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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 15:29

En attendant (décembre 2012)


Man of Steel

Dans 6 mois, en juin 2012, arrive le nouveau film de Zack Snyder. Grand fan du bonhomme, j'en prends plein les yeux avec chacun de ses films. L'esthétisme, les scénarios accrocheurs, de bons acteurs, une musique cohérente avec l'image, sont tant d'atouts qui caractérisent ses films. L'utilisation des effets spéciaux, toujours adéquate, rend le résultat visuellement toujours hyper soignés. Pour moi, c'est clairement un des réalisateurs qui subliment le plus le genre fantastique depuis quelques années.

On peut d'ores et déjà imaginer ce que cela peut donner lorsque ledit Zack Snyder s'attaque au légendaire Superman. Et que dire lorsqu'on ajoute un Christopher Nolan (Memento, Inception, les trois dernier Batman) à l'écriture de l'histoire ? Ce dernier, bien impliqué, fait également partie des producteurs du film. Autre tout de taille, la bande originale est signée Hans Zimmer.

Henry Cavill interprétera Superman. L'acteur, découvert par le grand public dans la série Les Tudors, a alterné le bon et le moins bon, au cinéma. Dernièrement, il a interprété Thésée, dans le film de Tarsem Singh, Les immortels. A ses côtés, on verra également les expérimentés Kevin Costner, Russell Crowe et Laurence Fishburne.

Petit rappel de la filmographie de Zack Snyder : Dawn of the Dead (2004), 300 (2006), Watchmen (2009), Le royaume de Ga'Hoole (2010), Sucker Punch (2011), et bientôt Man of Steel.

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 15:10

4/5 - STALAG 17 (humour dans un camp de prisonniers)

Stalag 17 (1953), signé Billy Wilder, nous raconte une tranche de vie dans un stalag, un camp de prisonnier de guerre, dans l'Allemagne nazie. L'histoire est prise à la légère et l'humour prend le pas sur l'horreur, une manière d'exorciser les traumatismes dus à la guerre. Le scénario de Stalag 17 est basé sur la pièce de Donald Bevan et Edmund Trzcinski, jouée à Broadway entre 1951 et 1952.

Après la seconde Guerre Mondiale, les films relatant ce sombre épisode de l'histoire sont légions. Mais, comme le dit le narrateur au début du film, rares sont ceux qui le font avec humour et vu depuis un camp de prisonniers. La plus grande majorité fait la part belle à l'héroïsme des soldats américains, face à la cruauté des allemands.

Tout commence lorsqu'une tentative d'évasion échoue. Les prisonniers ont construit un tunnel qui va d'un baraquement jusqu'au-delà des limites du camp. Malheureusement, les deux hommes qui l'empruntent sont attendus à la sortie par des gardiens allemands. L'entrée du tunnel se situe sous le poêle du baraquement. A coup sûr un clin d'œil au tunnel Harry, qui permit l'évasion de 76 pilotes du Stalag Luft III, le 24 mars 1944. Cette évasion réussie sera aussi une source d'inspiration pour des films comme La grande évasion (The Great Escape, 1963). La suite du film est une suite de déconvenues concernant les plans des prisonniers. Les allemands semblent toujours au courant de ce qui se trame dans le camp. Mais qui donc est la taupe ?

Les principaux ingrédients de Stalag 17 sont des personnalités singulières, des épisodes abracadabrants et des gardiens allemands un peu trop sympas. On se régale de l'inventivité des prisonniers, qui trouvent mille ruses pour s'organiser et résister à leur détention. Mais cette vision quelque peu récréative de la guerre, plus précisément de la vie dans un camp de prisonniers, est entachée par les interventions du mouchard. Les plans qui foirent un à un sonnent comme un rappel à la réalité et à la dureté de la situation.

A l'affiche, on retrouve notamment William Holden, dans le rôle du Sergent Sefton (Le pont de la rivière Kwaï, La horde sauvage, La tour infernale) et Peter Graves (le fameux Jim Phelps de la série Mission Impossible), à peine reconnaissable pour les plus jeune d'entre nous, dans le rôle du Sergent Price.

A noter que malgré le ton du récit à tout point de vue semblable et quelques autres ressemblances, la série TV Hogan's Heroes (1965-1971) n'a officiellement rien à voir avec le film de Billy Wilder. L'une des ressemblances entre Stalag 13 et Stalag 17 est la présence d'un Sergent Schultz. En parlant de Schultz, en France, Hogan's Heroes (littéralement Les héros de Hogan) pris deux titres différents. Tout d'abord Stalag 13, à son arrivée sur Canal + en 1987, puis étonnamment rebaptisée Papa Schultz, lors de sa diffusion sur M6. Etonnamment car le Sergent Schultz n'est pas forcément le personnage central de la série.

Petit pied de nez aux tortionnaires nazis, dans Stalag 13, trois acteurs juifs jouent le rôle d'officiers allemands. Werner Klemperer, par exemple, le Colonel Klink, qui a fuit l'Allemagne avec ses parents avant la guerre, pour se réfugier aux Etats-Unis. Klemperer a ensuite combattu pendant la guerre aux côtés des américains. Le français Robert Clary (Caporal LeBeau), né Widerman, a quant à lui vécu l'horreur des camps de concentration étant enfant. Après la guerre il partit aux Etats-Unis pour faire avancer sa carrière d'artiste.

Stalag-17.jpg Stalag-17-1-copie-1.jpg

Un schéma du tunnel Harry du Stalag Luft III :

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 22:34

3/5 - L'EXORCISME D'EMILY ROSE (surnaturel ou rationnel ?)

L'exorcisme d'Emily Rose est un film réalisé en 2005, par Scott Derrickson.

Avec cette histoire contée au procès, devant la cour, Derrickson nous présente l'exorcisme d'une manière totalement neutre. Du début à la fin, la mort d'Emily Rose nous est racontée, par chacune des parties, tantôt d'un point de vue médical et cartésien, tantôt d'un point de vue spirituel et religieux. En assistant à un procès, on bénéficie d'une double argumentation quant à la réelle version des événements. Nous penchons alors par alternance en faveur de la thèse médicale ou en faveur de celle faisant intervenir des puissances occultes. On se prend alors volontiers au jeu. Ce film à l'avantage de mettre à l'épreuve nos croyances et notre crédulité. Il nous montre aussi qu'un même événement peu revêtir deux explications totalement opposées selon ses croyances et sa vision des choses. A la fin, chacun tirera donc les conclusions qui lui plaisent le plus.

Cette histoire est totalement plausible puisqu'elle est en fait tirée d'un fait divers authentique,  l'histoire d'Anneliese Michel (1951 - 1976). Dans les années 70, cette allemande a subi plusieurs exorcismes, à l'âge de 24 ans, alors qu'on la supposait possédée. En 68, un médecin lui diagnostiqua une épilepsie, expliquant ses crises de tremblement, suivies d'hallucinations. Cinq ans plus tard, ses parents, très pieux, demandèrent la pratique d'un exorcisme à plusieurs prêtres qui refusèrent, en préconisant de s'en tenir au traitement que la jeune fille suivait. L'exorcisme fut finalement accordé en 75. Anneliese disait que des démons l'empêchaient de manger, insultait tout le monde, hurlait à longueur de journée, mangeait des insectes, brisait des crucifix et j'en passe. Elle pratiqua également la génuflexion, l'acte de se mettre à genoux, jusqu'à ce que ceux-ci se brisent.

Contrairement au film, on pratiqua sur Anneliese au moins un exorcisme par semaine, pendant plus d'une année ! Lorsqu'elle mourut, à 25 ans, les deux exorcistes et les parents furent inculpés d'homicide par négligence, pour être allés à l'encontre des prescriptions des médecins, qui avaient diagnostiqué une épilepsie accompagnée de schizophrénie. Les symptômes collaient effectivement parfaitement avec une schizophrénie très prononcée. Ils furent condamnés à 6 mois de prison, mais au final, aucune des deux thèses ne fut réellement prouvée.

En 2006, Requiem, de l'allemand Hans-Christian Schmid, retraça également les faits de cette triste histoire.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:18

4/5 - LA SOUPE AU CANARD (Comédie hautement burlesque)

Cinématiquement parlant, c'est avec La soupe au canard (Duck Soup) que j'ai personnellement découvert les Marx Brothers. Dès la première seconde, on pénètre dans un univers totalement loufoque. Absurde, mais non dénoué de subtilité. Les Marx Brothers se distinguent à cela d'un autre grand nom du comique de l'époque, le duo Laurel et Hardi. Leur humour était principalement basé sur un visuel très caricaturé, puisque le duo a pendant très longtemps dû jouer sans le son, qui n'existait pas encore au cinéma. Les deux compères au physique emblématique usaient notamment de celui-ci pour déclencher le rire. Les Marx Brothers, eux, ont pu immédiatement bénéficier du son, ce qui leur permit de mettre en valeur leurs textes, remplis de jeux de mots et d'autres traits d'esprit. Quand à Charlie Chaplin, autre grande figure du comique de l'époque, il a, depuis le début des années 20, arrêté de jouer des courts-métrages humoristiques. C'est alors qu'il réalise ses long-métrages les plus connus : Le Kid (1921), La ruée vers l'or (1925), Les lumières de la ville (1931), Les temps modernes (1936), Le dictateur (1940), ou encore Les feux de la rampe (1952). Son humour est emprunt de beaucoup de sentimentalisme social et de revendications. Après Les temps modernes, son dernier film muet et le dernier du personnage Charlot, il survivra au cinéma parlant, contrairement à d'autres. Pourtant il n'approuvait pas cette évolution, préférant s'exprimer intégralement par sa gestuelle.

Pour revenir aux Marx Brothers, La soupe au canard, datant de 1933, fut réalisé par Leo McCarey. La même année sortait King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, non crédités), L'homme invisible (James Whale), Les quatre filles du Docteur March (George Cukor), ou encore Le testament du Docteur Mabuse (Fritz Lang). Cette comédie mettant aux prises deux chefs d'états fictifs relève évidemment de l'absurde. Mais l'histoire est surtout le file rouge d'une épopée comique, où s'alternent les logorrhées, absurdes mais bourrées de finesse, de Rufus T. Firefly (Groucho Marx), les dialogues non moins loufoques et pimentés d'un fort accent italien de Chicolini (Chico Marx) et les facéties, terriblement agaçantes mais originales et drôles, de Pinky (Harpo Marx). Ce dernier ne fait absolument pas une seule chose de manière sensée de tout le film. Chaque mot qui lui est adressé est pris en dérision. Chaque geste est détourné. Chaque situation est tournée au ridicule. On a l'impression d'être comme dans un rêve, où l'on veut courir mais que les jambes ne suivent pas. Bref, on perd rapidement pied et on finit par se laisser balader par Pinky.

Un moment d'humour classique donc et dont on a plus l'habitude. A voir pour les adeptes du burlesque.

A noter que figure également la présence de Zeppo Marx, plus en retrait.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 14:22

1,5/5 - BLOOD CREEK (occultisme à occulter)

Joel Schumacher a réalisé de bons films tout au long de sa carrière, comme Génération perdue, L'expérience interdite, Chute libre, Le droit de tuer ?, 8mm, ou encore Le nombre 23.  Il a également commis quelques impairs, comme par exemple ses deux épisodes de la saga Batman. Mais en 2009, avec Blood Creek, ou Town Creek dans sa version originale, Schumacher tombe carrément bas. Il nous livre un pseudo film d'épouvante, reposant sur un ésotérisme au comble du kitch.

L'histoire ? En 1936, un historien nazi, Richard Wirth, est envoyé par le Führer dans la cambrouse des Etats-Unis, chez les Wollner, pour y trouver une vieille pierre gravée de signes vikings. Il s'avère que cette pierre a été utilisée pour la construction de la grange de la ferme familiale. Entre parenthèse, on se demande d'ailleurs par quel hasard la famille en question est aussi d'origine allemande. Bref, Herr Wirth prend rapidement le contrôle de la ferme, grâce aux pouvoirs que lui procure la pierre. Il peut notamment redonner la vie et prendre le contrôle des êtres ressuscités. Cependant, la pierre ne lui suffit pas. En effet, il a également besoin de sang humain, qu'il commence par prélever sur la famille Wollner.

La situation paraît désespérée. On imagine déjà qu'avec un tel pouvoir, ce méchant nazi finirait par rapidement prendre le contrôle du monde et que nous parlerions tous allemand. Mais c'est sans compter la ruse et  perspicacité de la jeune Liese Wollner, qui parvient non seulement à voler des livres à Wirth, mais qui arrive en plus à les traduire. Très fort, car il faut quand même préciser que ces livres sont écris en "ancien alphabète des peuples nordiques", rien que ça. Mais ne s'arrêtons pas sur des détails. Le fait est qu'elle comprend dans les textes que des runes peuvent les protéger contre Wirth, métamorphosé en vampire carbonisé (et dire que c'est Michael Fassbender qui se cache derrière ce masque. J'en ai presque les larmes qui me montent aux yeux). Entre nous, sur la fin, son deuxième masque rattrape un peu le premier, qui est en gros constituée de bandages noircis.

Donc Liese comprend toute et l'explique à nos deux héros. Ah oui, j'oubliais ces protagonistes. Pas la peine d'en parler, en fait, mais on va le faire quand même. Deux personnages qui ne manquent pas d'originalité ! Deux frères. L'un est parti à la guerre, c'est donc un héros. L'autre n'est qu'infirmier et s'occupe de son père. Pourtant, ce dernier le blâme pour n'être pas parti à la guerre comme son frère, surtout depuis que celui-ci a disparu.

Donc elle comprend tout et nous le récite dans un charabia vu et revu 1000 fois, tellement simpliste que cela lasserait un gosse de 6 ans. Tout simplement affligeant.

Une des questions que j'aimerais poser à Schumacher est : "pourquoi mêler un nazi à tout ça ?". La référence est totalement inutile. Enfin, pour le scénario du moins, mais il est à parier que la référence à l'horrible Allemagne nazie fut à coup sûr introduite d'une manière racoleuse pour en rajouter une couche, comme on dit. Mais dans Blood Creek, comme souvent, le mieux est l'ennemi du bien.

Au final, un scénario catastrophique, des dialogues très nases, des scènes dans la nuit où on n'y voit pas grand-chose, un acteur qui n'est pas à sa place (Michael Fassbender, évidemment), des effets spéciaux pas terribles…

Un petit mot sur les acteurs tout de même. Michael Fassbender que j'aime beaucoup (300, Hunger, Inglourious Basterds, A Dangerous Method , et bien d'autres beaux et grands films). Dominic Purcell, qui a une gueule dotée d'un certain potentiel (quelques films mais surtout son rôle dans Prison Break). Henry Cavill, qui a percé avec son rôle dans la série Les Tudors. Et encore Shea Whigham, qui a l'époque n'avait pas joué dans grand-chose si ce n'est Petits suicides entre amis (on peut le voir en ce moment dans l'excellente série Boardwalk Empire).

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 08:18

Saviez-vous ...

 

... que Joss Whedon, le créateur de la série Buffy contre les vampires (Buffy the Vampire Slayer, 1997-2003), a d'abord testé son idée en écrivant le script de Buffy, tueuse de vampires (Buffy the Vampire Slayer), en 1992 ?

 

Maintenant oui.

 

 

 

A l'affiche du film, on pouvait voir Kristy Swanson, Donald Sutherland, Rutger Hauer, Luke Perry, Hilary Swank, ou encore Paul Reubens.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 17:59

La question du jour :

Alors, c'est un faux décor ou c'est pas un faux décor ?

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- La réponse est OUI! Mais faites pas cette tête Mitch !

- Quand même, c'est vrai que ça se voit beaucoup.

- Ce n'est pas si grave. Venez Mitch, allons finir cette bouteille derrière cette dune.

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(images issues de The Birds, Alfred Hitchcock, 1963)

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 23:08

1/5 - ISI I SMOTRI - REQUIEM POUR UN MASSACRE - COME AND SEE

Requiem pour un massacre est un film russe de 1985 portant sur la Seconde Guerre mondiale. C'est l'histoire du jeune biélorusse Florya, qui rejoint les partisans, après avoir trouvé un vieux fusil. Il va alors découvrir les horreurs de la guerre, mais aussi l'amour, lorsqu'il rencontre Glasha. Dès le début, on est plongé dans un univers totalement irréel, où les gens ont des attitudes et des expressions hallucinantes et où les rares dialogues sont particulièrement saugrenus. Les situations qui se succèdent sont d'ailleurs tout autant extravagantes. On a réellement l'impression que les hommes à l'écriture et à la réalisation avaient consommé différentes substances en travaillant dessus. J'ai fait l'effort de continuer à regarder ce film le plus longtemps possible, mais je dois avouer que je n'arrivais pas à suivre. Je ne comprenais pas où le réalisateur Elem Klimov voulait nous emmener, ce qu'il voulait nous dire. Après 1 heure, je commençais à essuyer de la vaisselle, en regardant d'un demi-œil ce qui se passait à l'écran. Puis, c'est après 1 heure 30 que j'ai tout stoppé, effondré, alors qu'il restait encore 1 heure de film.

Ce film, très bien coté par les spectateurs, sur des sites comme IMDB ou Allociné, a personnellement été une des expériences cinématographiques les plus ennuyeuses de toute ma modeste existence. La plupart des scènes ont obligatoirement été écrites et tournées sous acide ou après avoir fumé des substances potentiellement illicites. Dès le début on oscille entre ennui profond et stupéfaction. En effet, lorsque le rythme n'est pas d'une lenteur soporifique, le comportement des acteurs, un peu comme tout le reste, relève d'un surréalisme déroutant.

Et pourtant, on ne peut pas dire que je rebute à regarder des films spéciaux. Je m'intéresse même beaucoup aux curiosités du cinéma. Je pense que c'est souvent un critère de qualité, que de ne pas aller au plus facile pour raconter son histoire.

On pourrait penser que le fait de regarder Isi i smotri en russe sous-titré français a participé à ma chute dans les profondeurs de l'ennui. A cela, je rétorque qu'au contraire j'aime beaucoup voir des films étrangers en version originale (japonais, coréens, thaïlandais, espagnols, hongkongais, russes, danois, etc). Souvent, même quand la langue est totalement inconnue, cela rajoute beaucoup de bénéficier de l'expression originale des acteurs. En fait, c'est même dans l'autre sens qu'il faut considérer les choses. C'est en regardant une version doublée que l'on perd en émotion. On imagine par exemple à quel point les émotions nous sont mieux transmises en version originale, avec un film comme Festen (Palm d'Or à Cannes en 1998)

Je n'ai donc pas d'explication au profond ennui que j'ai ressenti. Je n'ai pas plus d'explication quant aux bonnes critiques que le film a reçues. Peut-être ces notations proviennent-elles d'un public de 1985. Quoiqu'il en soit, j'essaierai un jour de terminer Isi i smotri et peut-être que c'est à la fin que le chef-d'œuvre se révélera à mes yeux.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 19:54

3,5/5 - LE ROYAUME DE GA'HOOLE (Animal heroic fantasy)

Le royaume de Ga'Hoole - La légende des gardiens est un film d'animation réalisé par Zack Snyder, en 2010. L'histoire, basée sur les romans de Kathryn Lasky, est une représentation de l'éternel combat entre le Bien et le Mal. Sauf que cette fois, Snyder nous emmène dans le monde des chouettes. Des méchantes chouettes, dirigées par Bec d'Acier et sa belle Nyra, capturent d'autres chouettes pour les exploiter ou en faire des soldats. Le tout évidemment pour régner sur le monde des chouettes. Face à lui, le jeune Soren, qui, pour sauver son peuple, va s'évader et partir à la recherche des Gardiens de Ga'Hoole, dont il connaît légende depuis qu'il est tout petit. Il découvrira enfin si les gardiens et Ga'Hoole, l'arbre dans lequel ils vivent, appartiennent au mythe ou à la réalité.

Le royaume de Ga'Hoole est un genre de Seigneur des anneaux dans le monde des chouettes. Il ne s'adresse donc pas qu'aux enfants. L'histoire comporte même des moments très sombres, voir parfois violents, pour un public trop jeune.

On peut s'étonner de voir aux commandes un réalisateur comme Zack Snyder, à qui l'on doit des films comme  Dawn of the Dead (L'armée de morts, le remake du Zombie de Romero), 300 ou Sucker Punch. Et pourtant, à part l'action violente, il y a une autre constante que l'on retrouve dans le cinéma de Snyder : l'esthétique. Le souci de l'esthétisme est flagrant dans tous ses films, de 300 à Watchmen, en passant par  Sucker Punch. C'est cette beauté et ce souci du détail que l'on retrouve également dans Le royaume de Ga'Hoole. La qualité de l'animation, la beauté des couleurs et l'esthétisme global sont vraiment superbes. Zack Snyder nous offre à chaque fois des films dont l'esthétisme exploite brillamment la partie visuelle du septième art. Mais heureusement, ses talents ne se concentrent pas uniquement sur la partie visuelle des histoires qu'il raconte.

Bref, un film d'animation vraiment magnifique qui en met plein la vue et dont l'histoire vous attrape au vol ("non" ce n'est pas un jeu de mots et "oui "ce serait nul si c'en était un).

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 10:03

Black Christmas

Une trame identique mais une manière de la présenter très différente, pour l'original et le remake, séparés de 32 ans. Une maison d'étudiantes est prise d'assaut par un maniaque, à la veille de Noël. Des coups de téléphone anonymes du tueur alimentent le sentiment d'insécurité grandissante des jeunes étudiantes. Et au fur et à mesure, les morts se succèdent.

 

2/5 - Le remake (2006)

Réalisé par Glen Morgan (2ème réalisation, il a également signé le scénario de Destination Final)

Beaucoup plus gore que le film de 1974. L'horreur est transmise au travers de l'hémoglobine et d'images répugnantes.

Ce nouveau Black Christmas est marque par une utilisation abusive des moyens techniques à disposition, en matière d'effets spéciaux, notamment pour illustrer des meurtres bruts et gores qui s'enchainent sans finesse. Il n'apporte rien à l'original, si ce n'est de la modernité, finalement peu importante. Le remake de Morgan enchaine les scènes chocs, même brèves, comme pour être sûr de maintenir l'attention du spectateur, les dialogues ne suffisant pas.

Au niveau de l'histoire, on en rajoute et on en rajoute, pour pas grand-chose. Ce trop d'informations, au passage exagérément farfelues, atténue l'épouvante, alors que l'on gagne en absurdité.

 

 

L'original (1974) : voir BLACK CHRISTMAS 1/2

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