ham United, pendant les années 70-80. Clive "Bexy" Bissel a l'ambition de réunir les supporters en une unité nationale pour l'événement, et d'en être le leader. Cependant, d'autres leaders de supporters ne le voient pas de cet œil. Tout habillés de costards, les membres de ces "firms", des hommes aux emplois respectables, vont alors s'affronter. Si Bexy l'emporte, son leadership sera admis. De rivalité entre supporters de foot, on passe à dynamique haineuse, où le sport n'a plus aucune place. La violence agit alors comme une drogue, pour l'adrénaline qu'elle procure, violence qui grimpe en pure escalade, jusqu'à un final en deux temps qui vous explose en pleine tronche.

Alan Clarke nous livre une critique vive du hooliganisme, où la violence partage l'affiche avec des dialogues bien tapés. Les réflexions sociologiques et humaines sont extrêmement lucides. Les acteurs sont égale

ment très bons, ce qui ajoute à l'authenticité du film. En tête, dans le rôle de Bexy, un Gary Oldman sec et nerveux, avec sa petite moustache et ses cheveux plaqués en arrière. Gary Oldman est révélé par The Firm, comme Tim Roth (Reservoir Dogs, Pulp Fiction, la série TV Lie to Me) le fut dans Made in Britain (1982). Il enchaine ensuite avec Rosencrantz & Guildenstern sont morts et Les Anges de la nuit (1990 tous les deux), puis JFK (1991), où il interprète Lee Harvey Oswald, et Dracula (1992), magnifique dans le rôle du comte. Sa carrière, plutôt énorme, est lancée.

The Firm est la dernière réalisation d'Alan Clarke, un réalisateur au style bien particulier, un style empli de réalisme et d'humanité. Il meurt l'année suivante, d'un cancer.

Un pâle remake sera réalisé en 2009, par Nick Love, qui avait déjà abordé le sujet du hooliganisme dans son film The Football Factory (2004). Il faut dire que personne ne pouvait venir derrière Gary Oldman pour interpréter Bex.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 09:08

A l'heure du triomphe de "The Artist", le dernier film muet en date, revenons sur un des premiers, un  film considéré comme un chef-d'œuvre à travers les temps : Metropolis.

 

4,5/5 - METROPOLIS (Film intemporel)

L'histoire est représentée par une phrase qui débute et clos le film : Le médiateur entre le cerveau et les mains est le cœur. En l'occurrence, le cerveau est Joh Fredersen qui dirige toute la ville, les mains sont représentées par les ouvriers, et c'est Freder, le fils de Joh Fredersen, qui est le cœur. En effet, il va se rendre compte de la dureté de son père et des injustices dont sont victimes ses ouvriers. En suivant une jeune femme entourée d'enfants, il va découvrir le monde souterrain des ouvriers. Il va ensuite s'introduire dans leurs rangs pour s'identifier à leur labeur.

Joh se rend compte que son autorité est peut-être en danger, quand il retrouve encore une fois le même plan griffonné, dans la poche d'un ouvrier. Il va alors voir l'Inventeur. Cet homme, qui fut également amoureux de la défunte femme de Joh, Hell, a fabriqué un robot à apparence humaine, dont il ne lui reste plus qu'à lui donner le visage de Hell. L'Inventeur indique à Joh que le plan est celui des catacombes de la ville, où ils se rendent.

Dans ces mêmes catacombes, Freder fait la connaissance de Maria, la jeune femme qu'il avait suivie et dont il était tombé sous le charme. Il découvre Maria soutenant les ouvriers par des sermons. Joh est fâché de voir les ouvriers écouter quelqu'un d'autre que lui, de voir que cette femme qui a une influence sur ses ouvriers et qui menace son pouvoir. Il ordonne à l'Inventeur de donner à son robot le visage de cette femme, afin de la décrédibiliser, et semer la discorde au sein de ses suiveurs. Cependant, celui-ci ne va pas tout à fait suivre les ordres de Joh, et ce dernier va alors comprendre qu'il est dangereux de vouloir manipuler les foules et les soumettre par la force.

Metropolis est un film magnifique, dont l'histoire, passionnante, est soutenue par de belles prouesses techniques, pour l'époque, des décors magnifiques, et de grandes performances d'acteurs. Pour combler le manque de dialogues, les acteurs jouent d'expressions corporelles et faciales d'une intensité fantastique, soutenus par une musique, signée Gottfried Huppertz magnifique et en parfaite concordance avec les images.

Fritz-lang.jpgMetropolis est in film réalisé en 1927, par le cinéaste Américain d'origine autrichienne Fritz Lang. En 1933, la tête du cinéma allemand lui fut proposée par Joseph Goebbels. Il faut dire que Metropolis était le film préféré d'Adolph Hitler, et, dès lors, le cinéaste fut adulé des nazis. Cependant, Fritz Lang étant anti-nazi, il refusa le poste, et quitta rapidement l'Allemagne pour Paris, puis pour les Etats-Unis.

Le scénario est signé par Thea von Harbou, qui fut sa femme de 1922 à 1933. Ils divorcèrent lorsque Lang quitta l'Allemagne nazie, dont Thea von Harbou était une fervente supportrice.

Metropolis bénéficia d'un budget énorme (environ 1'300'000 Deutsche Mark, soit environ 200'000'000 de dollars actuels), qui amena au bord de la faillite l'Universum Film AG - UFA, et la réalisation dura plus de 2 ans. Plus tard, il fut distingué en étant le seul film à être introduit au Registre international de la Mémoire du Monde de l'UNESCO.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 12:05

4,5/5 - SCUM (Aucune psychologie, sauf dans les coups)

Scum est le premier film d'Alan Clarke, réalisé en 1979. A l'origine, Scum est un téléfilm produit par la télévision britannique, en 1977. Entre le reportage et la fiction, il donne une image très réaliste des conditions de brutalité totale qui règne dans les maisons de correction d'alors. C'est d'ailleurs pour cette violence, et sans doute ce réalisme trop poussé, que ce film sera mis de côté. Alan Clarke rachète alors les droits et en réalise une adaptation deux ans plus tard pour le cinéma, reprenant la plupart des acteurs du téléfilm.

On suit alors trois jeunes qui arrivent dans une maison de correction, ou de redressement, peu importe le nom qu'on lui donne. L'accueil est difficile pour Carlin, Davis et Toyne. Pas la moindre trace de psychologie dans l'attitude des matons, uniquement un traitement brutal, violent et humiliant, souvent absurde. Chacun va essayer de s'adapter dans un milieu qui n'offre pas la moindre chance de réinsertion. Au contraire, cette jungle ne peut que rendre ses habitants plus violents, plus sauvages qu'ils ne l'étaient en arrivant. Les matons ferment les yeux sur les luttes d'influence qui règnent dans l'établissement et la suprématie du jeune Banks, pensant ainsi mieux contrôler les jeunes délinquants. Ceux qui font la loi ne sont donc jamais punis, et ce sont les faibles qui payent.

Au milieu de cette violence, il y a Archer. Placé pour avoir falsifié des factures, il se distingue des autres en faisant respecter ses convictions comme le fait d'être végétarien ou athée. Il ne porte donc pas de chaussures, le cuire provenant de source animal, et oblige l'établissement à lui déléguer un gardien personnel le dimanche, pendant la messe, puisqu'il est athée. Celui qui paraît être le plus instruit de tous réclame de pouvoir disposer de plus de livre, en vain. On lui a notamment confisqué ses Dostoïevski, jugé non adaptés dans un tel établissement.

Beaucoup de critiques donc, sur "un système de répression qui ne marche pas", comme le dit Archer à un gardien. Quand celui-ci lui demande ce qu'il ferait de tous ces jeunes délinquants, il ajoute : "d'abords, je les écouterais". C'est à n'en pas douter Alan Clarke qui s'exprime par la bouche d'Archer. La délinquance juvénile passionne le cinéaste, et c'est avec ce même sujet qu'il renouera trois ans plus tard, avec Made in Britain.

31 ans plus tard, un très bon remake américain sera réalisé par Kim Chapiron, portant le titre de Dog Pound.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 23:52

4,5/5 - THE VERDICT (Affaire de vie ou de mort)

The Verdict, un film réalisé en 1982, par Sidney Lumet (12 Hommes en colère, Point limite, Le Crime de l'Orient-Express ), mettant en scène un fabuleux Paul Newman. Des répliques d'une justesse sans appel, distribuée par un Newman au top. Pourtant son personnage, Franck Galvin, ne l'est pas tant que ça. Il a sombré dans l'alcoolisme, depuis 4 ans, à la suite d'une affaire de faux témoignage, dont il fut blanchi, mais qui l'obligea à démissionner. Depuis, il n'a obtenu que trois affaires, et les a toutes perdues. Ce nouveau dossier sonne comme un renouveau pour lui, et il est prêt à tout donner pour refaire surface. Même lorsque la partie adverse lui fait une offre inespérée, pour éviter d'aller au procès, il refuse, au grand dam de la famille de sa cliente. Qu'à cela ne tienne, il désire plaider en faveur de sa cliente, coûte que coûte. Celle-ci s'est transformée en véritable légume et a perdu son enfant, suite à une erreur présumée d'anesthésie, lors d'un accouchement, opéré dans un hôpital géré par l'église.

A priori, Galvin n'a aucune chance, possédant à peine un témoin foireux, face à deux médecins de renommée mondiale, opérant dans une clinique tenue par l'église. Alors que Franck est seul avec son ami Mickey, le camp adverse est composé d'une dizaine de collaborateurs, rassemblés autour de Concannon, un très bon avocat. Tout semble alors se retourner contre Franck, annulant tout espoir de voir justice rendue.

Aux côtés de Paul Newman, Jack Warden, en ami et en collaborateur de luxe, déjà vu dans une court de justice pour le célèbre 12 Hommes en colères.

Charlotte Rampling, jeune et belle, jouant de ses charmes à ses dépends. Ce film se situe 8 ans après Le Portier de nuit, le film "scandale" qui l'a dévoilée au grand public. Plus récemment vue dans Swimming Pool (2001), l'année où elle reçoit le César d'honneur, Lemming (2004), The Duchess (2008), ou Melancholia (2011).

James Mason (La Mort aux trousses, Lolita, Croix de fer), dans le rôle de l'avocat intraitable de la partie civile. Il nous gratifie là d'une de ses dernières apparitions au cinéma.

Sydney Lumet, signe une réalisation poignante, du début à la fin.

Détail amusant, on se rappelle à l'occasion du revisionnage de ce film, qu'il y a quelques années, qui paraissent une éternité, il était permis de fumer à peu près partout.

 

Le challenge du jour : trouver Bruce Willis dans le film ! Si, si, il y est.

 

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