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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 11:08

3,5/5 - LES ANGES DE LA NUIT (Histoire de famille et de gangsters)

Les Anges de la nuit (State of Grace) est un film de Phil Joanou, de 1990, où les sentiments se mêlent à un monde de violence.

Un jour, Terry Noonan (Sean Penn) revient dans le quartier d'Hell's Kitchen de Manhattan, après 12 ans d'absence. Il retrouve alors ses amis d'enfance, Stevie (John C. Reilly) et Jackie (Gary Oldman), et son amour de jeunesse Kathleen (Robin Wright), la sœur de Jackie. Tous sont issus de la communauté irlandaise, très présente dans le quartier. Jackie met immédiatement Terry en contact avec son frère Frankie Flannery (Ed Harris), afin qu'il intègre le modeste groupe mafieux que celui-ci dirige.

Frankie a beaucoup à faire pour à la fois gérer la mafia italienne, qui le met fortement sous pression, et son frère Jackie, relativement nerveux et incontrôlable. Les affaires sont dures, et la violence est omniprésente. Cette violence est illustré dans l'image (de multiples crimes sanglants) et dans les dialogues (un nombre de "fuck" qui ne doit pas être loin de rivaliser avec le film Scarface).

[Semi-Spoiler/ON] On se rend rapidement compte que Terry est en fait flic à Boston et qu'il est là pour s'infiltrer dans l'organisation mafieuse de Frankie. Il est alors pris entre la solide amitié qui le lie à ses amis d'enfance et son devoir de flic. [Semi-Spoiler/OFF].

Les Anges de la nuit apparaît relativement tôt dans la carrière des deux personnages principaux que sont Gary Oldman et Sean Penn, même si ce dernier a déjà interprété des rôles importants dans des films comme Taps (1981, révélé dans ce film tout comme Tom Cruise), Le Jeu du faucon (1985), Comme un chien enragé (1986), Colors (1988) ou encore Outrages (1989). Tous deux sont vraiment excellents, dans les rôles de ces deux hommes, qui ont grandi ensemble, mais ont ensuite choisi une voie différente dans la vie. Ils se cherchent encore, alors que la figure paternelle semble manquer à tous les deux. Frankie, qui devrait jouer ce rôle, en tant que chef de bande, a de la peine à l'assumer.

Robin Wright apparaît dans son premier grand rôle au cinéma, elle qui fut découverte dans la série TV Santa Barbara, dans laquelle elle tourna plus de 450 épisodes. 4 ans plus tard, on la retrouvera dans le célèbre rôle de Jenny, l'amie de Forrest Gump. C'est sur le tournage de Les Anges de la nuit qu'elle rencontre son futur mari Sean Penn, avec qui elle sera mariée 14 ans (1996-2010).

Le film repose essentiellement sur ce talentueux trio d'acteurs. Mais Ed Harris est également très bon en chef mafieux très humain.Le tout est rythmé par la musique composée par le génie Ennio Morricone.

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 16:59

4/5 - BLADE RUNNER (Film noir de science-fiction)

Blade Runner (1982) est l'œuvre sombre de Ridley Scott, encore plus sombre que son film précédent : Alien. Il nous dresse le portrait d'un futur ténébreux, plongé en permanence dans la nuit. Les rues sont presque uniquement éclairées par des lumières artificielles, comme des panneaux publicitaires géants. Tout semble d'ailleurs un peu artificiel. La plupart des animaux sont des faux, des "robots". Le film se termine dans un immeuble déserté et en ruine, où l'orage est presque aussi perceptible à l'intérieur qu'à l'extérieur. Blade Runner est vraiment un film d'ambiance. La force des décors, de la photographie et de la musique nous plonge dans les méandres de cette histoire noire.

Dans le cinéma de science-fiction, Blade Runner est un peu l'anti-Terminator. Dans Terminator, les machines se rebellent et tentent d'exterminer tous les humains. Dans Blade Runner, cinq robots se révoltent pour la vie. Issus de la dernière génération, les Nexus 6 sont "plus humains qu'un humain", comme le clame leur créateur : ils sont dotés de sentiments. Et c'est finalement ce côté humain qui va se révéler le plus dangereux. Car ils vont s'insurger contre leur durée de vie, que l'on a limitée, par sécurité, à 4 ans. Les méchants ne le sont donc pas tant que ça au final. Ils représentent le besoin humain de pouvoir et de manipulation.

Voir, ou plus certainement revoir Blade Runner est aussi l'occasion de revenir sur la carrière d'Harrison Ford, qui est quand même un sacré acteur. Dans sa filmographie, Blade Runner se situe au milieu de sa plus grande période. Avant, on l'avait déjà vu dans des films comme Star War (1977), Apocalypse Now (1979), L'Empire contre-attaque (1980) et Les Aventuriers de l'arche perdu (1981), interprétant des personnages aussi mythiques que Han Solo et Indiana Jones. On le retrouve d'ailleurs dans la foulée dans les suites Le Retour du Jedi (1983) et Indiana Jones et le temple maudit (1984). Après plusieurs films, dont le troisième volet de la saga Indiana Jones, il incarne à nouveau un personnage célèbre du cinéma, le Dr. Richard Kimble, dans Le Fugitif. La suite est moins fameuse, avec du bon (Apparences, un bon thriller fantastique) et du moins bon (6 jours, 7 nuits, une romance légère), jusqu'au pire (Air Force One, un film d'action au patriotisme ridicule). En 2008, il reprend le rôle d'Indiana Jones, presque 20 plus tard, dans un épisode de trop, d'une saga jusque là parfaite (alors qu'un n°5 est prévu ; ça fait peur). En 2012, il intègre le casting de Cowboys et Envahisseurs (Cowboys & Aliens), où des extra-terrestres attaquent le Far West.

Blade Runner

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 23:53

3/5 - LE CHOC DES TITANS (Dieux contre humains)

Dans le registre mythologique, avant Les Immortels, évoqué précédemment, il y a eu Le Choc des Titans (Clash of the Titans), un an plus tôt, en 2010. La même année, Percy Jackson faisait une intrusion dans la mythologie, puisque le gamin est le descendant de Poséidon. Le film est l'adaptation d'une série de 5 livres mêlant la mythologie grecque à la vie d'un jeune garçon de notre époque. Même si ces histoires relèvent surtout du conte pour enfants, elles font tout de même référence à la mythologie.

Pour revenir au Choc des Titans, ce film est beaucoup plus fidèle que Les Immortels, même s'il est entaché d'une bonne dose de romance (comme si cela était nécessaire de romancer de la mythologie !). Par exemple, le personnage Lo (Gemma Arterton) ajoute essentiellement une dimension romantique. Elle et Persée finissent forcément par tomber sous le charme l'un de l'autre. Le Choc des Titans prend aussi quelques largesses par rapport à la vie de Persée.

Persée est effectivement le fruit de l'union entre le Dieu Zeus et l'humaine Danae, ce qui fait de lui un demi-Dieu. Mais ensuite, lui et sa mère furent jetés à la mer par son grand-père Acrisios, et non pas par son beau-père, le roi Acrisius. Dans la mythologie, Polydectès, qui les recueille, envoie Persée tuer la Gorgone, en espérant qu'il n'en revienne pas et qu'il puisse ainsi séduire Danae. Dans le film, il doit tuer le Kraken, pour sauver la ville d'Argos, la vie d'Andromède, fille du roi Cépheus et de Cassiopée, et empêcher Hadès de prendre le contrôle de la Terre. Le film s'inspire donc fortement de la trame narrative mythologique, tout en transformant certains des principaux éléments de l'histoire.

Si l'on arrête de comparer Le Choc des Titans à la mythologie et que l'on se contente de le considérer de manière isolée, celui-ci se situe dans la lignée des bons films du genre, avec ses monstres fantastiques, ses Dieux, et ses humains grands aventuriers et grands guerriers.

Le rôle de Persée est soutenu par Sam Worthington, découvert pour ma part en 2009, dans Terminator renaissance et Avatar. L'Olympe est dirigé par Liam Neeson (Zeus), alors que Ralph Fiennes (Hadès) règne en Enfer.

Le Choc des Titans est une réalisation du français Luis Leterrier. Il signe là un cinquième long-métrage après des films d'action comme Le Transporteur, Le Transporteur II, Danny The Dog et The Incredible Hulk, bien mieux que le Hulk de 2003.

A noter que ce Choc des Titans est un remake du film du même nom, de 1981.

En 2012, est sortie la suite, La Colère des Titans., réalisé par Jonathan Liebesman (Massacre à la tronçonneuse - Le commencement, The Killing Room, World Invasion: Battle Los Angeles). Les trois acteurs principaux (Worthington, Neeson et Fiennes) reprirent leur rôle, pour cette suite réussie.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 20:48

3/5 - LES IMMORTELS (Libertés esthétiques sur la mythologie)

Quand Tarsem Singh s'attaque à la mythologie grecque, cela donne un résultat très très beau, mais un film pas vraiment fidèle. Selon la mythologie, les Titans on bien été emprisonnés dans le Tartare. Cependant, le Tartare n'est pas un mont, mais un gouffre aussi profond que la distance qui sépare la surface de la Terre au ciel. Mais ceci n'est que le prénom, car Hypérion ne les a pas libérés. Hypérion qui n'est d'ailleurs pas roi d'Héraklion, au contraire de Minos, mais un Titan, fils d'Ouranos et de Gaia, et père d'Hélios, le dieu du Soleil. Quant à Thésée, s'il est un des plus grands rois d'Athènes et un des plus fameux héros de l'Attique, il n'a jamais combattu Hypérion. Le film s'inspire en fait très librement de plusieurs mythes qu'il entremêle et modifie. On retrouve par exemple des éléments de l'affrontement entre Thésée et le Minotaure, ici faussement représenté par un malabar masqué d'une tête de Taureau grillagée. Le masque d'Hypérion, lui, fait penser à un mélange de Sauron (Le Seigneur des Anneaux) et de l'étrange vision de Donnie Darko. Quant à Phèdre, elle est un doux mélange entre la Phèdre de la mythologie et l'oracle de Delphes. Là, la Pythie rentrait en transe et dispensait des paroles confuses qui étaient interprétées par des prêtres. Celles-ci sont plutôt bien représentées dans le film 300 (Zack Snyder, 2006), lorsque Leonidas va consulter l'Oracle, au début de l'histoire. Phèdre fut effectivement prise comme épouse par Thésée, mais leur union fut moins romantique que dans le film, puisque celle-ci du le partager avec sa sœur Ariane.

On est donc très loin de la mythologie, on va même jusqu'à la bafouer, on s'en moque en fait, peut-être sous prétexte que ce ne sont que des croyances. Qu'à cela ne tienne, Les Immortels est un film visuellement très esthétique, comme tous les films du réalisateur indien (The Cell, The Fall, Blanche-Neige). Tarsem Singh insiste toujours sur les couleurs, leur pureté, leur intensité, et le résultat est agréable.

Mais alors, qu'en retire-t-on, à par cette beauté subjective, ce plaisir pour les yeux ? Et bien pas grand-chose, mais cela peut suffire. Et finalement, ceux qui ne s'intéressent pas à la mythologie, ou qui ne la connaissent pas, ne se formaliseront sans doute pas des libertés prises par les scénaristes. On notera que ce n'est parce que l'on porte un nom à consonance grecque que l'on connaît ses classiques de la mythologie, puisque le scénario est signée par les frères Parlapanides.

A l'affiche, Mickey Rourke par vraiment impressionnant en Roi Hypérion, Freida Pinto (Phèdre) découverte dans Slumdog Millionaire, Henry Cavill (Thésée) découvert dans la série Les Tudors, Luke Evans (Zeus) qui avait déjà interprété Apollo dans Le Choc des Titans (2010) et John Hurt en guest star.

Les Immortels (Immortals), réalisé par Tarsem Singh, en 2011.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 21:37

3,5/5 - LE SOURIRE DE MONA LISA (Evolutions des mœurs)

Le Sourire de Mona Lisa (Mona Lisa Smile, 2003) est un très beau film engagé, revisitant le combat féministe, dans les années 50. Mike Newell nous dresse le portrait de Katherine, une professeure d'art aux pensées progressistes, quant à la condition féminine. Elle doit faire face à une institution ultra conservatrice, et à ses élèves conditionnées à accepter leur destin d'épouse au service de leur mari. Car c'est ce qui leur attend. Un mariage avec un homme qui travaillera pour ramener l'argent, pendant qu'elles prépareront tout pour l'accueillir en fin de journée. Il ne faut même pas oser penser à faire des études universitaires, et encore moins travailler. Ce besoin de stabilité et sans doute à mettre sur le dos d'un traumatisme d'après-guerre. Dans ce contexte, Katherine mène un combat vigoureux contre ces préceptes réactionnaires, qui sont encore plus révoltants lorsqu'ils sont plaidés par des femmes. Pour ouvrir l'esprit de ses élèves, Katherine compare la condition féminine à l'art. Chaque évolution artistique a eu ses détracteurs, ses combattants, mais c'est à force de persévérance et d'ouverture d'esprit que l'art a à chaque fois évolué. C'est également en changeant son point de vue et en remettant en cause les préceptes établis, que le progrès féministe a pu avancer, comme tous les autres progrès d'ailleurs.

Le haut du casting est composé d'un groupe de talentueuses actrices. L'expérimentée Julia Roberts, interprète le rôle de la professeure féministe. Elle mène son combat face à une classe de jeunes filles dont un groupe de 4 se distingue, interprétées par Kirsten Dunst (Virgin Suicide, Spider-Man, Marie-Antoinette, Melancholia), Maggie Gyllenhaal (Donnie Darko, La Secrétaire), Julia Stiles (Hamlet, La Mémoire dans la peau) et Ginnifer Goodwin (Walk the Line).

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:02

2,5/5 - ULTRAVIOLET (Orgie d'effets spéciaux et d'action)

Ultraviolet (2006), c'est de l'action sans discontinuer. L'action va même en s'intensifiant progressivement, au point qu'à certains moments cela devient vraiment n'importe quoi. Pour ce film de science-fiction, qui rentrera a peine dans ses frais, on a l'impression que le budget (30 mio $) a été totalement investi, d'une part dans les effets spéciaux et dans le salaire de Milla Jovovitch. En effet, beaucoup de FX, énormément de FX, voir carrément trop de FX, dans ce film où même Milla Jovovitch semblerait retouchée, si on ne savait pas qu'elle est tout simplement bien foutue. C'est d'ailleurs toujours aussi chouette de voir l'ex top model interpréter des rôles de tueuses au caractère bien trempé, depuis Resident Evil, en 2002.

Donc, même si souvent les scènes d'action sont vraiment exagérées, ce film réussit tout de même à nous faire passer un bon moment de divertissement, grâce à la badass Milla.

Au passage, Ultraviolet est une réalisation de Kurt Wimmer, la troisième après One Tough Bastard (1996) et l'excellent Equilibrium (2002).

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 09:04

3/5 - AGITATOR (Dispute familiales)

Agitator (Araburu tamashii-tachi) est un excellent film se déroulant exclusivement dans le monde des yakuzas, un thème récurrent de la filmographie de Takashi Miike (Graine de Yakuza, Rainy Dog, Bird People in China, Blues Harp, Ichi the Killer, Graveyard of Honor, ...). On le sait ou on l'apprend, la vie d'un yakuzas est un mélange d'ultraviolence, d'honneur et d'esprit de clan.

L'équilibre dans la hiérarchie des clans, réunis en famille, est très fragile. Il suffit d'un rien pour que le sang se mette à couler et qu'une guerre décime les rangs. Le motif principal pour se battre n'étant pas l'argent, mais la réparation d'un honneur bafoué. C'est ainsi que tout va basculer dans Agitator. L'escalade de la violence devient vite incontrôlable, malgré des tentatives de jeux de pouvoir et d'alliances.

Agitator (2001), de Takashi Miike.

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 10:44

3,5/5 - DARK SHADOWS (Comédie vampirique)

Dernière réalisation de Tim Burton, Dark Shadows est une comédie d'humour noir, inspirée de la série TV du même nom de Dan Curtis, diffusée entre 1966 et 1971, puis reprise pour une saison, en 1991.

Dark Shadows met en scène le retour parmi les siens de Barnabas Collins. En 1766, celui-ci fut la victime d'Angélique Blanchard. La jeune femme éperdument amoureuse de Barnabas, fut prise d'une colère folle, lorsque celui-ci lui refusa son amour, qu'il ne partageait pas. La jeune femme s'avéra être une puissante sorcière. Elle provoqua la mort ses parents de Collins, le suicide de sa bien-aimée, Josette, et le transforma en vampire. Il fut ensuite enterré, condamné à rester une éternité sous terre. Mais c'était sans compter sur une équipe d'ouvriers, qui finit par le déterrer 196 ans plus tard.

Dark Shadows est une bonne comédie à l'humour macabre, dans la veine de films comme La Mort vous va si bien (1992). Même si l'histoire ne se distingue pas par son originalité, le film est très agréable à regarder. Un film visuellement très beau, comme toujours avec Tim Burton, dont chaque centimètre carré de décors semble avoir été pensé dans les moindre détails. Le jeu des acteurs est tout aussi excellent. Dark Shadows marque la 8ème collaboration entre Johnny Depp et Tim Burton. On retrouve bien évidemment la femme du réalisateur, Helena Bonham Carter, qui interprète le rôle d'une psychiatre alcoolique, totalement désespérée à l'idée de vieillir (6ème film tourné sous la direction de son mari). Michelle Pfeiffer, vieillissante mais toujours aussi adroite dans des rôles atypiques et un peu déjantés. Cette seconde collaboration avec Tim Burton intervient 20 ans après la première et Batman, le défi. Face à Barnabas, Angélique, la sorcière qui porte plutôt mal son nom, est interprétée par une Eva Green brillante. Elle fait preuve d'un jeu d'actrice génial, pimenté par un sourire plein de malice. On prend également beaucoup de plaisir à voir une nouvelle apparition en guest star presque inévitable de Chrisopher Lee. Depuis Sleepy Hollow, en 1999, c'est la 5ème fois que l'on voit apparaître ce géant du cinéma dans un film de Tim Burton.

Pour finir, le talent des acteurs est soutenu par des effets spéciaux impeccables, et adéquatement utilisés. La scène finale est vraiment superbe à ce niveau-là.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 14:28

3/5 - GIRLFRIEND EXPERIENCE (La vie d'une escort girl)

Girlfriend Experience est un film réalisé en 2009, par Steven Soderbergh (Traffic, Ocean's Eleven, Contagion), qui parle de la vie de Christine, ou Chelsea, escort girl. On l'accompagne dans une tranche de sa vie, au travers de différentes discussions. Des discussions qu'elle a avec une amie, son petit ami, un journaliste ou tout simplement avec ses clients. Car au final, son métier ressemble plus à celui d'une psychologue qu'à celui d'une prostituée. Ses clients, hommes d'affaires riches, profitent des instants passés avec Chelsea pour se décharger émotionnellement. Ils lui parlent de leurs différents problèmes, après être allé voir un film au cinéma, et avant de coucher. Christine joue le rôle de la petite amie que l'on voit régulièrement. Tantôt elle reçoit les confessions de ces hommes, tantôt c'est elle qui se confie.

Christine est une femme comme les autres, avec des sentiments. Comme lorsqu'elle tombe amoureuse d'un client, ce qui la pousse à remettre en cause sa relation avec son conjoint. Girlfriend Experience est le portrait d'une femme émotionnellement fragile, en recherche d'amour, et qui accorde un peu trop facilement sa confiance.

Le film est marqué par une très belle photographie, dans les couleurs, le cadrage. Il est composé de scènes courtes, qui ne sont pas liée dans un ordre chronologique. L'essentiel est exprimé par les dialogues, omniprésents tout au long du film, et qui sont très agréables. Girlfriend Experience, comme souvent chez Soderbergh, est construit quasiment comme un documentaire. Les dialogues sonnent comme des témoignages. Le spectateur s'immisce dans la vie de Christine Brown de manière très discrète, afin d'y récolter un maximum d'authenticité. Cela se ressent par le point de vue de la caméra. On observe les scènes de loin, de derrière une vitre, en contre-plongée. On a sans arrêt l'impression d'être caché, d'être réellement présent, mais sans que les personnages ne puissent nous voir.

L'année 2009 marque un tournant dans la carrière de la star du X Sasha Grey. Pendant cette année, elle tourne ses premiers films hors du cinéma X, avec Girlfriend Experience et le mauvais film d'épouvante Smah Cut. Sa première apparition dans le cinéma hollywoodien remonte en fait même à 2007, avec Homo Erectus, une médiocre comédie potache à l'américaine. Elle apparaît ensuite dans 2 ou 3 films pas vraiment connus et joue son propre rôle dans plusieurs épisodes de la série Entourage, en 2010.

On la retrouvera bientôt dans Skinny Dip, dans lequel elle interprète une femme qui a soif de vengeance, après la mort de son petit-ami. On la retrouvera aux côtés d'icones du cinéma d'exploitation telles que Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Pam Grier, Brigitte Nielsen, ou encore Bill Moseley.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 12:27

 

4/5 - COSMOPOLIS (Le déclin du capitalisme aux côtés de Robert Pattinson)

Cosmopolis est le nouveau film de David Cronenberg sorti peu de temps après A Dangerous Method (2011). Dans ce film atypique, basé sur le roman Cosmopolis de Don DeLillo (2003), on retrouve un Cronenberg explorateur du genre humain. Presque un huis clos, puisque le personnage principal Eric Packer ne quitte qu'à de rares moments sa limousine, un vrai bijou technologique. Le film commence d'ailleurs quand celui-ci y pénètre. Packer est un jeune homme dynamique, maître de la finance et donc multimilliardaire.

Lorsqu'il rentre à l'arrière de sa limousine, c'est avec une idée précise en tête : se faire faire une nouvelle coupe de cheveux. Et pour cela, il doit traverser New York. Son chef de la sécurité le lui déconseille. En effet, les embouteillages promettent d'être conséquents, car le Président est en ville. De plus des informations tendent à faire penser à une menace sur sa propre personne, celle de Packer. Pourtant, ce dernier insiste, il tient à sa coupe de cheveux.

A travers ce road movie urbain, on va suivre avec lui le déclin du capitalisme, symbolisé par la chute du yuan chinois. Différents interlocuteurs vont se succéder, à l'intérieur de la limousine et parfois en dehors. Cosmopolis est donc extrêmement riche en informations, puisque l'on assiste à près de 1h50 de dialogues quasiment ininterrompus, composés de réflexions philosophiques, économiques et socio-culturelles. Les différents seconds rôles qui se succèdent sont tous très bons, interprétés par des acteurs tels que Juliette Binoche (Le Patient anglais, Le Chocolat), Paul Giamatti (Man on the Moon, De l'ombre à la lumière), Mathieu Amalric (Munich, Quantum of Solace, Adèle Blanc-Sec, ici en entarteur polonais, à l'image du coutumier belge, Noël Godin), ou encore Sarah Gadon (A Dangerous Method).

Mais tous ces satellites gravitent autour d'un seul et unique personnage central : Eric Packer, soit Robert Pattinson. L'acteur est vraiment bon, dans le rôle ce personnage séduisant mais inexpressif, qui cherche à ressentir plus de choses. Un rôle passablement plus consistant que celui d'Edward Cullen (Twilight). On ne peut s'empêcher de penser à son rôle de vampire, qui le poursuivra encore un certain temps, mais Bob nous a déjà montré ses qualités d'acteurs dans d'autres films comme Remember Me (2010) ou De l'eau pour les éléphants (2011). Quoi qu'il en soit, on se laisse aisément promener dans la limousine de Pattinson, avec David Cronenberg au volant, tout au long de ce voyage métaphysique. Un film d'une complexité remarquable, quand on sait que Cronenberg n'a mis que 6 jours pour l'écrire. Le débit de réflexions est si intense, sur toute la durée du film, que le voir une deuxième fois ne sera sans doute pas du luxe, pour en apprécier toutes les subtilités.

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