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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 21:36

4/5 - THE EXPENDABLES 2 (Les héros de notre enfance)

Extraordinaire, drôlissime, génial, trop cool, encore mieux que le premier. The Expendables 2 ou comment réunir tous les gros durs, les héros de notre enfance. The Expendables 2, c'est retrouver, dans le même film, Rambo, Terminator, John McClane, deux Universal Soldiers, James Braddock, The One et le Transporteur.

The Expendables, qu'on peut traduire par remplaçable, ou par sacrifiable, pour une troupe. Quoiqu'il en soit, les Expendables sont bel et bien des hommes qui n'ont peur de rien et dont tout le monde se fout.

Le film commence sur l'exécution rapide et propre d'une mission au Népal, totalement jouissive. Nos héros ont de la gueule, ils sont surarmés, ça pète dans tous les sens, les méchants se prennent des bastosses qui les propulsent à 10 mètres ou leur arrachent un membre ou deux. Bref, c'est bon et on se marre ! Le ton et le rythme sont donnés.

Pour le reste, c'est un pur film d'action qui nous est servi. Un film d'action réunissant les meilleurs du genre. On ne sait trop, jusqu'à la fin, de quelle importance sera le rôle de chacun. Bruce Willis, Schwarzie et Chuck Norris ont des rôles qui vont bien au-delà de l'apparition en guest star, au contraire de Jet Li. Pour ravir le spectateur, plusieurs répliques cultes de ces légendes ont été judicieusement placées.

Church (Bruce Willis) réapparaît pour demander à Barney (Stallone) et son équipe de s'acquitter d'une dette. Ils doivent aller récupérer une boîte, perdue lors du crash d'un avion, en Albanie. Tout se passe comme prévu jusqu'au moment où ils veulent repartir. Une bande armée leur subtile la boîte, tue l'un des leurs et s'enfuit en hélicoptère. A leur tête l'impitoyable Villain (Jean-Claude Van Damme). L'équipe des Expendables crie alors vengeance et part à la poursuite de Villain. De plus, on apprend que la boîte contient un ordinateur dans lequel se trouve un plan localisant des réserves de plutonium datant de l'URSS.

Au final, on ouvre de grands yeux et on s'émerveille devant tous ces acteurs qui ont incarné l'action pure pendant notre jeunesse. Les trop jeunes n'y verront peut-être qu'un simple film d'action comme on en voit souvent. Mais le public averti restera scotché de la première à la dernière minute. Quand le film se termine après (seulement) 1h40, on a plus qu'à espérer un numéro 3.

A la tête de ce Expendables 2, Simon West à la réalisation, connu pour des films comme Les Ailes de l'enfer (1997), Le déshonneur d'Elisabeth Campbell (1999), ou encore Tomb Raider (2001). Pas grand-chose à retenir entre 2001 et Expendables 2, à par un film d'épouvante un peu nul et qui ne fait pas peur (Terreur sur la ligne) et un film d'action avec Jason Statham (Le Flingueur). Au scénario, le polyvalent Sylvester Stallone, associé à Richard Wenk, sans grande référence.

The-Expendables-Sylvester-Stallone-copie-1.jpgThe-Expendables-Arnold-Schwarzenegger.jpgThe-Expendables-Bruce-Willis.jpg

The-Expendables-Jason-Statham.jpgThe-Expendables-Chuck-Norris.jpgThe-Expendables-Jean-Claude-Van-Damme.jpg

The-Expendables-Dolph-Lundgren.jpgThe-Expendables-Jet-Li.jpgThe-Expendables-Terry-Crews.jpg

The-Expendables-Liam-Hemsworth.jpgThe-Expendables-Nan-Yu.jpgThe-Expendables-Randy-Couture.jpg

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 23:35

4,5/5 - 7H58 CE SAMEDI-LA (Quand tout dérape)

7h58 ce samedi-là est un drame signé Sidney Lumet. C'est l'histoire de frères désespérés, qui ont tous les deux besoin d'argent. Les deux travaillent dans la même boîte immobilière. L'ainé, Andy, a un boulot plus élevé que son frère, Hank, mais a des addictions à la drogue et a envie de repartir à zéro. Le cadet est divorcé et n'arrive pas à subvenir aux besoins de sa fille.

Quand Andy (Philip Seymour Hoffman) propose à Hank (Ethan Hawke) de faire un braquage, celui-ci prend peur. Surtout quand Andy lui dévoile son plan : il s'agit de braquer la bijouterie de leurs parents. Pourtant, Hank se rend compte qu'il n'a pas le choix. En plus, le plan à l'air très simple. Le samedi matin, la bijouterie est tenue par une petite vieille. Il suffit de rentrer, voler les bijoux et repartir. La femme ne tentera rien et les parents sont assurés.

Pourtant, on s'en doute. Tout va foirer. S'ensuivra une descente aux enfers terrible, vers laquelle toute la famille sera entrainée. Albert Finney est bouleversant dans le rôle du père de famille anéanti.

Ce film de 2007 est magnifiquement réalisé par Sidney Lumet. La construction du film en aller-retour temporels, le superbe jeu des acteurs, le scénario pervers, tout cela créé une tension qui s'empare du spectateur jusque dans ses tripes. 7h58 ce samedi-là, nous rappelle que l'on va beaucoup regretter Sydney Lumet, qui nous a quitté en 2011, à l'âge de 87 ans. Tout comme des films tels que 12 hommes en colère, qui figure à la 87ème place des 100 plus grands films de l'histoire (AFI, 2007), Point limite, Un après-midi de chien, Network, Le Crime de l'Orient-Express, ou encore The Verdict (énumération évidemment très succincte).

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 14:17

2,5/5 - LES ANGES MANGENT AUSSI DES FAYOTS (Comédie de castagne)

Les-anges-mangent-aussi-des-fayots-2.jpgBaffes et gros coups de poing en série au programme de ce film d'Enzo Barboni. Charlie (Bud Spencer) un champion de catch. Un jour, la mafia le menace pour qu'il perde un combat. Refusant de se plier, il gagne puis disparaît, profitant du fait que personne ne connaît son nom. Personne sauf Sonny (Giuliano Gemma), qui entrevoit son visage un peu plus tôt. Sous l'impulsion de ce dernier, les deux hommes se rapprochent. Ils décident d'infiltrer le camp d'Angelo, un ponte de la mafia au rictus figé par une paralysie faciale. Situations comiques caricaturales se succèdent, parodiant les films de gangsters. A la fin, on ne compte plus le nombre de baffes distribuées, la marque de fabrique du bastonneur Spencer.

Bud Spencer qui n'est pas un acteur américain comme on pourrait le croire. Il est en fait un italien de pure souche, né Carlo Pedersoli, à Naple, en 1929. Même chose pour Terence Hill, né Mario Girotti, à Venise, en 1939.

Carlo Pedersoli devient Bud Spencer à l'occasion du film de Giuseppe Colizzi Dieu pardonne… pas moi! (1967, Dio perdona... Io no!), qui marque les débuts du mythique  duo de comiques loufoques qu'il reformera de nombreuses fois avec Terence Hill. Les deux comiques bagarreurs vont aligner les comédies parodiant westerns, films d'action ou de gangsters.

On les retrouve ensuite dans les westerns comiques Les quatre de l'Ave Maria (1968) et Griffe pour griffe (1969), tous deux sous la houlette du même Colizzi. Puis dans On l'appelle Trinita (Enzo Barboni, 1970), qui sera suivi de On continue à l'appeler Trinita (Barboni , 1971), Maintenant on l'appelle Plata (Colizzi , 1972). Les nombreux westerns-comédies, réalisés à cette époque en Italie, font écho aux westerns à succès de Sergio Leone : Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus (1965), Le bon, la brute et le truand (1966), Il était une fois dans l'Ouest (1968), etc.

Entretemps, tous deux ont évidemment joué dans des réalisations parfois sérieuses, parfois comiques tels que des westerns et des thrillers. Bud Spencer interprète, par exemple, à plusieurs reprises certains personnages dans différentes franchises tels le super sheriff Hall (2 films), l'inspecteur "Piedone" Rizzo  (4 films), Jack Clementi (6 téléfilms), ou encore Jack 'Extralarge' Costello (12 téléfilms). Quoiqu'il en soit, cela fait toujours un peu bizarre de voir un film qui ne réunot que l'un des deux compères, tant leur duo est devenu évident film après film.

Le duo comique Spencer-Hill à également joué dans : Le Corsair noir (Lorenzo Gicca Palli, 1971), Attention! On va s'fâcher! (Marcello Fondato, 1974), Les deux missionnaires (Franco Rossi, 1974), Deux super-flics (Barboni, 1977), Pair et impair (Sergio Corbucci, 1978), Cul et Chemise (Italo Zingarelli, 1979), Salut l'ami, adieu le trésor (Corbucci, 1981), Quand il faut y aller, il faut y aller (Barboni, 1983), Attention les dégâts (Barboni, 1984), Les super-flics de Miami (Corbucci, 1985) et Petit papa baston (1994), une dernière collaboration signée Terence Hill himself.

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 20:45

En attendant (août 2012)

 

Rebelle (Brave)

Parce que c'est le dernier Disney/Pixar, que les images sont magnifiques, les personnages ont de bonnes gueules et ont l'air drôles, l'histoire à l'air chouette, etc. En fait pour ma part, il suffit que ce soit le dernier Pixar pour que j'aie envie de le voir.

 

The Expendables 2

Personnellement, j'avais adoré voir les héros des films d'action de ma jeunesse, des gros durs qui peuvent tout encaisser. Pas besoin de faire un éloge de l'histoire, ce n'est pas ça qu'on est venu regarder. Ce qu'on veut, c'est de l'action, des explosions, des balles qui fusent dans toutes les directions, des coups de poings dans la tronche, etc. Pour ce numéro 2, c'est Simon West (Les Ailes de l'enfer, Lara Croft: Tomb Raider, Le Flingueur) qui reprend les rênes à Stallone. A l'affiche, attention, ça va chier!, Stallone, Schwarzie, Bruce Willis, Jet Li, Dolph Lundgren, Jason Statham. Ca c'était à peu près le casting du 1er. Pour le second, on pourra également compter sur deux légendes vivantes (merci mon Dieu) Jean-Claude Van Damme et Chuck Norris. S'ajoute encore Liam Hemsworth (Triangle, Hunger Games, on connaît mieux son frère Chris, qui a incarné Thor), Charisma Carpenter, pour un peu de féminité et le passage de Novak Djokovic jouant son propre rôle, pour ajouter encore une dose de fun.

A noter que le budget passe de 80 mio $ pour le premier à 100 mio $ pour le second, soit +25%, et que les critiques sont nettement meilleures pour ce deuxième opus.

 

ParaNorman - L'Étrange pouvoir de Norman

L'histoire a l'air chouette et amusante, les dessins comiques. C'est l'histoire d'un gosse qui voit des morts et qui doit sauver la ville contre une horde de morts-vivants.

 

The Apparition

Encore un énième film de fantôme, mais qui se distingue par son concept original. Une théorie selon laquelle plus l'on croit aux phénomènes paranormaux et plus ceux-ci prennent d'ampleur. Le hic, c'est que plus cela dégénère et plus les apparitions deviennent effrayantes et plus il est difficile de se convaincre que rien est réel.

A l'affiche, parmi d'autres, des rescapés de sagas. Tom Felton, le Malfoy de Harry Potter, et Ashley Greene, l'Alice Cullen de Twilight.

Le réalisateur, Todd Lincoln, signe son premier long-métrage

 

Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires de Timur Bekmambetov

Parce que ça à l'air fun et que y'a des vampires.

 

Broken

Film réalisé par Rufus Norris (rien à voir avec Chuck), qui signe-là son premier long-métrage.

C'est l'histoire du traumatisme d'une petite fille, Skunk (Eloïse Laurence), qui survient après qu'elle soit témoin d'une agression. Cette agression a lieu en face de chez elle, entre deux voisins. Son environnement et son quotidien vont alors lui sembler de plus en plus hostiles.

Egalement avec Tim Roth et Cillian Murphy.

 

David et Madame Hansen

Alexandre Astier (Kaamelott), qui signe un long-métrage dramatique et qui touche à la psychologie, je demande à voir. A priori, ça n'a l'air pas mal du tout.

 

 

Magic Mike

Parce que c'est une comédie dramatique de Steven Soderbergh. Pourtant ça n'a pas vraiment l'air d'être du niveau de Steven Soderbergh. Peut-être une bonne surprise, même si la trame de l'histoire à l'air très téléphonée. C'est celle de Magic Mike (Channing Tatum) qui est strip-teaseur, mais se dit entrepreneur. Il rencontre ensuite une femme et on se doute que tout va alors être chamboulé. Mouaif, à voir.

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:03

3,5/5 - DELIVANCE (Canöe sauvage)

Film de 1972, réalisé par John Boorman, Délivrance (Deliverance) est l'histoire de quatre copains qui partent faire la descente en canoë, d'une rivière située dans le massif des Appalaches. Un barrage va être construit en aval et va engloutir toute la vallée. C'est donc la dernière qui sonne pour effectuer la descente.

Les quatre amis débarquent tout d'abord dans un coin paumé, où deux vieilles bicoques abritent une bande de "rednecks" pur sang, faut-il par là entendre consanguin ?, à l'apparence un peu hostile. Cette ambiance, un peu tendue, est subitement cassée par la formation d'un duo improbable. Un des quatre compères, muni de sa guitare, entame le célèbre morceau de "Dueling Banjo", avec un gosse du cru, virtuose joueur de banjo, aux airs quelque peu autistes. Ce thème revient ensuite régulièrement, tout au long du film, nous rappelant insidieusement l'enfant au banjo et les autres culs-terreux.

La rivière est magnifique et calme, mais elle peu à tout moment devenir sauvage. Tout se déroule pour le mieux jusqu'à ce que les quatre aventuriers fassent la rencontre de deux hommes un peu tordus.

Au casting, les quatre amis sont interprétés par deux acteurs faisant leur débuts dans le cinéma, Ned Beatty (Superman, Chattahoochee, Dans la brume électrique) et Ronny Cox (Tueurs de flics, Robocop, Total Recall), ainsi que deux acteurs plus aguerris, Burt Reynolds (Boogie Nights) et Jon Voight (Mission Impossible, U-Turn, Pearl Harbour).

Le joueur de Banjo est interprété par Billy Redden. Celui-ci est un authentique autochtone, à l'époque, choisi pour son physique un peu spécial. Par contre, ce n'est pas lui qui joue réellement du banjo. En 2003, alors qu'il n'a plus joué dans un film depuis Délivrance, il est recherché par Tim Burton, pour réinterpréter un joueur de banjo dans Big Fish.

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 22:59

KING KONG : 1933 vs. 2005

Deux films à deux époques séparées de plus de 70 ans. On passe alors d'un budget d'environ 670'000$ pour le premier à environ 207'000'000$ pour le second, soit 309 fois plus. Plus de moyens financiers signifient aussi plus de moyens techniques pour raconter plus d'histoires. C'est ainsi que l'on passe de 100 minutes pour l'original à 187 minutes pour le remake.

 

4/5 - KING KONG (1933)

En 1933, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack mettent en scène King Kong, qui, encore aujourd'hui, fait partie des grands classiques du fantastique. King Kong est un film au bestiaire impressionnant, qui ne se résume pas au grand singe, et qui nous entraine dans un monde sauvage et effrayant. Les effets spéciaux sont excellents, pour l'époque évidemment, mais toujours aussi beaux à regarder actuellement. La moitié du temps, on voit au premier coup d'œil que les acteurs jouent devant des écrans, diffusant des images en arrière-plan. Cela permet, par exemple, de faire apparaître très simplement les héros devant un singe gigantesque.

Quant aux combats filmés en stop motion, ils sont d'une complexité qui laisse présumer les heures qui ont du être consacrées pour les monter. Le combat King Kong vs. Tyrannosaure, très brutal, fait penser à d'autres combats de géants tels qu'au Cyclope vs. Dragon du septième voyage de Sinbad (Nathan Juran, 1958), également réalisé en stop motion, ou de Mega Shark vs. Giant Octopus (non, je déconne).

A part cela, du point de vue sociologique, King Kong reflète parfaitement le machisme de l'époque. La femme tient un rôle purement décoratif. En fait pas tout à fait. Elle symbolise la faiblesse, la "belle", fragile créature qui s'oppose à la bête. On retrouve cette symbolique dans L'étrange créature du lac noir (Jack Arnold, 1954), par exemple. La belle Kay (Julie Adams) fait partie de l'expédition, mais ne participe en rien aux investigations. La scène principale pour Kay est celle où elle nage dans le lac, avec le Gil-man qui nage juste en-dessous d'elle. La scène est magnifiquement filmée et parfaitement terrifiante. Il faut dire que la créature, le Gil-man, est spécialement crédible, le costume étant vraiment bien fait. Les scènes sous-marines du film sont superbes, au point qu'on regrette un peu la couleur à ces moments-là.

Pour en revenir au machisme ambiant, celui-ci est totalement naturel à cette époque et le sera encore de longues années. Aujourd'hui la femme symbolise encore parfois la faiblesse, même si cela tend à disparaître.

Pour finir, King Kong, c'est aussi les yeux de Kong, exprimant une tristesse totalement bouleversante, reste gravée dans la tête de ceux qui ont vu le film.

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3/5 - KING KONG (2005)

En 2005, Peter Jackson, le célébrissime réalisateur de la trilogie du Seigneur des annaux, mets en scène un remake. Comme dit plus haut, plus de budget et plus de longueur pour ce remake, mais à part ça, c'est bien la même trame de fond. Enfin, à quelques détails près.

L'histoire débute dans les années 30, à New York, avec la rencontre d'un cinéaste et d'une actrice sur le déclin. Dans le 1933, Ann Darrow (Fay Wray) est une actrice au chômage, sans le sou. Dans le 2005, même chose, mais la situation du personnage est plus développée. Ann Darrow, cette fois interprétée par Naomi Watts, cherche à passer au cinéma, lorsque sa carrière au théâtre semble désormais compromise. La rencontre des deux personnages est quand à elle reprise à l'identique par Peter Jackson, avec l'épisode de la pomme volée.

Le réalisateur, c'est Carl Denham. Dans l'original, Denham (Robert Armstrong) veut dépasser ses reportages habituels en ajoutant de la romance. Mais il peine à trouver une actrice qui osera faire le voyage vers les contrées sauvages qui compte visiter. Dans le remake, Carl Denham (Jack Black) n'arrive plus à séduire les producteurs. Il organise tout de même son voyage, sans obtenir leur accord, et à moins d'une heure pour trouver une actrice. Il tombe alors sur Ann Darrow. Dans les deux cas, Denham veut se rendre sur une île, l'île du crâne, inexplorée et dont il a obtenu la carte lors de son dernier voyage.

Une histoire d'amour va en effet prendre forme dans le film, mais l'homme qui tombe amoureux d'Ann va singulièrement changé d'un film à l'autre. A l'époque, elle réussissait à adoucir le second du bateau, John Driscoll (Bruce Cabot), qui à la base ne voulait pas de femme sur son navire, les trouvant ennuyeuses et encombrantes. Dans le nouveau, Ann Darrow tombe sous le charme de Jack Driscoll (Adrien Brody), peut-être le frère de John, écrivain de pièces de théâtre.

Au finale certaines choses sont totalement modifiées alors que d'autres sont inchangées. Par exemple l'accent asiatique stéréotypé du cuisinier asiatique, dont la reprise tient plus du clin d'œil que d'autre chose. Comme la scène que joue Ann et l'acteur Bruce Baxter (Kyle Chandler) sur le bateau, pendant l'allé du voyage. Ils interprètent alors les dialogues presque identiques d'une scène du film de 1933.

Naomi Watts est parfaite pour reprendre le rôle d'Ann Darrow, on la croirait toute droite sortie des années 30. Par contre ce n'est de loin pas le rôle qui montre le mieux ses talents d'actrice.

Kong est lui interprété par Andy Serkis. Serkis avait déjà joué "masqué" dans ses interprétations de Gollum, déjà sous la direction de Peter Jackson. Il a remis le masque depuis, en 2011, pour interpéter Ceasar (La Planète des singes) et le Capitaine Haddock (Les aventures de Tintin: Le secret de la licorne). Cependant, celui-ci à cette fois l'occasion de montrer son visage puisqu'il joue également le rôle d'un marin. On le retrouvera le 12/12/12 pour la sortie de Bilbo le Hobbit. Il y reprend son rôle de Gollum et à participé à la réalisation en tant que réalisateur de la seconde équipe.

Pour en revenir au film, les millions investis dans le film ne sont pas vint, même si la version originale prouve qu'ils ne sont pas indispensables. Les décors et les créatures, tout est boosté par des effets spéciaux magnifiques et nous en met plein les yeux. On peut même dire que ceux-ci ont été utilisés avec parfois un peu trop de zèle. Paradoxalement, seul Kong ne bénéficie pas vraiment des effets spéciaux numériques. Son regard, si prenant à l'origine, perd même de son éclat. Par contre le bestiaire monstrueux en bénéficie par sa diversité et son réalisme. La fuite des diplodocus est par exemple très impressionnante. Ce King Kong devient un prétexte pour créer un monde fantastique aux milles créatures bizarres et effrayantes, mythologiques, jurassiques ou autres totalement imaginaires. Le résultat est visuellement très agréable, mais on s'éloigne par moment de la trame de base. Parfois les scénaristes se sont même laissé aller à la surenchère, comme lorsque Kong doit affronter pas un, ni deux, mais trois tyrannosaure. Parfois, c'est la fantaisie américaine qui prend le pas, comme lorsque Naomi Watts fait l'andouille en improvisant des pas de danse devant le primate. Celui-ci en est d'ailleurs très amusé!

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 22:48

4,5/5 - TAXI DRIVER (Ras-le-bol)

Grand classique de Martin Scorsese, Taxi Driver (1976) est un film intégralement centré sur le personnage de Travis Bickle, interprété magistralement par Robert de Niro. La façon dont il devient totalement Travis Bickle est de ce genre de performances qui nous fait oublier que l'on regarde un film.

Ancien marine au Viêt Nam, Travis s'est reconverti en chauffeur de taxi la nuit, à New York, un métier qui ne demande aucune qualification. Il faut dire que Travis n'est pas vraiment quelqu'un de très subtile, comme lorsqu'il invite une femme au cinéma et que celle-ci se retrouve à regarder un porno dans un cinéma glauque.

A force de côtoyer les petites frappes de la vie nocturne, Travis sent une révolte monter en lui, une colère qui petit à petit devient trop forte pour rester enfermée. Le mythomane se croit alors progressivement affublé d'une mission visant à nettoyer les rues. Il va commencer par se préparer en vue d'une action.

Au travers de son journal, des lettres qu'il envoie, de ses pensées, des rares discussions qu'il entretient avec d'autres gens, on entre dans la tête de Travis, vivant pleinement ses tourments quotidiens. La pression monte, le rythme s'accélère en même temps que la folie le gagne. Puis le déroulement nous explose en pleine face, pas vraiment comme on aurait pu le penser. Epoustouflant.

Taxi Driver, c'était aussi l'occasion de découvrir Jodie Foster, alors âgée de seulement 13. Elle interprète le rôle d'Iris, une prostituée un peu paumée et très influençable. Travis va tenter de la faire quitter le milieu de la prostitution et rentre chez ses parents.

Le scénario est signé Paul Schrader. Le réalisateur de Harcore, Affliction ou encore La Féline collaborera encore avec Scorsese sur Raging Bull et La dernière tentation du Christ.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:39

2,5/5 - LE TROU NOIR (Science-fiction du passé)

Le trou noir - 1Le Trou noir, un film de Gary Nelson, un réalisateur qui a surtout réalisé un grand nombre de séries TV et de téléfilms.

Dans ce film, on a pris peu de marge, puisque c'est à la fin du XXème siècle que siège l'histoire. Le vaisseau Palomino, en mission d'exploration dans une lointaine galaxie, est de retour vers la Terre lorsque le robot de bord, Vincent, détecte un trou noir. A l'intérieur du trou noir, l'équipage découvre la présence d'une station spatiale disparue depuis 20 ans, l'USS Cygnus. La station spatiale n'est mystérieusement pas attirée dans le trou noir, alors que normalement tout y est aspiré, même la lumière (d'où son nom).

Le Palomino s'approche et son équipage montre à bord de l'USS Cygnus. Il découvre qu'un membre de l'équipage est encore vivant. En effet, la station est dirigée par le Dr. Reinhardt (Maximilian Schell), dont l'accent germanique est un peu douteux et très variable, du moins dans la version française. Il n'est pas vraiment seule, puisqu'en 20 ans, il s'est créé des robots humanoïdes très perfectionnés, pour le seconder. La station et le Dr. Reinhardt vont réserver bien des surprises à l'équipage du Palomino.

Pour résumer, dans Le Trou noir, on a :

Un scientifique qui, pour sa crise de la cinquantaine, se prend pour le Capitaine Nemo de l'espace.

Une équipe d'astronautes accompagnée d'un ancêtre cheap de R2D2, qui se retrouve face à un homme et son armée de Dark Vador, ayant perdu leur cape.

Un vieux robot, Bob, ancêtre de Vincent. On apprend alors que la voix des robots devient également tremblotante en vieillissant, comme celle des humains.

Des effets spéciaux plutôt nullos (mais après tout le film date de 79. Star Wars de 77 ? Oui bon ça va, hein. A part ça, ce film, produit par Disney, s'est de manière flagrante inspiré des films de science-fiction à succès précédemment sortis).

Une fin très métaphysique, à la "2001 : l'odyssée de l'espace".

Des stars de l'époque, avec Anthony Perkins (Psycho, Le Procès, Le Crime de l'Orient-Express), Maximilian Schell (Jugement à Nuremberg, Topkapi, Croix de Fer) ou encore  Ernest Borgnine, celui qui parle "comme ça", dans La Classe américaine (Les douze Salopards, La Horde sauvage, L'Aventure du Poséidon).

Bref, un bon classique pour les fans de science-fiction.

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Le-trou-noir---2.jpgLe trou noir - 3

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:37

2,5/5 - FACE A LA MORT (Documentaire morbide)

Face à la mortEtrange que ce film qui parle de la mort à laFace-a-la-mort-2.jpg manière d'un documentaire. Le film consiste en une succession de séquences, commentées par une voix off très sérieuse. Cette construction rend ce Face à la Mort très réaliste, lui donnant des allures d'étude sociologique et culturelle.

Les séquences que l'on nous propose sont plus ou moins gores, mais toujours présentées avec réalisme. On ne sait jamais vraiment où si situe la limite en réalité et montage. La mauvaise qualité des images ajoute un côté "vieux documentaire glauque" à ce film morbide. Opération à cœur ouvert, cadavres, autopsies, visite d'une tribu de réducteurs de têtes, mise à mort de différents animaux, exécution d'une peine de mort, résultats d'accidents, images d'archive de guerre, etc. ; toutes les manières de mourir y passe. Certaines scènes sont totalement fictives, alors que d'autres sont parfaitement réelles.

Face-a-la-mort-3.jpgFace à la Mort (1978, Faces of Death) est un film signé John Alan Face-a-la-mort-4.jpgSchwartz, qu'il réalise sous le pseudonyme Conan Le Cilaire. Il gardera le même pseudonyme pour réaliser Face of Death II (1981), III (1985), 4 (1990), 5 (1995), 6 (1996), The Worst of Faces of Death (1987) et Faces of Death: Fact or Fiction? (1999). Les épisodes 5 et 6 consistant en deux best of des quatre premiers opus de la saga.

A cause de sa violence réaliste, Face à la Mort a été interdit dans plus de 40 pays. D'un budget initial d'environ 450'000 de dollars, il en rapportera plus de 35'000'000.

Face-a-la-mort-5.jpgEn le voyant, il faut réaliser que ce film, montrant des images explicites de mort, a eu un impact plus fort qu'il n'en aurait en sortant à notre époque. En effet, avant l'essor de l'internet, de telles images de violence étaient nettement moins accessibles. Actuellement, de nombreux sites proposent des images de morts violentes et gores, et les images d'événements graves sont généralement disponibles le jour où ils ont eu lieu.Face-a-la-mort-6.jpg

En attendant, la controverse concernant le film de Schwartz continue depuis plus de 30 ans. Quelles images sont vraies, quelles sont fausses ? Doit-on continuer à l'interdire ? Certains ont profité de cette polémique, comme ces deux étudiantes Californiennes, en 1985, qui ont poursuivi leur professeur pour leur avoir montré 30 minutes du film. Elles se sont dites traumatisées et ont demandé respectivement 1 et 3 mio de dollars. Elles en obtinrent finalement 100'000 $.

Faces-of-Death---Fact-or-Fiction.jpgFace à la Mort est tout simplement un film à voir pour tout amateur de films d'horreur, plus précisément d'horreur gore.

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 12:02

En attendant (juillet 2012)

 

The Dark Knight Rises

Christopher Nolan de retour aux affaires pour un troisième volet de la saga Batman, après Batman Begins (2005) et The Dark Knight (2008). Plusieurs acteurs reprennent leur rôle, tels que Christian Bale (Batman), Michael Caine (Alfred), Gary Oldman (Gordon) ou encore Morgan Freeman (Lucius Fox). Les épisodes de la saga Batman réunissent toujours un nombre de stars impressionnant et donc forcément jouissif. Ce nouvel opus ne déroge pas à la règle. Derrière les précités, on retrouvera, Anne Hathaway, qui reprend le rôle de Selina Kyle/Catwoman, anciennement interprété par Michelle Pfeiffer, sous la direction de Tim Burton, Liam Neeson (Ra's Al Ghul) ou encore Marion Cottillard (Miranda Tate, que l'on soupçonne d'être Talia Al Ghul).

En ce qui concerne l'histoire, bien évidemment qu'on s'en tape ! On est juste impatient de voir un nouveau Batman, et encore plus un nouveau Batman dirigé par Nolan.

 

Inside (La cara oculta - The hidden face)

Inside promet d'être une histoire à déconseiller aux cardiaques et aux claustrophobes. C'est l'histoire de Bélen et Adrian, deux jeunes amoureux. Le bonheur est au rendez-vous, mais Bélen veut mettre à l'épreuve la fidélité de son futur mari. Elle s'enferme alors dans une salle secrète, qu'elle seule connaît, dissimulée dans la chambre de leur maison. La porte d'entrée de la salle étant le miroir de la penderie, une glace sans teint. Elle veut faire croire à Adrian qu'elle l'a quitté et qu'elle a disparu. Le drame commence lorsqu'elle se rend compte que dans la précipitation, elle a oublié les clés de la porte à l'extérieur de la pièce. Elle va alors voir, totalement impuissante, son mari faire le deuil de leur relation, puis la remplacer. La question est évidemment : va-t-elle réussir à sortir ?

 

L'Ombre du mal

Avec John Cusack, très bon dans les thrillers mystérieux tels que Identity ou Chambre 1408. Egalement intéressant car réalisé par James McTeigue, le réalisateur de l'excellent V for Vendetta (2005). L'histoire, c'est celle d'un inspecteur de Baltimore qui collabore avec Edgar Allan Poe (John Cusack), pour arrêter un meurtrier qui tue en s'inspirant des œuvres littéraires de l'écrivain.

 

Piégée

A priori par pour le scénario, qui n'a pas franchement l'air spécialement original, mais parce que c'est une réalisation de Steven Soderbergh, et parce que comme d'habitude, il nous sort un casting de folie : derrière des acteurs relativement peu/pas connus (Gina Carano, Michael Angrano, Channing Tatum), on retrouve Michael Douglas, Antonio Banderas, Michael Fassbender, Ewan McGregor, Mathieu Kassovitz, Bill Paxton, … Quant à l'histoire, c'est celle de Mallory Kane, un agent d'élite qui se retrouve piégée. On essaye de lui mettre sur le dos le meurtre d'un journaliste chinois, qu'elle vient pourtant de libérer. Elle va devoir survivre face à une horde de divers individus qui veulent sa peau, et essayer de comprendre qui l'a piégée et pourquoi.

 

Chernobyl Diaries - Chroniques de Tchernobyl

C'est l'histoire de six jeunes qui vont visiter le site de Tchernobyl. Vacances un peu dangereuses et absurdes, mais originales. Ce genre d'excursions existe réellement, car le risque est sensé être faible, si l'on reste peu de temps (5-6 heures, sauf erreur de ma part). Le problème dans Chernobyl Diaries, c'est qu'une fois que le moment de repartir est arrivé, le bus qui a amené le groupe sur le site ne veut plus repartir.

Ce film d'horreur, dont le pitch de base se situe dans le domaine du relativement connu - des gens isolés et des apparitions qui font peur et sursauter - est agrémenté de petits plus : une introduction prenant le temps de développer l'histoire et les personnages, des images d'époque de la catastrophe nucléaire ou encore une visite gratuite du site de Tchernobyl (sans les risques liés aux radiations).

Au passage, on compte sur le créateur de Paranormal Activity pour nous offrir quelque chose d'un peu plus consistant (et qui nous fasse vraiment flipper). En effet, le scénario est signée Oren Peli, Réalisateur de Paranormal Activity et scénariste et producteur du reste de la saga. Mais Chernobyl Diaries et aussi co-scénarisé par Shane Van Dyke et Carey Van Dyke, deux frangins habitués des nanars, dont les Productions Asylum.  Le premier fut aussi bien acteur que créateur de Transmorphers, Paranormal  Entity et Titanic II. Le second fut acteur dans Titanic II et Mega Python vs. Gatoroid.

Quant à la réalisation, elle est signée Bradley Parker, la première de sa carrière. A l'affiche, on retrouve notamment Ingrid Bolsø Berdal, l'héroïne des films d'horreur norvégiens Cold Prey (1 et 2).

 

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