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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 10:55

En attendant (juin 2012)

 

Maniac

30 ans après le film de William Lustig, Alexandre Aja, réalisateur de Haute Tension ou du remake de La Colline à des yeux, produit un remake de Maniac. Réalisé par Franck Khalfoun, qui a déjà collaboré plusieurs fois avec Aja. Les deux hommes étaient tous deux acteurs dans Le Grand Pardon II, réalisé par le père d'Aja. Khalfoun se retrouve ensuite acteur dans Piranha et Haute Tension, deux réalisations de Aja. Dans l'intervalle, il réalise P2 (2ème sous-sol), co-écrit avec Aja.

On se réjouit également de voir dans ce nouveau Maniac Elijah Wood, un acteur tout simplement génial, en tueur psychopathe. On l'a vu dans Sin City, l'homme est capable de prendre des attitudes plutôt terrifiantes.

 

Blanche-Neige et le chasseur

Voir article : Deux "Blanche-Neige" attendus en 2012

 

The Dictator

De toute manière parce que Sasha Baron Cohen est complètement cinglé et que l'humour a l'air bon, tant il est a priori non seulement gros et absurde. Un humour à l'américaine à l'image de bonnes comédies telles que You Don't Mess with the Zohan (2008), Hot Shot! (1992 et II, 1993), ou plus loin encore Y a-t-il un pilote dans l'avion (1981). L'humour de The Dictator est non seulement potache mais également provocateur, en parodiant par exemple les dictatures des républiques bananières ou les préjugés par rapport aux cultures étrangères. A réserver pour un soir où l'on n'a pas envie de trop réfléchir.

The Dictator est évidemment réalisé par Larry Charles, réalisateur de Borat et Brüno, les films qui ont lancé la carrière de Sasha Baron Cohen.

 


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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 16:26

3,5/5 - LES ACCUSES (Vengeance au tribunal)

Les Accusés (1988) est un excellent film, qui se regarde pour plusieurs raisons. Principalement pour le jeu d'actrice exceptionnel de Jodie Foster, alors âgée de 26 ans, qui nous offre une prestation qui sera récompensée par l'Oscar de la meilleure actrice. Un Oscar amplement mérité pour Jodie Foster, qui joue parfaitement son rôle de femme violée, qui crie justice de toutes ses forces. Elle donne également beaucoup de sa personne, avec entre autres une longue scène de viol, où elle dévoile une partie de nudité.

Un film également à voir pour les jeux stratégiques d'influence, qui animent les débats au tribunal. Jonathan Kaplan réalise un film militant contre le viol, mais aussi contre la passivité face aux agressions et contre l'effet de groupe. C'est avec cet effet de groupe qu'un individu peut complètement perdre le contrôle de lui-même et faire des choses qu'il n'aurait jamais faites en temps normal. En cause, les encouragements, l'influence du nombre, les mises au défi, les incitations du groupe. Ce genre de comportement est parfaitement illustré dans Les Accusés.

Aux côté de Jodie Foster, Kelly McGillis, vue quelques années plutôt dans Top Gun, aux côtés de Tom Cruise. Elle brille ici dans le rôle de l'avocate de Sarah Tobias, qui va s'investir totalement pour défendre la cause de la jeune femme, au péril de sa carrière.


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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 14:56

Alan Clarke

Alan-Clarke.jpgAlan Clarke nous montre la réalité telle qu'elle est, sans fioritures. Lorsqu'il attrape un problème de société, il le traite d'une manière proche du documentaire. Cela est même flagrant à la fin de The Firm. Ses films nous rappellent les épisodes de l'émission belge Strip-tease, qui nous permettait de suivre des tranches de vie, sans interventions perturbatrices des journalistes. Ce réalisme explique aussi pourquoi le happy end est rarement au rendez-vous, dans les réalisations d'Alan Clarke.

Alan Clarke fut d'abords réalisateur pour la BBC, dans les années 80. Il réalise alors des épisodes de séries TV et des téléfilms. Il passe au cinéma en adaptant Scum, un de ses téléfilms précédemment réalisé pour la BBC. Cette histoire choc, mettant en scène l'arrivée de trois adolescents dans une maison de redressement, sera reprise par Kim Chapiron, en 2010, sous le titre de Dog Pound.

En 2003, Gus Van Sant s'inspire du style d'Alan Clarke, et reprend le titre de son court-métrage Elephant, pour signer un film poignant, basé sur le drame de la fusillade de Columbine (il obtiendra notamment la Palme d'Or et le prix du meilleur réalisateur à Cannes).

Alan Clarke a surtout traité des problèmes de société, au travers de ses films, comme le hooliganisme (The Firm), le néo-nazisme (Made in Britain), la délinquance juvénile et les tentatives de "redressement" (Scum, Made in Britain).

Alan Clarke est mort d'un cancer le 24 juillet 1990, à l'âge de 54 ans. On est évidemment triste pour lui, mais on ne peut également s'empêcher d'avoir quelques regrets, quant aux films qu'il aurait encore pu réaliser, pour notre plus grand plaisir.

 

Extrait de sa filmographie :

 

The Firm (1989)

Voir l'article

Alan-Clarke-Firm-Elephant-copie-1.jpg 

Scum (1979)

Voir l'article

Alan-Clarke-Scum-copie-1.jpg 

Made in Britain (1982)

Voir l'article

Alan-Clarke-Made-in-Britain.jpg

Elephant (1989)

17 meurtres en 39 minutes, c'est ce que nous propose Alan Clarke avec Elephant, un court-métrage tourné pour la télévision. Pas de dialogue, pas d'explication, mais uniquement des moments de violence brute. C'est donc l'imagination de chacun qui construit sa propre histoire, autour de chacun de ces meurtres.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 23:22

Les producteurs

 

Producteur - producer

Le producteur (producer) est celui qui dirige la production d'un film. C'est en quelque sorte celui qui paye le film, généralement représentant d'une société de production. C'est lui qui gère le budget du film et les dépenses qui s'y rapportent. C'est également lui qui gère la distribution du film. Du moment qu'il paye, il va forcément s'impliquer et participer aux décisions concernant les points clés d'un film, notamment le casting, le scénario et le montage final. C'est à lui que l'on s'adresse lorsqu'il y a un problème.

 

Le coproducteur - co-producer

Le coproducteur (co-producer) est un producteur qui assume une partie importante ou la totalité d'une ou plusieurs fonctions qui incombent au producteur. Lorsqu'un film  a plusieurs producteurs, cela ne signifie pas forcément qu'ils sont tous coproducteurs dans le sens strict du terme.

 

Producteur associé - associate producer

Le producteur associé (associate producer) assume différentes fonctions qui lui sont attribuées par le producteur (producer), qui supervise et contrôle son travail.

 

Producteur délégué - executive producer

Le producteur délégué (executive producer) est responsable de l'ensemble de la production, sans pour autant s'impliquer dans des aspects techniques de la réalisation. Il s'occupe principalement des aspects financiers et juridiques.

 

Producteur exécutif - Line producer

Le producteur exécutif (Line producer ) gère aussi bien les membres du staff de la réalisation d'un film que les différents problèmes qui se posent. Il tient le rôle de relai entre le producteur délégué (executive producer) et l'équipe de tournage, dont le réalisateur.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 20:46

Les derniers bijoux de chez Asylum

Les productions Asylum arrivent encore et toujours à nous surprendre, malgré le fait que l'on connaît leurs méthodes par cœur. On est à peu prêt certain que lorsqu'un blockbuster sort sur nos écrans, Asylum va sortir en parallèle son propre mockbuster.

 

Les derniers en date sont :

 

American Warship, un film qui fait penser à Battleship. On y verra dans le rôle principal Mario Van Peebles, vu dans Ali, Highlander 3, Les Dents de la mer 4, ou encore dans la série Damages. . En premier lieu, le film avait été appelé American Battleship, mais après des poursuites pour plagia menées par Universal, le titre fut changé en American Warship.

American-Battleship.jpg american-warships.jpgBattleship--2012-.jpg

Abraham Lincoln vs. Zombies, rien à voir avec Abraham Lincoln: Vampire Hunter

abraham-lincoln-vs-zombies.jpg Abraham-Lincoln-Vampire-Hunter-1.jpg

Alien Origin, peut-être inspiré de Prometheus (le préquel d'Alien, signé Ridley Scott)

alien-origin.jpg Prometheus-4.jpg

 

Voir aussi :

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 22:06

Le top 5 des films de mafieux italo-américains

Suivez le chemin d'accès : Cinéma ► gangster ► mafieux ► italo-américains. Vous entrez alors dans un sous-genre de films de gangsters tout à fait passionnant. Dans ces histoires, on est toujours immergé au sein même de la "famille". Le respect et l'esprit de famille sont au premier plan. Mais ce qui compte plus que tout, encore plus que l'argent, c'est le pouvoir. Pour le pouvoir, le business, tout est permis, ou presque, et même le respect et l'esprit de famille sont parfois mis de côté. Les affranchis, malgré leur pouvoir, doivent suivre une ligne de conduite, se conformer à des règles, respecter une hiérarchie, et ceci d'une manière irréprochable. Le moindre écart et l'on se retrouve enterré dans le désert, exécuté le temps d'une plaisanterie, battu, renié. Pourtant les écarts de conduite sont parfois difficiles à refreiner. Une fois plongé dans ce monde de pouvoir et d'argent, l'envie d'en avoir toujours plus, de l'un comme de l'autre, est très forte. Mais lorsque cela arrive, cela ne pardonne pas.

 

Le Parain - The Godfather (1,2 et 3, réalisés en 1972, 1974 et 1990)

Réalisation : Francis Ford Coppola

Avec : Marlon Brando (1), Al Pacino (1, 2, 3), James Caan (1, 2), Robert Duvall (1, 2), Diane Keaton (1, 2, 3), Robert De Niro (2), Andy Garcia (3), Eli Wallach (3)

La vie d'un parrain de la mafia des années 40, à New York, Vito Corleone (Marlon Brando), puis de son descendant Michael (Al Pacino). Famille, pouvoir et argent sont au cœur de l'histoire. Ces trois films marqueront l'histoire du cinéma, mais aussi les débuts de carrière d'Al Pacino, de Robert De Niro, de Sofia Coppola, ou encore d'Andy Garcia.

 

Casino (1995)

Réalisation : Martin Scorcese

Avec : Robert De Niro, Sharon Stone, Joe Pesci, James Wood

Dans les années 60, l'histoire de Sam Rothstein (De Niro), un parieur quasiment infaillible qui est subitement propulsé à la tête d'un casino de Las Vegas : le Tangiers. En tant que parieur, il doit sa réussite hors du commun à ses recherches consciencieuses à l'excès. C'est avec la même méticulosité qu'il va gérer son casino, et se montrer totalement impitoyable avec ceux qui essayent de le voler.

Rothstein est un fait un pion placé là par la mafia, qui gère les casinos depuis l'autre bout du pays et empoche une grosse part des recettes.

La réussite de Sam Rothstein est quasiment totale. Mais petit à petit, des cailloux viennent se mettre dans les rouages. Sa femme Ginger (Sharon Stone), droguée et dépensière, son ami Nicky Santoro, incontrôlable (Joe Pesci) et les autorités, qui se montrent de plus en plus pressantes.

 

Donnie Brasco (1997)

Réalisation : Mike Newell

Avec : Al Pacino, Johnny Depp, Michael Madsen

1978, l'agent Joe Pistone, se rapproche de Lefty, un modeste membre de la mafia, sous le nom de Donnie Brasco. Il va progressivement devenir le protégé de Lefty et une amitié sincère va naître entre les deux hommes.

 

Les Affranchis - Goodfellas (1990)

Réalisation : Martin Scorcese

Avec : Ray Liotta, Robert De Niro, Joe Pesci, Lorraine Bracco, Paul Sorvino (avec un petit rôle pour Samuel L. Jackson et une apparition furtive de Tobin Bell, ou Jigsaw de la saga Saw)

La croissance dans le monde de la mafia de Henry Hill (Liotta), moitié italien, moitié irlandais. Henry se dévoue corps et âme pour la "famille", depuis sa plus tendre jeunesse, même si, comme il l'apprendra plus tard, si tu n'as pas du sang 100% italien, tu ne dépasseras jamais un certain grade.

 

Il était une fois le Bronx - A Bronx Tale (1993)

Réalisation : Robert De Niro

Avec :Robert De Niro, Chazz Palminteri, Joe Pesci

Dans les années 60, le choix difficile de Calogero qui hésite entre une vie honnête, telle celle de son père, et une vie au sein de la mafia, plus lucrative.

 

 

A la télévision : Les Soprano

Pour la télévision, la série qui nous plonge le mieux dans ce monde mafieux est évidemment Les Sopranos (1999-2007). On s'immisce dans le quotidien de Tony Soprano, parrain de son organisation. On l'accompagne alors aussi bien dans ses activités mafieuses que dans sa vie de famille, en passant par ses visites chez sa psy.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 12:00

En attendant (mai 2012)

 

Le Grand Soir

Le Grand Soir est le dernier film de Benoît Delépine et Gustave Kervern

On connaît leur humour grâce à leurs émissions, le 20h20, Groland, et parleurs première réalisations. Leur humour est contestataire, décapant et sans scrupule. Leurs histoires sont même parfois un peu tristes, pathétiques, comme dans Mammuth.

On imagine donc assez bien comment peu dégénérer la réunion de deux frères dont l'un est le dernier punk d'Europe et l'autre vendeur au rayon literie. Ajoutez à cela des acteurs aussi dégénérés, atypiques ou les deux, que Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Brigitte Fontaine, Yolande Moreau, ou encore Gérard Depardieu, Bouli Lanners. Pas besoin d'en dire plus pour imaginer la folie dans laquelle on va forcément s'embarquer, avec ce cocktail explosif. Et puis tous ces belges à l'écran, ça fait bien plaisir !


De rouille et d'os

De rouille et d'os, est le dernier film de Jacques Audiard, réalisateur dont les films sont régulièrement récompensés aux Césars ou à Cannes. On lui doit Regarde les hommes tomber (1993, César de la meilleure première œuvre), Un Héro très discret (1995, meilleur scénario à Cannes), Sur mes lèvres (2001, César du meilleur scénario), De battre mon cœur s'est arrêté (2004, Césars de meilleur réalisateur, meilleur film et meilleure adaptation), et Un Prophète (Grand Prix du jury à Cannes, Césars de meilleur réalisateur, meilleur film et meilleur scénario original).

De rouille et d'os est l'histoire d'un homme et d'une femme très différents, mais qui vont se rapprocher à la suite d'un grave accident. Stéphanie (Marion Cotillard) est dresseuse d'orques et manipulatrice d'hommes, jusqu'au jour où elle se retrouve paraplégique. Lorsqu'elle tombe sur Ali (Matthias Schoenaerts), dans un bar, elle ne se doute pas que celui-ci ne sera pas simplement un homme de plus sur sa liste de conquêtes.

 

Prometheus

Prometheus signe un retour de Ridley Scott à la science-fiction, ce genre qui a marqué son début de carrière avec les deux grandissimes classiques Alien (1979) et Blade Runner (1982). A ne pas confondre avec Promotheus: Commando Stellaire (2010), un hommage à la SF de Sandy Collora.

 

Deux scientifiques retrouvent le même pictogramme dans des grottes appartenant à diverses anciennes civilisations n'aillant jamais communiqué entre elles. Un humain pointant vers 6 étoiles. Une expédition est alors lancée vers la planète LV-416, que l'on pense reconnaître sur le pictogramme.

Cette histoire d'exploration spatiale nous emmène dans les profondeurs de l'univers, pour découvrir des éléments sur les origines de l'humanité. Il pose la question "jusqu'où ira l'homme pour trouver des réponses à ses questions". Ce film, qui devait être à l'origine un préquel d'Alien, mais qui a ensuite évolué vers un projet unique, est clairement lié à la mythique saga de science-fiction. On voit par exemple dans la bande-annonce le vaisseau annulaire que l'on avait découvert dans Alien.

Dans cette histoire futuriste ténébreuse, on retrouve un casting intéressant, constitué d'acteurs polyvalents avec Michael Fassbender (300, Eden Lake, Inglourious Basterds, A Dangerous Method), Charlize Theron (L'Associé du Diable, Monster, Dans la vallée d'Elah), Noomi Rapace (la trilogie originale Millenium, Babycall, Sherlock Holmes - Jeu d'ombres), Idris Elba (28 semaines plus tard, American Gangster, Thor), ou encore Guy Pearce (L.A. Confidential, Vorace, Memento, Démineurs).

Alien-copie-1

Alien

Prometheus-1

Prometheus

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 12:22

4,5/5 - AMERICAN GRINDHOUSE

(Une rétrospective du cinéma d'exploitation)

American-Grindhouse.jpgAmerican Grindhouse est un film documentaire, signé Elijah Drenner, se plongeant sur l'histoire du cinéma d'exploitation. Les cinémas grindhouse, c'étaient ces salles américaines qui diffusaient des films d'exploitation, soit des réalisations ayant comme principal objectif de faire de l'argent, ceci avec des sujets chocs tournés à moindre budget. On pouvait y visionner deux, voire trois films par soir. Pour faire de l'argent, les réalisateurs se sont sans cesse renouvelés, en exploitant un à un les sujets les plus porteurs : la violence, le sexe, les drogues, etc.

On apprend beaucoup dans ce documentaire, car le cinéma d'exploitation est finalement un reflet de la société. Cette catégorie de films a pris naissance dès que le cinéma a lui-même été créé et ne disparaîtra jamais. Ces films ont beaucoup de succès parce qu'ils donnent au public exactement ce qu'il cherche.

En 1959, par exemple, The immortal Mr. Teas, de Russ Meyer, est le premier film d'un nouveau genre, les nudies-cuties. Comme son nom le sous-entend, les nudies-cuties mettent en scène des femmes nues, de manière totalement gratuite, sans prétexte. Plus tard, les films se brutalisent en alliant violence et nudité. Des scènes de sexe ne pouvant être explicitement montrées, la violence est alors utilisée comme substitut.

Dans les années 60, la nudité pointe le bout de son nez avec les Beach party Movies. Pas besoin d'en dire plus, on y voit des groupes de jeunes, les filles en bikinis, qui dansent sur la plage sur une musique rock'n'roll.

Grindhouse---Scum-Of-The-Earth.jpgDans la foulée apparaît la sexploitation avec les films de roughie. Ceux-ci allient torture et sexe, mettant en scène des sévices infligés à des femmes dénudées. Le premier roughie est sans doute Scum of the Earth (1963), réalisé par Herschell Gordon Lewis. La même année, celui-ci réalise également ce qui peut être considéré comme le premier film gore, avec Blood Feast (le gore était déjà bien connu au théâtre avec le Grand Guignol, à Paris). Trois ans plus tôt, le Psycho d'Alfred Hitchcock avait déjà marqué un tournant dans la violence au cinéma. Mais c'est le film d' Herschell Gordon Lewis qui introduit le gore. Cependant, la différence entre une production hollywoodienne d'Hitchcock et un film d'exploitation est finalement assez mince. L'une des principales différences est le budget, ce qui sous-entend la publicité qui est faite pour la promotion du film. La grande différence entre Blood Feast et Psycho n'est pas la violence, mais le gore. Le premier montre ce que l'autre sous-entend.

En 1965, les drug movie font leur entrée en scène, ciblant les jeunes en recherche de libertés. Le même public est visé par les bike movie. Easy Rider (1969) est le représentant le plus célèbre d'un mélange des deux genres. Certaines scènes seront d'ailleurs tournées avec une grande partie du staff complètement stone, devant et derrière la caméra. A cette époque, on est en plein dans la contre-culture, une réaction de la jeunesse face à la domination culturelle de la bourgeoisie bien-pensante et puritaine.

Grindhouse---The-Big-Bird-Cage.jpgEn 1967, Love Camp 7 marque le début d'un nouveau genre, celui des films de femmes en prison, les "women in prison", même si en réalité, le genre a déjà été lancé quelques années plus tôt avec Caged (1950), ou encore Ladies they talk about (1933). Généralement peu habillées, les prisonnières sont filmées en train de prendre leur douche à plusieurs, de se battre dans la boue ou de tirer à la mitraillette. The Big Bird Cage (1972), est un autre exemple typique réunissant tous les ingrédients du women in prison.

S'en suivront, par extension, les films de gardiennes de camps nazis persécutant et torturant des prisonnières : la nazi exploitation (ou nazisploitation). L'un des films emblématique du genre est sans conteste Ilsa, la louve des SS (1975), de Don Edmonds. C'est en 1971, que la nazisploitation prend vie, avec The Tormentors, où l'on voit s'affronter des nazis et Jésus. Les nazis symbolisent si bien le Mal que, dans les films, ils représentent le meilleur prétexte pour montrer toutes sortes d'atrocités. On peut tout leur mettre sur le dos, sans que cela ne choque personne.

En 1972, Wes Craven signe un classique de Rape & Revenge avec The last House on the left. Pour l'effet de pub, le film met en grade le spectateur en ces termes : "to avoid fainting, keep repeating, it's only a movie… it's only a movie… it's only a movie" (pour éviter l'évanouissement, ne cessez de répéter, ce n'est qu'un film ... ce n'est qu'un film... ce n'est qu'un film). Cette technique avait en fait déjà été utilisée 7 ans plus tôt, dans Color Me Blood Red, d'Herschell Gordon Lewis.

Grindhouse---Black-Ceasar.jpgAu début des années 70, le cinéma d'exploitation s'attaque à un autre créneau, s'adressant à un nouveau public, les afro-américains: c'est la blaxploitation. Par exemple, Sweet Sweetback's Baadasssss Song (1971), une réalisation signée Melvin Van Peebles, ou Black Ceasar (1973), de Larry Cohen. La blaxploitation exploite le mouvement pour les droits civils des afo-américains.

1972 marque le début de la pornographie, avec Deep Throat, de Gerard Damiano. Ce film devient très vite un véritable phénomène. Tout le monde veut le voir, quelque soit sa classe sociale.

Après le succès de Jaws (1975, de Steven Spielberg), le cinéma d'exploitation s'attaque également aux films d'horreur mettant en scène l'homme contre l'animal, avec par exemple Piranhas (1978, de Joe Dante), Alligator (1980), Cujo (1983) et Cat's Eye (1985), tous trois de Lewis teague.

 

Pour résumer, le cinéma d'exploitation n'a pas pour but de faire passer un message mais d'exploiter les sujets porteurs pour faire de l'argent. Comme nous dit John Landis, "dans le business, un film qui fait de l'argent est un bon film". En outre, c'est un monde de liberté dans Grindhouse---The-Thing-with-Two-Heads.jpgles sujets et dans la manière de faire les films. Le scénariste James Gordon White disait que tout ce qu'il désirait avec ses films était divertir et s'amuser, comme lorsqu'il écrit The Incredible 2-Headed Transplant (1971, de Anthony M. Lanza) et The Thing with Two Heads (1972, de Lee Frost).

Petit à petit, à la fin des années 80, les salles grindhouse ont marqué le pas, lorsque les films d'exploitation sont diffusés directement en vidéo, sans passer par la case cinéma. Cela permet de faire des films à des coûts encore moindres. Cependant, le cinéma d'exploitation ne meurt pas et ne mourra jamais, tant que le cinéma existera. Dernièrement des films d'exploitation, rendant hommage aux salles grindhouse, ont vu le jour notamment sous la houlette de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, avec Grindhouse (2007). Puis, avec des films comme Hell Ride (2008, de Larry Bishop) ou encore Machete (2010, de Robert Rodriguez et Ethan Maniquis) et Hobo with a Shotgun (2011, de Jason Eisener), deux films adaptés de fausses bande-annonce du double métrage Grindhouse de Tarantino et Rodriguez.

 

American Grindhouse est enrichi par les commentaires de différentes personnalités qui ont marqué le cinéma d'exploitation (réalisateurs, scénaristes, acteurs,…), par des écrivains ou des historiens. Parmi ceux-ci :

  • Les réalisateurs John Landis (Schlock, dans lequel il interprète lui-même Schlock, Les Blues Brothers, Le Loup-garou de Londres), Joe Dante (Piranhas, Gremlins, L'Aventure intérieure), William Lustig (Maniac, Maniac Cop 1, 2 et 3) ou encore Herschell Gordon Lewis.
  • L'historien du cinéma Eric Schaefer, auteur du livre "exploitation filmmaking".
  • Kim Morgan, écrivaine d'essais et d'articles sur le cinéma.
  • Eddie Muller, écrivain connu pour ses livre sur le cinéma comme "Grindhouse: The Forbidden World of "Adults Only" Cinema".

Realisateur-Grindhouse.jpg

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 22:10

3,5/5 - THE CABIN IN THE WOODS (Vacances décevantes)

Quelle bonne surprise que ce Cabin in the Wood. Le titre n'est pas franchement évocateur, et c'est encore pire quand on le dit en français : La Cabane dans les bois. Quant au synopsis, pas plus réjouissant a priori, tant cela paraît vu et revu. Un groupe de jeunes qui part passer un weekend dans une cabane isolée, dans la forêt, et a qui il arrive malheur. Très, classique. Quoique. En effet, la bande-annonce laisse présumer quelques surprises. Non seulement nos cinq jeunes amis sont apparemment observés sur des écrans, mais la cabane n'est apparemment pas le seul lieu de l'histoire.

Au final, The Cabin in the Wood s'avère un très bon film. Même si l'on s'attend à être surpris, celui-ci ne cesse de nous étonner du début à la fin. Un excellent film pour les amateurs d'horreur. The Cabin in the Woods nous fait passer par toutes sortes d'émotions. Tantôt sérieux, tantôt délirant, parfois gore, parfois jouant sur les nerfs. L'histoire, qui paraît très simple et stéréotypée, s'avère complexe, très complexe même. On distingue clairement certaines influences qui ont guidé Drew Goddard. [spoiler] Par moment, on est pas loin d'un mélange de Cube, Evil Dead et 13 Fantômes [/spoiler]. Et pour finir, l'apparition d'une guest star inattendue, mais qui ravira les amateurs. On en dira pas plus. A voir.

The Cabin in the Wood est une réalisation signée Drew Goddard, son premier film, mais qui fut scénariste de Cloverfield.

The-Cabin-In-The-Woods-3.jpgthe-cabin-in-the-woods-2

The-cabin-in-the-woods-1.jpgthe-cabin-in-the-woods.jpg

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 23:34

3,5/5 - LUCKY NUMBER SLEVIN (On comprend tout à la fin)

Lucky Number Slevin (2006), c'est une histoire tordue, farfelue, qui se joue essentiellement sur des dialogues très amusants. Amusants, absurdes, et très bien tapés. En plus, ces dialogues sont excellemment joués par des acteurs tels que Josh Hartnett, Bruce Willis, Morgan Freeman, Lucy Liu, Ben Kingsley ou encore Stanley Tucci. Rien que ça.

L'histoire, c'est celle de Slevin, un type tout ce qu'il y a de plus banal, qui débarque dans l'appartement new-yorkais d'un ami, Nick Fisher. Ce dernier n'est pas là, mais la porte étant ouverte, Slevin s'installe. A peine arrivé il se retrouve confronté à deux groupes de gangsters, qui le prennent pour Nick Fisher. A la tête des deux clans, deux ennemis mortels depuis 20 ans : le Boss (Morgan Freeman) et le Rabbin (Ben Kingsley). Chacun exige de Slevin qu'il s'acquitte des dettes de son ami Fisher, qui a disparu, ne voulant rien savoir de ses protestations. Il fait également la connaissance de la voisine de Fisher, Lindsey (Lucy Liu), qui va l'aider à comprendre ce qui lui arrive.

En parallèle, on aperçoit un homme sans expression qui œuvre dans l'ombre, appelé Goodkat (Bruce Willis). L'histoire est lancée.

Lucky Number Slevin nous fait passer un pur bon moment, ponctué d'un twist final agréable, et qui arrive même à nous surprendre en partie.

Une bonne réalisation de Paul McGuigan, qui fait un peu penser à des films de Guy Ritchie, tels que les excellentissimes Arnaques, crimes et botanique (1998) et Snatch (2000). Depuis Paul McGuigan a réalisé ensuite Push (2009), un film d'action de science-fiction qui remplissait son rôle de divertissement, mais rien de plus.

 

Quelques exemples de répliques que l'on retrouve dans Luncky Number Slevin :

- Fisher : Ca c'est une putain d'histoire.

- Goodkat : Charlie Chaplin a voulu participer à un concours de sosie à Monte-Carlo, il a terminé 3ème. Ca c'est une sacrée histoire. Là il s'agit d'autre chose.

 

- Slevin : T'es moins grande que je croyais

- Lindsey : Oui, j'suis petite pour ma taille.

 

- Sloe : Dis ça à un unijambiste mec, comme ça ça lui ferait une belle jambe pour courir !

 

- Le Rabbin : Les malchanceux ne sont pas autres choses qu’un point de référence pour les chanceux... Vous êtes malchanceux afin que, je sache que je ne le suis pas ! Malheureusement, les chanceux ne connaissent leur chance que lorsqu’il est trop tard. Dans votre cas c’est flagrant, hier vous étiez en bien meilleure posture qu’aujourd’hui mais vous ne le constatez qu’aujourd’hui. Cependant, aujourd’hui hélas il s’avère qu’il est déjà trop tard !

 

- Le Rabbin : Mon père disait : le premier qui te traite de cheval met-lui ton poing dans la gueule, le second qui te traite de cheval traite-le de con, mais le troisième qui te traite de cheval, eh bien là il est peut-être temps d'aller te payer une selle.

 

- Slevin : Il y a ce gars qu'on appelle le boss. Et de l'autre côté de la rue, il y a ce gars qu'on appelle le Rabbin.

- Lindsey : Pourquoi on l'appelle le Rabbin ?

- Slevin : Parce qu'il est Rabbin.

- Lindsey : Hum …

 

Et comme en version originale, that always sounds better :

- Fisher : That's a fuckin' story, man.

- Goodkat : Charlie Chaplin entered a Charlie Chaplin look-alike contest in Monte Carlo and came in third. Now, that's a story. This... this is something else.

 

- Slevin : You're not as tall as I thought you'd be

- Lindsey : Well I'm short for my height.

 

- Sloe : Look, look! Tell it to the one-legged man, so he can bump it off down the road.

 

- The Rabbi : The unlucky are nothing more than a frame of reference for the lucky, Mr. Fisher. You are unlucky so that I may know that I am not. Unfortunately, the lucky never realize they are lucky until it's too late. Take yourself, for instance. Yesterday, you were better off than you are today, but it took today for you to realize it, but today has arrived, and it's too late.

 

- The Rabbi : My father used to say : "the first time somebody calls you a horse, you punch'em on the nose, the second time somebody calls you a horse, you call'em a jerk, but the third time

somebody calls you a horse, well, then perhaps it's time to go shopping for a saddle."

 

- Slevin : Well, there's this guy and they call him The Boss, right, and then right across the street, there's this man they call The Rabbi.

- Lindsey : Why do they call him The Rabbi?

- Slevin : Because he's a Rabbi.

- Lindsey : Hum …

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Published by Dr-Strangelove - dans Critiques 3 -5-5
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