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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 12:34

HER

4/5 - HER (amour authentique et virtuel)

Il y a tant et si peu à dire de Her. J'y repense depuis plusieurs jours et je sais qu'il restera bien placé dans un coin de ma tête, à hauteur d'yeux, dans la bibliothèque, par exemple. Her m'a touché par sa profonde sincérité et par la sincérité absolue des personnages ; Theodore (Joaquin Phoenix), bien sûr, mais également Samantha. Car jusqu'à la fin, les paroles de cet OS (système d'exploitation), sublimées par la voix enveloppante de Scarlett Johansson, sont pleine de vie et de sentiments. Elles sonnent juste et on doit sans cesse se rappeler que la voix qui sort de l'oreillette de Theodore appartient à un programme informatique.

Her nous fait nous interroger sur l'intelligence artificielle, mais surtout sur les mécanismes de l'amour. C'est très troublant de voir Theodore ressentir de la jalousie vis-à-vis de Samantha, pour un être qui n'existe pas, serait-on tenté de dire. Et pourtant cette voix existe belle et bien. Elle répond répond à chaque question de manière improvisée, elle pose à son tour des questions personnelles, elle exprime des sentiments, des avis, des désirs, etc. Tout ce qui manque à Samantha, ou plutôt à Theodore, c'est une présence physique.

Leur amour est ainsi un amour platonique, un amour purement émotionnel. Bien sût, ils font tout de même l'amour, comme des amoureux séparés font l'amour par téléphone. L'amour physique, si vital, finit toujours par s'imposer d'une manière ou d'une autre. Jouissance, reconnaissance, bonheur, on ne saurait se passer des plaisirs et des sentiments qu'il procure.

Le thème des sentiments vrais est également abordé par le travail de Theodore : écrire des lettres pour le compte de gens que l'on imagine maladroits en écriture plutôt que paresseux. Theodore est un nègre de la correspondance intime et il excelle dans ce rôle. On est admiratif à la lecture de ses textes plein dont les belles tournures expriment à merveilles les sentiments les plus difficiles à communiquer. Pourtant, si l'on recule de trois pas pour agrandir son champs de vision, nous avons affaire là à un créateur de faux sentiments, à un faussaire émotionnel, le même qui aspire à une relation honnête et authentique.

Plus tard, Her nous montre comme l'état amoureux peut modifier notre perception des choses, mais également comme on peut subitement devenir aveugle ou naïf d'une certaine manière. Mais je n'en dirais pas plus. Parce que l'on connaît tous ce que c'est d'être amoureux, peut-être à différents degrés, mais surtout parce que Her doit se voir en en connaissant le moins possible avant. Chaque minute se découvre avec curiosité. On se laisse emporter dans cette histoire d'amour qui se vit sans se poser de questions et c'est assez marquant.

Sorti en 2013, Her est signé par l'américain Spike Jonze (réalisation et scénario), à qui l'on doit Being John Malkovitch et Adaptation, mais également des clips pour des groupes comme Bjork, Fatboy Slim, Chemical Brothers, Beastie Boys ou encore REM. On lui doit notamment Sabotage des Beastie Boys et le merveillex Weapon of Choice de Fatboy Slim, avec Christopher Walken.

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Published by Dr-Strangelove - dans Critiques 4-5
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commentaires

Angelilie 25/04/2017 13:58

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog. au plaisir.

Ygor Parizel 04/02/2017 16:37

Un chef-d'oeuvre moderne ce film.