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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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ZOMBIIIIIIES

 

En 1968, avec La Nuit des morts-vivants (Night of the Living Dead), George A. Romero révolutionne le cinéma d'horreur, en créant une nouvelle espèce de monstres : les zombies ou morts-vivants. On connaissait les zombies vaudous, ou tout autre mort se relevant par l'usage de la sorcellerie, devenant des sortes d'esclaves (comme par exemple dans La Révolte des zombies, de 1936, Vaudou (I walked with a Zombie), réalisé en 1943 par Jacques Tourneur, ou L'Invasion des morts-vivants, réalisé en 1965). On connaissait également les morts se relevant suite à des expérimentations scientifiques, comme par exemple dans Doctor Blood's Coffin (1961), Santo contra los zombies (1962), I eat your Skin (1964), ou encore The Frozen Dead (1966). Contrairement à ceux-ci, les zombies de Romero se relèvent contre toute volonté, sont ensuite totalement incontrôlables, et ont ce besoin insatiable de chair fraiche. J'entends aborder ici uniquement les histoires de zombies descendant directement de la mythique réalisation de Romero, celles qui ont été pensées avec le même esprit.

Romero complètera son œuvre initiale par 5 autres films : Dawn of the Dead, Day of the Dead, Land of the Dead, Diary of the Dead, et Survival of the Dead.

Un de ses fidèles collaborateurs, Tom Savini, réalisera un remake de La Nuit des morts-vivant, en 1990, mais l'élève ne dépassera pas le maître.

 

Les zombies ont également eu une place importante dans le domaine des jeux vidéos, avec l'incontournable saga Resident Evil, dont le premier, sorti sur la PlayStation 1 (1996) reste sans aucun doute le plus terrifiant. Resident Evil fait partie de ces jeux qui ont ensuite été adaptés au cinéma, et non l'inverse. Resident Evil sort en 2002, réalisé par Paul W.S. Anderson, avec Mia Jovovitch, Michelle Rodriguez. Une véritable saga va se développer autour du personnage d'Alice, la femme guerrière, interprété par Mia Jovovitch. La suite s'enchaine avec Resident Evil : Apocalypse (2004, réalisé par Alexander Witt, et scénarisé par Paul W.S. Anderson), et Resident Evil : Extinction (2007, réalisé par Russell Mulcahy, et scénarisé par Paul W.S. Anderson, avec l'introduction de Lali Larter, jouant le rôle de Claire Redfield), Resident Evil : Afterlife (2010, qui marque le retour aux commandes de Paul W.S. Anderson, et l'introduction de la 3D). La suite est attendue pour 2012, avec Resident Evil : Retribution, encore réalisé par Paul W.S. Anderson. On admet qu'après le premier opus, la saga est rapidement tombée dans le divertissement facile et l'action ultime. N'empêche, ça n'empêche pas de passer un bon moment. Toujours est-il que ce dernier opus à de quoi interpeler puisqu'il marquera le retour de pas un mais deux acteurs morts dans le tout premier épisode : Michelle Rodriguez transformée en zombie puis exécutée, et Colin Salmon, découpé en Apéricubes.

 

En 2003, une série de comics fait son apparition : The Walking Dead. Créée par le scénariste Robert Kirkman, les dessins sont signés Tony Moore, dans un premier temps, puis Charlie Adlard, plus apte à ce moment-là à assumer la cadence de production. En effet, le comic reçoit rapidement un grand succès qui ne cesse de croître. Cet important succès intéresse progressivement Hollywood et les propositions d'adaptations s'enchaînent. Cependant une seule séduira totalement Kirkman. C'est le projet de série TV de Franck Darabont (La Ligne verte, Les Evadés), qui a totalement compris la philosophie de la série de Kirkman. Kirkman centre l'histoire sur les personnages et non sur les zombies. Les zombies sont un prétexte pour amener une situation apocalyptique, mais son souhait premier et de décrire l'évolution des personnages dans ce milieu, leurs réactions, leur comportement. Il ne veut pas non plus d'une BD trop gore, et c'est avec le noir/blanc qu'il en atténue les scènes les plus sanguinolentes. La série TV, bien que s'écartant du scénario du comic, reste totalement fidèle à l'esprit de l'œuvre originale. Cela est en partie dû au fait que Kirkman est co-scénariste et producteur délégué de la série.

 

Au cinéma, tout à été fait. Des zombies apprivoisés, des zombies intelligents, des zombies nazis. On a fait des films drôles, des films gores, des films à suspens. Ci-dessous, une liste non exhaustive des films de zombies. Cette liste comprend uniquement les films de zombies issus de Romero, soit les morts qui reviennent à la vie, avide de chair fraiche. Pas les films de morts qui se relèvent simplement, par magie (vaudou), ou par procédés scientifiques, par exemple.

 

Les meilleurs (ordre chronologique) :

Evil Dead 1 (1981), 2 (1987), et 3 (Army of Darkness, 1992), de Sam Raimi, avec l'incomparable Bruce Campbell.

Let Sleeping Corspses Lie (1994, Jorge Grau)

Dawn of the Dead (2004, bon remake de Zack Snyder du deuxième film de la saga de Romero)

28 jours plus tard, de Danny Boyle (2002), puis 28 semaines plus tard (2007, par Juan Carlos Fresnadillo, co-produit par Danny Boyle).

[REC] (2007, de Jaume Balagueró et Paco Plaza). Avec [REC]2 (2007, de Jaume Balagueró et Paco Plaza), on se rend finalement compte que ces "personnes", avides de chaire fraîche, ne sont pas tout à fait des zombies conventionnels.

 

Les moyens bons (ordre chronologique) :

La quadrilogie des Templiers morts vivants d'Amando de Ossorio, un des pionniers du cinéma d'horreur espagnol : Tombs of the Blind Dead (1971), Return of the Blind Dead (1973), The Ghost Galleon (1974), et Night of the Seagulls (1975). Le niveau de la série baisse progressivement, puis reprend un peu de couleurs avec le quatrième opus.

Zombie 2 (1979, de Lucio Fulci)

City of the Living Dead (1980, de Lucio Fulci)

Zombie Holocaust (1980, de Mario Girolami)

Dead & Breakfast (2004, de Matthew Leutwyler)

Zibahkhana (Hell's Ground, du pakistanais Omar Khan, 2007)

La Horde (2008, de Yannick Dahan et Benjamin Rocher)

Humans versus Zombies (2011, de Brian T. Jaynes)

 

Les moins bons (ordre chronologique) :

Des zombies nazis, à la française, avec les nanars L'abîme des morts vivants, de Jesus Franco, et Le Lac des morts vivants, de Jean Rollin (co-scénarisé par Jesus Franco), tous deux réalisés en 1981. Jean Rollin qui avait fait pourtant mieux, en 1978, avec Les Raisins de la mort. Jean Rollin, c'est aussi une vingtaines de films pornographiques, réalisés sous les pseudonymes de Michel gentil et Robert Xavier.

The Dead Next Door (1989, de J.R. Bookwalter)

Zombie Bloodbath 2: Rage of the Undead (1995, téléfilm de Todd Sheets)

Zombie undead (2010, de Rhys Davies)

The Zombie Diaries (2006, de Michael Bartlett et Kevin Gates, qui signent en 2011 la suite The Zombie Diaries 2). A ne pas confondre avec Diary of the dead, de Romero

Zombie apocalypse (2011, des productions Asylum, qui ont tout de même réussi à mettre la main sur Ving Rhames, qui jouait Marsellus Wallace dans Pulp Fiction, mais qu'on a également vu dans Dawn of the Dead)

 

Les plus drôles (ordre chronologique) :

Le Retour des morts-vivants (1985, de Dan O'Bannon) et ses deux suites moins réussies, réalisées en 1988 et 1993

Braindead, film gore à l'extrême de Peter Jackson (1992). Braindead a nécessité 300 litres de sang rien que pour la scène finale.

Dead Snow, un descendant de Shock Waves (1977, avec le mythique acteur de l'horreur Peter Cushing)

Dellamorte Dellamore (1994, de Michele Soavi)

Shawn of the Dead (2004, d'Edgar Wright)

Fido (2006, de Andrew Currie)

Zombieland (2009,  de Ruben Fleischer, avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, et Bill Murray jouant son propre rôle pour un génial caméo)

Doghouse (2009, de Jake West)

Dead Snow (2009, de Tommy Wirkola)

 

Les moins drôles (ordre chronologique) :

Choking Hazard (2004, de Marek Dobes)

Dead Heat (2008), une comédie signée Mark Goldblatt (réalisateur de The Punisher et monteur sur des films comme Piranha, Halloween II, Terminator 1 et 2, ou dernièrement Rise of the Planet of the Apes), avec notamment le grand Vincent Prince, une icône du cinéma d'horreur.

Zombie Strippers! (2008, pas terrible, malgré les présences de la plantureuse Jenna Jameson, et de Robert Englund, l'interprète de illustre croque-mitaine Freddy Krueger)

Dance of the Dead (2008, de Gregg Bishop)

 

Voir aussi les zombies nazis

 

Et on attend :

[REC]³ (Genesis)(troisième volet de la saga, encore réalisé par Paco Plaza, attendu pour 2012). Même si on l'a dit plus haut, [REC] ne rentre pas dans la catégorie des films de zombies à la Romero.

World War Z, l'adaptation du roman de Max Brooks par Marc Forster, pour début 2013.

28 mois plus tard, qui verra Danny Boyle finir la trilogie qu'il a commencée. On ne sait pas encore quand.

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