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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:48

5/5 - LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU (Le summum de l'heroic fantasy)

Cela a presque été insoutenable d'attendre 10 jours depuis sa sortie, mais je peux à présent le dire, j'ai vu Le Hobbit: Un voyage inattendu. C'est le premier volet de l'adaptation du roman de J.R.R Tolkien, Bilbo le Hobbit. Mais cela, inutile de le dire, puisque tout le monde est pris dans le mouvement depuis le triomphe du Seigneur des anneaux. Lorsque La communauté de l'anneau est sortie en 2001, la plupart des fans de Tolkien se devaient de préciser qu'ils connaissaient déjà l'histoire, puisqu'ils avaient "lu le livre quelques années plus tôt" (c'était mon cas!). 11 années plus tard (déjà !), ce n'est plus vraiment d'actualité, tant la triologie de l'anneau à explosé à travers le monde. On peut tout de même espérer que beaucoup de personnes continueront à lire et relire les livres de Tolkien, tant l'écriture en vaut la peine, tant les descriptions des paysages sont magnifiquement soignées, tant les aventures sont palpitantes et tant les personnages sont attachants. Tolkien et sa prodigieuse plume vous transportent dès la première page dans un monde fabuleux, qu'on aimerait ne jamais quitter.

Cependant, même si l'on peut espérer que la liste des lecteurs de Tolkien s'allongera indéfiniment, on ne peut qu'admirer l'hommage qui lui est rendu par Peter Jackson. Sa transposition cinématographique de l'œuvre du romancier est tout simplement exceptionnelle dans ses moindres détails. Elle est de plus toujours respectueuse de l'œuvre originale.

Quand on a appris que le cinéaste allait réaliser une adaptation de Bilbo le Hobbit, une longue période d'attente débutait. Ce que l'on avait secrètement espéré allait se réaliser. Car il n'était évidemment pas imaginable que l'on se lasse des ces histoires. Il n'était pas plus envisageable que le film nous déçoive. Il n'y avait aucune raison pour que Peter Jackson ne mette pas autant de soin pour cette nouvelle adaptation que pour les précédentes.

La première force de ce Hobbit: Un voyage inattendu, c'est son casting. Tous les acteurs du Seigneurs des Anneaux sont de retour pour reprendre leur rôle : Ian McKellen (Gandalf), Hugo Weaving (Elrond), Cate Blanchett (Galadriel), Elijah Wood (Frodo), Ian Holmes (Bilbo), Christopher Lee (Saruman) et Andy Serkis (Gollum). Andy Serkis qui, au passage, réussit à merveille, aux commandes de la deuxième équipe de tournage. Cette nouvelle histoire introduit également de nouveaux personnages hauts en couleurs, parfaitement interprétés. On se régale de voir les treize nains (Fili, Kili, Ori, Nori, Dori, Bifur, Bofur, Bombur, Oin, Gloin, Balin, Dwalin, Thorin), représentant d'un peuple peu mis en valeur dans Le Seigneur des anneaux, mise à part par Gimli. On a cette fois le plaisir et le temps pour admirer leur barbe, leur finesse et leur caractère, qui les distinguent singulièrement des autres races. Bilbo, dans son jeune âge, est interprété par le bon Martin Freeman, relativement peu connu, et qu'on a pu voir dans des films comme Love Actually ou dans deux comédies d'Edgar Wright Shaun of the Dead et Hot Fuzz.

On peut finalement se poser la question de l'utilité de réaliser 3 films pour un livre 300 pages. Par comparaison, l'adaptation en 3 films du Le Seigneur des anneaux faisait écho à une trilogie représentant la bagatelle de 1832 pages. Je pense que l'on ne pourra juger, de la nécessité de réaliser 3 films, qu'une fois qu'on les aura tous vu. Quoiqu'il en soit je trouve qu'il n'y a absolument aucun élément superflu dans la première partie. Je n'aurais rien envie de couper au montage. Mais il faut dire que personnellement, j'estime que plus c'est long et mieux c'est, tant j'aime m'immerger dans cette univers.

Bref, Le Hobbit: Un voyage inattendu, ce n'est pas loin de 3 heures de bonheur.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 21:55

 

La saga Alien

La quadrilogie Alien fait partie des plus grandes œuvres de science-fiction et d'horreur. L'ensemble de ces quatre films présente une grande richesse, grâce à ses quatre excellents réalisateurs, qui chacun amène sa touche particulière (Ridley Scott, James Cameron, David Fincher, Jean-Pierre Jeunet). Deux autres ingrédients participent à la puissance des films Alien, deux personnages. Le premier, c'est Ellen Ripley, interprétée de manière fidèle, tout au long des quadrilogie, par la guerrière Sigourney Weaver. Le second, c'est évidemment la créature, l'Alien, créée par l'artiste suisse H. R. Giger. Je recommande d'ailleurs beaucoup de visiter le musée Giger, situé dans le petit village de Gruyère, qui rassemble un grand nombre de ses œuvres. Et c'est une bonne occasion pour manger une bonne fondue.

 

Alien (1979), de Ridley Scott.

Alien.jpgDeuxième réalisation après Les Duellistes, dans la carrière d'un réalisateur qui abordera toutes les époques et tous les genres. De manière succincte et dans le désordre, avec Blade Runner (science-fiction), Legend (heroic fantasy), Thelma & Louise (Road movie façon gangster), 1492: Christophe Colomb et Gladiator (historique), ou encore American Gangster (film de gangsters des années 70). La liste des (très bons) films de Ridley Scott est imposante, et la diversité des sujets traités, toujours avec un niveau élevé, l'est tout autant.

Dans ce film introduisant la créature dans le monde du cinéma, Ridley Scott nous a concocté un huis clos à déconseiller aux claustrophobes. En 2122, le Nostromo, un vaisseau commercial, se dirige vers la Terre lorsqu'il capte un signal d'une planète inconnue (mais baptisée plus tard LV-426). L'intelligence artificielle contrôlant le vaisseau réveille alors l'équipage de son hibernation. Celui-ci est composé du capitaine Dallas (Tom Skeritt), du second Kane (John Hurt), du lieutenant Ripley (Sigourney Weaver), du pilote Lambert (Veronica Cartwright), du scientifique Ash (Ian Holm) et des ingénieurs Brett (Harry Dean Stanton) et Parker (Yaphet Kotto). Une fois posé, une sortie de reconnaissance est organisée. Les trois membres du groupe explorateur (Dallas, Lambert, et Kane), découvrent alors un énorme vaisseau d'origine inconnue, dont tous les occupants semblent morts. C'est alors que Kane se fait attaquer par une créature qui s'agrippe à son visage. Le reste de l'histoire se déroule ensuite dans le vaisseau. L'angoisse grimpe de minutes en minutes. Le danger est omniprésent dans les dédales sombres du Nostromo.

Un casting plein de caractère, pour ce grand classique du cinéma de science-fiction (du cinéma en général), avec des gueules expressives, des personnalités de poids, des acteurs de talent :

Sigourney Weaver (Copycat, Le Village, Avatar), qui explose réellement à la face du monde, avec ce film, son troisième seulement.

Tom Skeritt (M.A.S.H., Dead Zone, Contact)

Veronica Cartwright (Les Oiseaux, L'Etoffe des héros, Les Sorcières d'Eastwick)

John Hurt (1984, V pour Vendetta, Melancholia)

Ian Holm (Le Festin nu, Le Cinquième élément, Le Seigneur des anneaux)

Harry Dean Stanton (Pat Garrett et Billy le Kid, Sailor & Lula, La Ligne verte)

Yaphet Kotto (Vivre et laisser mourir, Running Man, Midnight Run)

Le film remporta l'Oscar des meilleurs effets visuels.

 

Aliens (1986), de James Cameron.

Alien-2.jpgTroisième long-métrage de monsieur Cameron après Pirahna 2 et Terminator. Ensuite, outre la suite Terminator 2: Le Jugement dernier, on lui doit notamment les énormes succès Titanic (1997, 11 Oscars) et Avatar (2009, 3 Oscars).

Dans cette suite d'Alien, Sigourney Weaver reprend son rôle de Ripley, dans cette suite qui la voit revenir sur la planète LV-426, où son équipe s'était faite décimée dans Alien. Après son retour sur Terre, personne n'a tenu compte de ses mises en garde. Personne ne l'écoute quand elle évoque un organisme extraterrestre dont la propagation pourrait s'apparenter à un virus, et qui menacerait de décimer l'espèce humaine. Des colons ont donc été envoyés sur la planète découverte par Ripley et son équipe. Cependant, quelques temps plus tard, un groupe de Marines, est envoyé pour secourir les colons qui ne donnent plus signes de vie. Ripley décide alors de les accompagner.

Dans Alien, le retour (titre français), aux côtés de Sigourney Weaver, la petite Carrie Henn qu'on ne reverra plus, malgré sa bonne performance (elle remporte le Saturn de la meilleure jeune actrice).

Michael Biehn, vu deux ans plus tôt dans Terminator, dans le rôle de Kyle Reese, chargé de protéger Sarah Connor.

Lance Henriksen, dans le rôle du robot Bishop. Vu précédemment dans des films comme L'Etoffe des héros ou Terminator. Cependant, malgré ses nombreux rôles, Lance Henriksen restera pour beaucoup dans les mémoires pour son interprétation de Frank Black, le flic emblématique de la série Millenium.

Bill Paxton (Terminator, Aux Frontières de l'aube, Apollo 13)

Alien, le retour, remporta les Oscars du meilleur son et des meilleurs effets visuels.

 

Alien 3 (1992), de David Fincher.

Alien-3.jpgPremier long-métrage de celui qui réalisera, pour n'en citer que quelques uns, Seven, Fight Club, L'étrange histoire de Benjamin Button, ou plus dernièrement The Social Network.

Après s'être in extremis échappée de la planète LV-426, Ripley s'écrase sur Fiorina 16. Cette planète est uniquement occupée par un grand centre pénitentiaire, où une vingtaine d'hommes y vivent encore. Malheureusement pour eux, Ripley n'arrive pas seule. Peut-être l'épisode le plus sombre de la saga, avec ces innombrables couloirs obscurs, formant un labyrinthe infernal. Impression accentuée par l'éclairage, tantôt assumé par de faibles lumières orangées, tantôt par le métal en fusion de la fonderie. Pour détruire l'Alien, Ripley va d'abords devoir s'imposer au sein du groupe de prisonniers. Ensemble, ils vont ensuite élaborer plusieurs stratagèmes pour piéger la créature. Pour Ripley, la nécessité de la tuer est capitale, car elle soupçonne la société qui l'emploie de vouloir récupérer un spécimen pour l'étudier. Elle pense que la race humaine courrait à sa perte, dans un tel cas de figure. C'est pourquoi elle ira jusqu'au bout pour l'éviter.

Outre l'éternelle Sigourney Weaver, on retrouve quelques têtes connues, comme, Pete Postlethwaite, acteur au nom imprononçable, décédé d'un cancer en 2011. Natif d'Angleterre, Alien 3 correspond à son départ vers Hollywood. Sa carrière décolle 1 année plus tard avec Au nom du père (nomination au Oscars). On le voit ensuite dans des films comme Usual Suspects, Roméo + Juliette, Les Virtuoses, ou encore Amistad.

On retrouve également Lance Henriksen, qui interprète les restes d'un deuxième Bishop, en sale état.

 

Alien : resurrection (1997), de Jean-Pierre Jeunet.

Alien-resurrection.jpgLes films de Jean-Pierre Jeunet se caractérisent par un style particulier, et par la présence récurrente de certains acteurs. Pour ces deux principales raisons, les réalisations de Jeunet sont reconnaissables entre toutes. Il signe ce quatrième épisode de la franchise Alien, après deux excellentissimes premiers longs-métrages : Delicatessen (1991) et La Cité des enfants perdus (1995). Puis, il réalise Le fabuleux destin d'Amélie Poulain (2001), cet immense succès qui révélera Audrey Tautou, Un long dimanche de fiançailles (2004), et Micmacs à tire-larigot (2009). Jeunet met donc du temps à tourner un film, mais pour un résultat si bien pensé, avec énormément de détails et des dialogues de qualité. Avec Alien, on obtient la fantaisie et la créativité de Jeunet, tout en cohérence avec les contraintes inévitables dont on doit tenir compte pour la réalisation d'un quatrième opus. Pour moi, Jeunet réalise là le meilleur épisode depuis l'œuvre de Ridley Scott. C'est un film très riche en mises en scène diversifiées, soutenues par des décors magnifiques. Entre le mess, la salle d'expérimentation, où Ripley découvre de tristes vestiges d'expériences, celle où les premiers œufs éclosent, la cuisine inondées, ou encore celle abritant la Reine et son dernier rejeton, on est vraiment comblé. Jeunet ajoute également une dimension sentimentale, tout au long du film. Il termine même sur une note d'espoir (d'ailleurs, pour une fois, tout le monde ne meurt pas). Quant à Ripley, elle a gagné en force physique, mais montre par contre plus de sentiments qu'à son habitude.

Dans Alien, la résurrection, Jeunet commence des les premières secondes par deux coups d'éclat. On apprend que 200 ans après la mort de Ripley, des scientifiques l'ont ressuscité, ou plutôt clonée à partir de sang récupéré sur Fiorina 16. Et pourquoi se donner tant de mal ? Pour recréer le dernier spécimen Alien vivant, celui qui se trouvait dans son ventre. L'opération est un succès total. Ils en retirent immédiatement un Alien, une reine. Paf, dans ta tronche. Le film peut alors commencer sur de solides bases. Des scientifiques qui ont décidé de faire un élevage, pas très officiel, d'Aliens. Malheureusement, 200 ans plus tard, certains n'ont donc toujours pas compris que l'on ne peut pas maitriser des Aliens. A côté de ça, la nouvelle Ripley montre des capacités accrues, bénéfices apportés par sa part Alien,  et possède des souvenirs de son ancienne vie, transmis génétiquement.

Aux côtés de Sigourney, la jeune et jolie Winona Ryder, que l'on avait connue dans des films comme Beetlejuice, Edward aux mains d'argent ou Dracula. Elle est revenue dernièrement sur le devant de la scène avec des rôles dans Star Trek (2009) et Black Swan (2010).

On retrouve également un habitué des films de Jeunet (et Caro) : Dominique Pinon. L'acteur a été vu dans tous les films de Jeunet, depuis le court-métrage Foutaises (1989), soit Delicatessen (1991), La Cité des enfants perdus (1995), Le fabuleux destin d'Amélie Poulain (2001), Un long dimanche de fiançailles.

A l'affiche une autre "gueule", déjà vue dans La cité des enfants perdus : Ron Perlman. Découvert dans La Guerre du feu, l'acteur a souvent trouvé des rôles grâce à sa tronche. Dernièrement, il a notamment interprété Hellboy, dans l'adaptation cinématographique du comic, et le chef du club de motards, les Sons of Anarchy, dans l'excellente série du même nom.

Brad Dourif, révélé par son rôle de Billy Bibbit, dans Vol au-dessus d'un nid de coucou. On le verra, entre autres, dans des réalisations de David Lynch, donnant sa voix à la poupée Chucky, dans ses apparitions cinés et télés, puis plus récemment dans Le Seigneur des Anneaux, où il interprète le rôle de Grima Langue-de-Serpent.

Gary Dourdan, qui joue là dans un de ses plus gros longs-métrages, trois ans avant d'intégrer l'équipe des Experts Las Vegas.

 

Plus tard, deux autres épisodes d'Alien ont été réalisés : deux cross-over mettant aux prises des Aliens et des Predators, les deux extraterrestres les plus connus et surtout les plus dangereux.

Alien vs. Predator (2004), de Paul W.S. Anderson

Alien vs. Predator : requiem (2007), des frères Colin et Greg Strause

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 23:23

5/5 - ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND (Seconde chance)

Eternal Sunshine (…), c'est une comédie dramatique dont la comédie tient une place relativement restreinte. C'est aussi un duo d'acteurs absolument extraordinaires. Jim Carrey et Kate Winslet. C'est une construction captivante, audacieuse, judicieuse. C'est une bande originale magnifique. C'est une submersion d'émotions, pour certains, c'est les larmes qui vous montent aux yeux. C'est une interrogation sur le couple, sur les petits bonheurs et les grands malheurs, et inversement. Cela parle de la facilité de s'échapper en oubliant tout, ou de la manière plus difficile qui consiste à parler, réfléchir, remettre en question, pardonner, apprécier, profiter.

Eternal Sunshine, est un film réalisé, en 2004, par le français Michel Gondry, deuxième réalisation après Human Nature (2001). Plus récemment, il a réalisé La Science des rêves, Soyez sympas, rembobinez, L'Epine dans le cœur, et un remake de The Green Hornet. C'est l'histoire de deux personnes qui se rencontre et se plaisent énormément, jusqu'au jour où certaines choses vont moins bien. Mieux vaut ne rien dévoiler de ce chef-d'œuvre pour l'apprécier totalement. Parfois l'on aimerait oublier pour moins souffrir, et puis c'est quand on a de la peine à se rappeler que l'on se rend compte que l'on souffre le plus.

Aux côté de Jim Carrey et Kate Winslet, Kirsten Dunst, Elijah Wood et Mark Ruffalo.

Un deuxième film somptueux pour ce réalisateur, qui s'est créé un nom en réalisant des clips pour des groupes tels que les Rolling Stones, Radiohead, ou encore les Chemical Brothers.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 02:06

5/5 - IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST (Ze Western)

De tous les westerns, s'il ne faut en regarder qu'un, c'est bien Il était une fois dans l'Ouest. Même s'elle ne couvre évidemment pas l'ensemble du genre, cette extraordinaire réalisation de Sergio Leone, de 1968, est un must sur tous les plans. Il était une fois dans l'Ouest, c'est :

Des personnages typés, à la limite de la caricature. Des victimes, des bourreaux, des gentils, des méchants et des faux-méchants.

Des répliques inoubliables, percutantes et pleines de finesses.

Une musique signée Ennio Morricone, envoûtante, magnifique, avec des refrains calibrés pour chaque personnage.

Des décors somptueux, nous plongeons dès les premières secondes dans le Far West d'antan.

Des costumes magnifiques et parfaitement choisis pour tous les personnages.

Un scénario simple mais efficace, passionnant et réaliste.

Une violence constante, montrant que le profit mène à tout. Au milieu de cette brutalité, le charme inconditionnel de Claudia Cardinale, en veuve, dont la désillusion n'a d'égal que l'obstination.

Des cadrages et des plans dont seul le génie de Sergio Leone peut nous offrir.

Il était une fois dans l'Ouest est le drame d'une femme, Jill McBain, venue chercher l'amour et la tranquillité dans une ville retirée du Far West. Peu avant son arrivée, son mari, Brett McBain et ses 3 enfants sont les victimes de Franck, un homme mandaté pour faire peur à cette modeste famille chrétienne. Les terres de la ferme familiale prennent de la valeur avec l'arrivée du chemin de fer, et Brett refuse de les céder. Franck, par excès de zèle, décime la famille entière. Seulement, celui-ci ignore que McBain s'est marié, un peu plus tôt, et qu'une héritière subsiste. Jill va alors défendre son terrain, par tous les moyens, avec l'aide de deux hommes. Le Cheyenne, accusé à tord du meurtre des McBain, et de L'Homme à l'harmonica, qui à des comptes à rendre avec Franck.

A l'affiche, un quatuor d'acteurs d'exception, pour incarner des personnages d'exception. Henry Fonda (12 hommes en colère, Le Jour le plus long, Point Limite, Mon Nom est Personne), dans le rôle de Franck, Charles Bronson (Les sept mercenaires, La Grande évasion, Les Douze salopards, la saga du Justicier), dans le rôle de L'Homme à l'harmonica, Claudia Cardinale (Rocco et ses frères, Huit et demi, Le Guépard), dans le rôle de Jill McBain et Jason Robards (Tora ! Tora ! Tora !, Pat Garrett et Billy le Kid, Les Hommes du Président, Philadelphia), dans le rôle du Cheyenne. Pour ceux qui n'arrivent pas à remettre la tête du barman,  l'acteur est nul autre que Lionel Stander, qui jouera plus tard le rôle de Max, dans L'Amour du risque (1979-1984).

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 11:26

5/5 - L'ARMEE DES MORTS - DAWN OF THE DEAD

(Comic zombie trash movie de qualité)

Réalisation de Zack Snyder de 2003, drôle et hyper jouissif pour les amateurs du genre. Un excellent remake du mythique Zombie de George A. Romero, dont je ne me lasse pas. Un véritable jeu vidéo grandeur nature ou l'on se sert à volonté dans un centre commercial, après l'avoir soigneusement nettoyé de tous ses zombies. Mais est-ce que cela suffira pour être en sécurité ? Et combien de temps ?

Zack Snyder, s'approprie l'oeuvre de Romero sans la dénaturer, ni même la copier. L'idée du centre commercial est là, mais la ressemblance s'arrête là entre les deux versions. Snyder utilise à merveille tous les moyens technologiques et financiers que n'avait pas Romero en son temps, en y ajoutant une bonne dose de fun, tout au long du film.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 11:25

5/5 - LA COLLINE A DES YEUX (trash horror)

Tout simplement excellent. Un film renversant, captivant et brutal. Alexandre Aja, pour son remake de 2006, ne cherche pas à révolutionner un film déjà excellent à la base (voir LA COLLINE A DES YEUX (1977) ). Il reprend le scénario et le suis à la lettre, en y ajoutant toute une scène, peu avant la fin. Pas de révolution donc sur le fond, si ce n'est une scène qui ne modifie en rien le déroulement de base, mais qui rajoute une grosse dose de suspens, de "prend ça dans ta gueule" et de "quelle horreur". Une magnifique scène de vengeance, merci Alex.

Par contre, sur la forme, Alexandre Aja applique une grosse couche de neuf, avec des maquillages hallucinants, des plans plus spectaculaires (notamment la vue aérienne du site d'essais nucléaires), et des couleurs plus fortes.
Une excellente réalisation donc, une photographie splendide, des méchants répugnants, des acteurs de second plan qui accentue le réalisme et l'immersion du spectateur.
Ce film se distingue par une scène qui change tout. A la limite du soutenable, moment rare dans le cinéma, où on se demande "mais comment a-t-il osé ?", cette scène divisera et réduira considérablement les adeptes.

L'histoire, c'est celle, malheureuse, d'une famille qui décide de rejoindre l'autoroute par un raccourci à travers le désert. Le pompiste avisé du coin essaye en vain de les dissuader, mais le père de famille est trop têtu. Triste pour lui et le reste de la famille qui se retrouvent pris dans une embuscade.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 11:24

5/5 - THE DESCENT (humanoïdes méchants)

Magnifique réalisation d'horreur de Neil Marshall , produite en 2005. The Descent nous emmène dans une grotte du massif des Appalaches, que six jeunes amies ont décidé d'explorer. L'ambiance copine du début va rapidement être brisé par une rencontre imprévue. La sympathique virée spéléologique va alors se transformer en lutte acharnée pour survivre.
L'ambiance, la claustrophobie qui s'empare du spectateur, les actrices excellentes, les décors, Neil Marshall nous sert de la violence et du gore parfaitement mesurés...
Tout semble extrêmement réaliste dans cette production, du moment qu'on se laisse embarquer par le scénario, soutenu par l'interprétation des personnages (les gentils comme les méchants) et l'évolution de ceux-ci au travers des événements.
Un film du genre parfait à mon goût. On espère pour elles que les actrices, notamment Shauna Mcdonald et Natalie Jackson Mendoza, ne subiront pas un phénomène fréquent et parfois malheureux : ne se voir offrir que des rôles dans des histoires d'épouvantes. C'est pourtant ce qui semble arriver, pour l'instant, à la première, qui, en plus de rôle dans des série TV, à jouer dans The Descent : Part 2 et les Deux derniers opus de la saga Saw. Scénario semblable pour la seconde qui a également tourné dans le 2ème Opus de The Descent et dans un mauvais film d'horreur.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 02:56

5/5 - BIG FISH (féérie et sentiments)

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Un film magique, beau, féérique, emportant le spectateur dans une histoire de légendes, réalisé par Tim Burton en 2003.
Lorsque William (Billy Crudup), accompagné de son amie (Marion Cotillard), se rapproche de son père (Albert Finney), proche de la mort, celui-ci se lance dans le récit des grands souvenirs de sa vie. Dans ses histoires, en lesquelles son fils ne croit guère, se croisent rêve et réalité. On ne sait jamais où s'arrête le réel et où débute l'imaginaire. Tout au long de ce conte, on est transporté par des sentiments divers et des émotions d'une rare intensité.

Un chef-d'œuvre de plus de l'exceptionnel Tim Burton, soutenu par une bande-son somptueuse de son fidèle collaborateur Danny Elfmann. Le rôle d'Edward Bloom jeune est interprété par le toujours excellent Ewan McGregor. Pour compléter le casting, on côtoie pour notre plus grand plaisir notamment, Helena Bonham Carter, Danny DeVito, Steve Buscemi, et le regretté géant Matthew McGrory.

Marion Cotillard entame ici ses grands débuts hollywoodiens, avec la réussite future que l'on connaît.big-fish-2004-05-g.jpg

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 20:07

 

5/5 - VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU (Pas fou)

vol-au-dessus-8.jpgRéalisation merveilleuse, chef d'œuvre, perle cinématographique, Vol au-dessus d'un nid de coucou fait partie des films qui m'ont le plus plu, le plus marqué et que j'ai le plus revu. Réalisé par Milos Forman, en 1976, vol au-dessus d'un nid de coucou donne une critique sans concession des centres psychiatriques de l'époque. Randall P. McMurphy (Jack Nicholson) est interné, après plusieurs délits, afin de l’évaluer. Se croyant hors d’atteinte, Randall va, avec toute sa désinvolture, se révolter contre le personnel médical, dont la cheffe de service l’insupportable Miss Rached (Louise Fletcher), et tenter de rallier les autres malades à sa cause. Ces tribulations d’un cinglé (mais pas fou) en clinique nous offrent 2 heures de rire, de tristesse, d’espoir, de désespoir, de jubilation, de révolte.

Derrière Jack Nicholson et Louise Fletcher, vol au-dessus d’un nid de coucou est interprété par des acteurs fantastiques, dont certains faisant leurs débuts au cinéma tels que Danny De Vito, Christopher Lloyd, Brad Dourif ou Michael Berryman. Chaque personnage est joué avec tant de brio que l’on oublie parfois que l’on regarde un film et l’on a alors l’impression d’être nous aussi enfermés.

Si l’on regarde bien, on apercevra dans un coin, sur le port, Angelica Huston, femme de Jack Nicholson à l’époque du film et fille de John Huston qui a notamment réalisé Le faucon maltais, Moby Dick et le premier Casino Royale. Ca c’était le petit plus à lâcher en soirée.

Finalement, vol au-dessus d'un nid de coucou aura rapporté rien moins que 5 Oscars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur (Jack), meilleure actrice (Louise Fletcher) et meilleure adaptation).

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 13:02

5/5 – MONSTER (Serial killeuse)

 Monster-2.jpgRéalisation de 2004 de Patty Jenkins, Monster est un biopic retraçant la vie d’Aileen Wuornos, pendant sa période de folie criminelle. Interprétée par une Charlize Theron au top et dont l’investissement lui permettra d’atteindre une ressemblance physique et comportementale impressionnante. Cette prestation de choix, ainsi que sa transformation physique (prise de 14 kilos, masque en latex, fausses dents), lui vaudra l’Oscar de la meilleure actrice, une récompense amplement méritée.

Monster retrace donc la vie dramatique d’Aileen Wuornos, une prostituée de campagne, qui tua 6 personnes entre 1989 et 1990. Lorsqu’elle tombe amoureuse de Shelby (Christina monster-6.jpgRicci), sa vision de la vie change. Elle continue à se prostituer afin de permettre à leur couple de vivre, mais rêve d’un avenir meilleur, avec Shelby. Un soir, un client l’agresse et Aileen le tue en se défendant. C’est l’élément déclencheur, événement qui marque le début de la carrière meurtrière d’un tueur en série et de la dérive d’Aileen.

 

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  La transformation de Charlize Theron (gauche et milieu) et Aileen Wuornos (droite)

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