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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 15:48

Retournement final - Twist final - Twist ending

Le twist final est le moment où tout ce que vous avez pu supposer et soi-disant comprendre, depuis 1h30, s'avère totalement faux. La "vérité est ailleurs", dixit Fox Mulder.

 Un twist final est donc un élément d'explication intervenant à la fin de l'histoire et remettant en cause tout ce que le spectateur était en droit de supposer jusque là. Celui-ci est littéralement attrapé par collet et se voit recevoir une droite musclée en plein dans le nez. Le plaisir ressenti est évidemment décuplé !

 

Quelques uns à voir parmi d'autres :

L'Echelle de Jacob, Les Autres, Sixième sens, Incassable, Fight Club, Usual Suspects, Memento, Le Prestige, Inception, L'armée des 12 singes, Seven, Peur primale, The Game, Ouvre les yeux, Arlington Road, Audition, Old Boy, Identity, Saw, The Mist, Shutter Island, The Crying Game, Psychose, Saw, Le Grand Alibi, Haute Tension, Crimes à Oxford, Dark City, Fenêtre secrète, La Planète des singes, La Porte des Secrets, L'Associé du diable, Le Village, Sexcrimes, Stay

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 12:32

2/5 - MOTHER'S DAY (Prise d'otage et torture familiale)

Mother's Day (2010) nous fait voyager dans une vague de surenchère de violence et de cruauté gratuite qui suscitera un embryon de plaisir au détour d'une main écrabouillée, d'une chirurgie facial pratiquée au fusil à pompe ou d'une coupe de cheveux revisitée avec un peu d'essence et une flamme. Résultat étonnant lorsque l'on sait que Darren Lynn Bousman a signé précédemment les volets II, III et IV de la saga Saw.

Cependant, Mother's Day ne m'a pas emballé. Etonnant, au premier abord, puisque c'est bien ce genre de spectacle que l'on vient chercher en regardant ce type de films (à moins de n'avoir pas lu le pitch et de penser que Mother's Day parle des difficultés relationnels entre une mère et sa fille traversant l'adolescence). Et pourtant la déception est là, sans doute à cause d'un manque de subtilité. Les deux jeunes hommes montrent à la fois trop de rage et de plaisir à torturer leur victimes. Prenons en guise de comparaison un film comme Funny Games, qui a un scénario semblable sur le papier. Deux jeunes hommes s'introduisent dans une famille et se mettent à les torturer, psychologiquement et physiquement, de manière totalement gratuite.

Malgré tout, la ressemblance s'arrête là. Toute la différence réside dans le comportement des persécuteurs. Dans Funny Games, les deux jeunes montrent les caractéristiques de vrais psychopathes. Ils torturent et regardent leurs faibles victimes pleurer et les supplier, sans pour autant jamais montrer la moindre émotion. C'est là qu'est toute la crédibilité des personnages et c'est ce qui fait toute la puissance de ce film.

Dans Mother's Day, la mère est une psychopathe, mais ses enfants pas du tout, car ils agissent principalement sous l'influence de leur mère. Ceux-ci ne sont que de vagues pourris sans scrupules. Ce sont des personnages bien plus méprisables qu'impressionnants.

Sur la fin, les scénaristes nous ont placé un twist final, puis un autre et encore un petit dernier pour la route, l'histoire d'insinuer une once de fausse satisfaction à ceux qui n'auraient pas encore éteint leur télévision ou qui ne se seraient pas encore attaqués au retard accumulé du linge à repasser. Cela dit, ces twists finaux (terme qui sonne particulièrement faux au pluriel), sont si légers qu'ils ne sont pas à confondre avec ceux que l'on peut trouver dans d'autres pièces maîtresses (Usual Suspects, Les Autres, Fight Club ou Le sièxeme sens).

Pour finir on préférera au remake, l'original de 1980, signé Charlie Kaufman, le beau-frère de Lloyd Kaufman, des somptueuses productions Troma.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 23:14

Les derniers films vus (avril 2013)

 

4,5/5 - DJANGO UNCHAINED (un western particulièrement drôle et sanglant)

Django Unchained, c'est :

Un petit bijou satirique à tendance absurde, sur fond de rappel de la triste histoire de l'esclavage, des dialogues extraordinaires, un humour cinglant, des décors et des costumes magnifiques, un western sanglant aux influences marquées pour le gore asiatique, une bande-originale empreinte de la patte de l'inégalable Ennio Morricone.

Le titre est très évocateur. Django est déchainé dans tous les sens du terme. Libéré de l'esclavage, sa fureur vengeresse va pouvoir s'exprimer. Ceux qui se trouveront sur son passage n'auront qu'à pas le contrarier. Ici, Tarantino mêle encore une fois des influences du cinéma asiatique et du western. Les balles surgissant des revolvers font littéralement exploser des membres, en percutant leur cible. Ce sont alors des litres de sang qui retapissent les décors des scènes de tueries. Tarantino avait déjà mélangé les deux genres dans Kill Bill et s'était immiscé dans le projet Sukiyaki Western Django (2007), de Takashi Miike, un western asiatique de haut vol.

Django Unchained réunit toutes les caractéristiques d'un bon Tarantino. On reconnaît par exemple toute la patte du réalisateur-scénariste dans des scènes comme celle où des membres du Klu Klux Klan débattent du port de la capuche avant une attaque. Les uns invoquent la nécessité de revêtir le capuchon, pour la symbolique, alors que les autres critiques l'à-peu-près des ouvertures des yeux, qui les empêchent de voir où ils vont. On s'extasie. On se régale évidemment tout autant avec les acteurs. Christopher Waltz assure un tout grand rôle, Jamie Foxx est une vraie découverte pour ma part et DiCaprio est comme toujours excellent. Samuel L. Jackson vient compléter le devant de l'affiche, en vieux briscard qu'il est. Jouissif est le qualificatif qui résume tout.

 

 

3,5/5 - LE MONDE FANTASTIQUE D'OZ (Oz the Great and Powerful, 2013)

Le monde fantastique d'Oz aurait aussi bien pu s'appeler Le magicien d'Oz : les origines. En effet, le film de Sam Raimi nous raconte comment le magicien d'Oz est arrivé dans la cité d'Emeraude. Cette production des Studios Disney est un conte agréable à regarder pour la beauté de ses décors, l'originalité de ses personnages et son histoire au scénario classique (le Bien contre le Mal), mais forcément divertissant et reposant.

Par contre, le film ne permet pas aux acteurs de vraiment se distinguer (James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz ou encore Michelle Williams). Cependant, même si on ne le voit qu'un court moment, cela fait plaisir de voir la tronche de Zach Braff, le génialissime acteur de la génialissime série Scrubs. On le voit seulement quelques minutes au début du film, mais on profite de sa voix le restant de l'histoire, sous les traits du singe volant Finley.

Qui dit Sam Raimi dit évidemment Bruce Campbell et accessoirement le frangin Ted Raimi, qui apparaissent encore et toujours dans les films du réalisateur d'Evil Dead. Cette fois, pas forcément facile de reconnaître le grand Bruce derrière son maquillage.

 

3/5 - SINISTER (2012)

De Scott Derrickson

Un film d'épouvante fantastique divertissant, mais qui ne nous transporte pas dans les hautes sphères du genre.

Les scénaristes ont le mérite d'avoir cherché une complexité dans l'histoire, pour offrir un twist final relativement bien construit.

Le grain du film 8 mm et le bruit du projecteur rajoutent forcément à l'ambiance du film.

Le film peut s'appuyer sur la présence d'un acteur bien connu, celle d'Ethan Hawke (Le Cercle des poètes disparus, Les Survivants, Bienvenue à Gattaca). L'histoire est centrée sur son personnage, un écrivain qui écrit des bouquins sur de vraies histoires de crimes.

Sinister est le genre de films qui rapportent. Partant d'un budget d'environ 3 mio de $, les recettes au box office se montaient à près de 50 mio de $ fin 2012. Il faut dire que les décors sont minces, l'histoire s'apparentant à un huis clos, les acteurs certainement pas très coûteux, et les effets spéciaux pas énormes.

 

2/5 - WAR OF THE DEAD (Combat perdu d'avance)

La version française est tout simplement dégoûtante. Hyper mal doublé. On a l'impression d'avoir vu chaque scène déjà 150 fois avant.

10 minutes avant War of the Dead, on se dit : "des zombies nazis, ça va être bon ça !!"

Mais 10 minutes après le début de War of the Dead, on se surprend déjà à penser : "putain, c'est chiant, quelle daube". En effet, ce film très prometteur s'avère rapidement être un pur imposteur dans le monde du zombie nazi de qualité.

En guise d'introduction, on commence par une pseudo scène d'expérience secrète de l'armée allemande, lors de la seconde Guerre Mondiale. La suite mêle ricains, boschs, ruskovs et zombies, le tout dans un claire obscur qui tend plus vers l'obscur.

War of the Dead nous montre dès les premières minutes que faire un bon film n'est pas chose aisée. Totalement nase (qui ne se traduit pourtant pas par nazi en allemand) et très mal joué, le film du finlandais Marko Mäkilaakso ne restera pas dans l'histoire, c'est certains. Jamais convaincant on a très vite l'impression de perde son temps, exposé dangereusement à des clichés, des dialogues terriblement bateau et un spectacle globalement affligeant. J'ai personnellement tenu un peu plus de 52 minutes avant de renoncer au bonheur évident que m'aurait procuré la chute finale.

Pour conclure, on se demande quand même où est passé le million de dollars de budget.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 16:23

4,5/5 - LE NOUVEAU MONDE (Roméo et Juliette des temps anciens)

Le Nouveau monde est un biopic relatant l'histoire de l'amérindienne Pocahontas, revisitée par Terrence Malick. A l'époque des explorateurs du début du XVIIème siècle, un officier anglais et une jeune indienne tombent amoureux. Etant donné le gouffre qui sépare leur peuples, cet amour paraît impossible. La partie douce de leur rencontre et de leur découverte ne dure donc pas éternellement, chacun étant lié à son milieu si opposé.

D'ailleurs, tout s'oppose dans ce récit. La luxuriance s'oppose à la famine et à la maladie. La liberté et l'innocence du peuple indigène et l'organisation hiérarchisée et militaire des colons. L'espoir du nouveau monde fait place au désespoir et à la désillusion croissante. Lorsque, dans la dernière partie, on arrive à Londres, le contraste est immense et on se rend compte alors à quel point le calme et la nature régnaient précédemment.

Le voyage que nous entreprenons dans Le nouveau monde nous fait passer par toutes les émotions. Nous découvrons tout d'abords un peuple plein de vie. Leurs maquillages et leurs habits sont très beaux. Leur simplicité est envoutante. Malick s'interroge sur des thèmes comme la définition de soi, la capacité à changer, l'acceptation des différences (culturelles), la fidélité, l'importance des racines, l'appartenance à un groupe, les notions de pouvoir et de conquête, etc.

Les maquillages et les costumes sont magnifiques et plein d'originalité dans les détails. A plus grande échelle, ce sont les décors, les paysages et les couleurs qui sont superbes. Quant à la grande qualité des cadrages et des mouvements de caméras, celle-ci est purement jouissive. On a parfois l'impression de regarder, non pas un film, mais une suite de photographies de maîtres. Le visuel, une des marques de fabrique de Terrence Malick, frise donc l'excellence.

La bande originale, signée James Horner, est constituée d'une musique douce et envoutante, qui accompagne des images et une histoire souvent cruelles. A l'image d'un film comme La ligne rouge, on vit l'histoire en partageant les réflexions et pensées des deux protagonistes. Peu de dialogues donc, mais des monologues emplis de poésie et de philosophie, dispensés en voix off, donnant un caractère un peu décousu mais très humain. Cela donne également l'impression de s'immerger dans la tête des personnages et de bénéficier ainsi de plus d'intimité, mais également de plus d'authenticité et d'humanité. C'est à la manière d'un philosophe humaniste que Malick s'exprime dans ses films.

Outres Colin Farrell, le Roméo explorateur, et Q'orianka Kilcher, Pocahontas, on y côtoie Christopher Plummer, Christian Bale ou encore Wes Studi, une tête bien connue des films mêlant des indiens d'Amérique (Danse avec les loups, Le dernier Mohican, Geronimo).

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 17:55

2/5 - LE COMMANDO DES MORTS-VIVANTS (Shock Waves)

1977, de Ken Wiederhorn. Un beau nanar.

Avec Peter Cushing, un monument de la Hammer et de son cinéma d'épouvante. Du jeu d'acteur aigri du vieillissant bonhomme transparaît surtout la désillusion d'avoir atterri dans une production si pourrie. Et on le comprend! De même pour John Carradine qui campe le rôle d'un vieux loup de mer grincheux, qui, le temps de 2-3 scènes, prouve toute l'étendue de son sale caractère. On en vient à plaindre le pauvre matelot qui le seconde.

Tout commence avec un phénomène que l'on soupçonne d'être paranormal et qui a été réalisé par l'extraordinaire puissance de l'application d'un simple filtre de couleur jaune : hallucinant. Les effets spéciaux d'Avatar ont l'air de trucage de gosses montés au fond d'un garage à côté.

Puis, se succèdent et s'intercalent des ellipses à outrance, un montage scandaleux, un manque total de cohérence dans la suite des événements, des scènes à répétition et d'autres interminables. Bref, on nage en plein drame cinématique.

Shock Waves, c'est donc le récit terrible d'un nazi reclus sur une île, qui a transformé des fidèles soldats en zombies. Loin d'être terrifiant, ces zombies nazis ont surtout l'air passablement shootés, au vu de la lenteur de leurs mouvements. Quand une bande d'amis débarquent sur l'île, c'est le drame. Une course poursuite non effrénée s'engage alors entre les "héros" et les zombies. Notre cœur est à deux doigts de lâcher sous les effets de la tension qui s'emparent de l'entièreté de notre pauvre corps. Certaines scènes sont totalement surréalistes, tant les acteurs interprétant les zombies sont mauvais. Même derrière un masque on apprécie toute l'étendue de leur médiocrité.

On n'oubliera jamais le moment où les protagonistes, en phase de s'échapper, sautent d'un bateau. Alors qu'ils sont déjà bien éloignés de la plage, on s'attend à ce qu'ils doivent se battre contre le courant pour nager vers la berge. Mais à la plus grande surprise, ils se retrouvent avec de l'eau pas plus haut que le niveau des chevilles. J'en suis encore tout ému.

 

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:31

5/5 - BLOOD FREAK (histoire d'horreur à la morale chrétienne)

1972, réalisé par Brad F. Grinter et Steve Hawkes. Steve Hawkes, n'est pas seulement co-réalisateur mais également le scénariste, le producteur et l'acteur principal. Ce croate d'origine, né Steve Sipek, a déjà joué un pseudo tarzan dans les films espagnols Tarzán en la gruta del oro et Tarzán y el arco iris, à l'image de Johnny Weissmuller, dont il est fan. Dans son film Blood Freak, il campe le premier rôle, celui d'une sorte d'Elvis qu'on dirait tout droit sorti de Bollywood. Le pauvre biker se retrouve transformé en dindon, à cause d'une expérience effectuée par des scientifiques relativement underground. En fait, le fin mot de l'histoire nous révèle que la vérité est légèrement différente. Mais n'en disons pas plus! Cela gâcherait tout le plaisir!

Tout commence par un discours qui se caractérise par son incohérence et sa vague argumentation pro-chrétienne-anti-drogue. Il nous est dispensé par un moustachu assis à un bureau, fumant sa clope et argumentant d'une manière tout ce qu'il y a de plus solennelle. On est immédiatement capté par le côté oldschool de l'image VHS altérée, accompagnée de ses lignes horizontales parcourant l'écran de haut en bas.

Blood-Freak-2.jpgUne fois le discours introductif, dénué de sens et d'une quelconque utilité, passé, on pense que le sermon est terminé et que l'on va enfin assister à de l'horreur. On se doute bien que l'on ne va pas se vomir dessus, comme c'est parti, mais on s'attend au moins à quitter la séance de catéchisme. Et bien non! Car alors qu'on pensait que le personnage principal était un biker badass, c'est en fait à un tout autre genre que l'on a affaire. Notre pseudo Elvis est en fait un ancien drogué repenti qui prône en permanence l'abstinence totale. A ses yeux, une taffe sur un joint est synonyme de comportement relevant du plus grand danger. Bref, notre loubard s'avère être un rabat-joie de première.

Il fait la rencontre d'Angel, en panne sur l'autoroute, qui porte bien son nom, puisque la jeune femme est une catholique convaincue. Contrairement à sa sœur Ann, qui elle préfère la drogue, la came, consommée en compagnie de son ami/dealer Jim, lors de soirées de débauches immondes et dégueulasses. Herschell (Elvis), qui devient Richard en français, est perdu face à ces deux femmes. Angel représente ses convictions, mais c'est pourtant d'Ann dont il tombe amoureux. La situation est terrible pour lui.

Blood-Freak.jpgPuis, tout s'enchaine. Il craque et tire une taffe sur un joint. En fait, c'est Ann qui joue sur la corde sensible en mettant en doute le courage de Richard. Le biker attrape alors le joint et lui démontre qu'il ose! Dans la foulée, deux scientifiques, travaillant dans le laboratoire underground du père des deux femmes, proposent à Richard de participer à une expérience. Tester de la viande de dinde , avant de pouvoir la commercialiser. Un des scientifiques use des mêmes ruses que la jolie Ann en lui disant que "du reste il ne lui semble pas être du genre à avoir peur de quoi que ce soit, de toute façon". En contrepartie, ils pourront lui fournir de la drogue ou plutôt "juste un extra ajouté au bonus". Le pauvre Richard accepte et va vivre un véritable enfer. L'homme-dindon est né.

Mince, j'ai peut-être réussi à faire croire à une vraie histoire. En fait, le scénario est totalement fou et dénué de sens. Il parait extrêmement probable que les scénaristes avaient un amour pour les drogues qui contraste avec la morale du film. Mais attendez... nous aurions alors affaire à du deuxième degré! On peut en tout cas l'espérer pour ses créateurs.

Mais la plus grande part de la richesse de Blood Freak ne réside ni dans le scénario, ni dans le look seventies des acteurs moustachus, mais dans ses doublages absolument hors norme. Des doublages complètement surréalistes et peut-être (sans doute, oui!) à moitié improvisés. Ils sont interprétés par des doubleurs qui imaginent nécessaire d'articuler chaque syllabe distinctement, de manière à former des dialogues totalement dénués de naturel. Le paroxysme de la jouissance de l'esprit nous traverse jusqu'au bout des orteils, lorsque des dindons sont doublés par des humains. Les doublages de Blood Freak sont tou simplement et certainement les pires que l'on puisse trouver, en dehors de l'amateurisme, et encore. Evidemment, dans le présent contexte cette nullité sans borne est synonyme d'éclats de rire et de sentiments de bonheur particuliers. Autant dire que c'est à voir absolument.

Blood-Freak-1.jpgLes textes de Blood Freak peuvent se résumer en une rhétorique abracadabrantesque faisant l'apologie de l'église face au fléau de la drogue. Autant dire que c'est très drôle.

Et on peut encore dire un grand Merci à toute l'équipe de doubleurs francophones qui ont fait un travail qui participe nettement à propulser Blood Freak dans la catégorie des plus grands nanars. Spécial remerciement pour CE dialogue :

- Vous n'allez pas me croire. C'est fouuu… c'eeest comme dans Star Trek, ou comme dans Le retour des Gudies.

- Ah ah ah. Jim, il est là, mais il est parmi les Gullies. T'as sniffé de l'opium ou quelque chose récemment ? J'pense que tu f'rais un fameux Gullies!

Mais au fait, qu'est-ce qu'un Gudies, ou un Gullies ??! Ce n'est pas faute d'avoir cherché et toute théorie sera la bienvenue. Mes compagnons de visionnage et moi-même en avons déjà torpillé une première, la référence au Goonies. Les doubleurs auraient improvisé. La fille fait alors référence à Star Trek ou au retour des Goonies. Mais elle fourche un peu sur le titre et dit Gudies au lieu de Goonies. Quant au moustachu, ne connaissant pas le film, il répète en disant Gullies au lieu de Gudies au lieu de Goonies. Théorie qui pourrait être acceptée si l'on faisait abstraction du fait que Les Goonies date de 1985 alors que Blood Freak a été réalisé en 1972. De plus, Le retour des Goonies n'existe tout simplement pas. Et plouf, dans l'eau!

J'ajouterais encore que, pour les fans de Steve Hawkes, celui-ci a joué dans 2056 Escape from Zombie Island, en 2012.

 


Démonstration de rire par deux acteurs de génie 

 


Une scène d'anthologie du nanar d'horreur
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:48

5/5 - LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU (Le summum de l'heroic fantasy)

Cela a presque été insoutenable d'attendre 10 jours depuis sa sortie, mais je peux à présent le dire, j'ai vu Le Hobbit: Un voyage inattendu. C'est le premier volet de l'adaptation du roman de J.R.R Tolkien, Bilbo le Hobbit. Mais cela, inutile de le dire, puisque tout le monde est pris dans le mouvement depuis le triomphe du Seigneur des anneaux. Lorsque La communauté de l'anneau est sortie en 2001, la plupart des fans de Tolkien se devaient de préciser qu'ils connaissaient déjà l'histoire, puisqu'ils avaient "lu le livre quelques années plus tôt" (c'était mon cas!). 11 années plus tard (déjà !), ce n'est plus vraiment d'actualité, tant la triologie de l'anneau à explosé à travers le monde. On peut tout de même espérer que beaucoup de personnes continueront à lire et relire les livres de Tolkien, tant l'écriture en vaut la peine, tant les descriptions des paysages sont magnifiquement soignées, tant les aventures sont palpitantes et tant les personnages sont attachants. Tolkien et sa prodigieuse plume vous transportent dès la première page dans un monde fabuleux, qu'on aimerait ne jamais quitter.

Cependant, même si l'on peut espérer que la liste des lecteurs de Tolkien s'allongera indéfiniment, on ne peut qu'admirer l'hommage qui lui est rendu par Peter Jackson. Sa transposition cinématographique de l'œuvre du romancier est tout simplement exceptionnelle dans ses moindres détails. Elle est de plus toujours respectueuse de l'œuvre originale.

Quand on a appris que le cinéaste allait réaliser une adaptation de Bilbo le Hobbit, une longue période d'attente débutait. Ce que l'on avait secrètement espéré allait se réaliser. Car il n'était évidemment pas imaginable que l'on se lasse des ces histoires. Il n'était pas plus envisageable que le film nous déçoive. Il n'y avait aucune raison pour que Peter Jackson ne mette pas autant de soin pour cette nouvelle adaptation que pour les précédentes.

La première force de ce Hobbit: Un voyage inattendu, c'est son casting. Tous les acteurs du Seigneurs des Anneaux sont de retour pour reprendre leur rôle : Ian McKellen (Gandalf), Hugo Weaving (Elrond), Cate Blanchett (Galadriel), Elijah Wood (Frodo), Ian Holmes (Bilbo), Christopher Lee (Saruman) et Andy Serkis (Gollum). Andy Serkis qui, au passage, réussit à merveille, aux commandes de la deuxième équipe de tournage. Cette nouvelle histoire introduit également de nouveaux personnages hauts en couleurs, parfaitement interprétés. On se régale de voir les treize nains (Fili, Kili, Ori, Nori, Dori, Bifur, Bofur, Bombur, Oin, Gloin, Balin, Dwalin, Thorin), représentant d'un peuple peu mis en valeur dans Le Seigneur des anneaux, mise à part par Gimli. On a cette fois le plaisir et le temps pour admirer leur barbe, leur finesse et leur caractère, qui les distinguent singulièrement des autres races. Bilbo, dans son jeune âge, est interprété par le bon Martin Freeman, relativement peu connu, et qu'on a pu voir dans des films comme Love Actually ou dans deux comédies d'Edgar Wright Shaun of the Dead et Hot Fuzz.

On peut finalement se poser la question de l'utilité de réaliser 3 films pour un livre 300 pages. Par comparaison, l'adaptation en 3 films du Le Seigneur des anneaux faisait écho à une trilogie représentant la bagatelle de 1832 pages. Je pense que l'on ne pourra juger, de la nécessité de réaliser 3 films, qu'une fois qu'on les aura tous vu. Quoiqu'il en soit je trouve qu'il n'y a absolument aucun élément superflu dans la première partie. Je n'aurais rien envie de couper au montage. Mais il faut dire que personnellement, j'estime que plus c'est long et mieux c'est, tant j'aime m'immerger dans cette univers.

Bref, Le Hobbit: Un voyage inattendu, ce n'est pas loin de 3 heures de bonheur.

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 08:50

10 guerrières

 

Milla Jovovich : Le cinquième élément, Jeanne d'Arc, la saga Resident Evil, Ultraviolet, Escapade fatale, Les Trois Mousquetaires

Milla Jovovich resident evil extinction

Sigourney Weaver : La quadrilogie Alien

Sigourney Weaver

Linda Hamilton : Terminator 1 et 2

Linda Hamilton - Terminator-2

Michelle Rodriguez : Girlfight, S.W.A.T. unité d'élite, Resident Evil, Machete, World Invasion: Battle Los Angeles

Michelle Rodriguez - Machete

Uma Thurman : Kill Bill

Uma Thurman - Kill Bill

Jodie Foster : Le Silence des Agneaux, Panic Room, Flight Plan, A vif

Jodie Foster - A vif

Noomi Rapace : La trilogie Millenium, puis Prometheus

Noomi Rapace - Millennium

Keira Knightley : Domino, Pirates des Caraïbes

Keira Knightley - Domino

Shauna Macdonald : The Descent, The Descent : Part 2

Shauna-Macdonald - the-descent

Hilary Swank : Million Dollar Baby

Hilay-Swank---Million_dollar_baby.jpg

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:53

3/5 - HENRY, PORTRAIT D'UN SERIAL KILLER (Une histoire plus ou moins vraie)

Henry, portrait d'un serial killer (1986) est un film qui retrace un épisode de la vie de Henry Lee Lucas, un célèbre tueur en série américain. Comme le titre le dit assez bien, cette réalisation, signée John McNaughton, fait le portrait psychologique de Lucas. De ce point de vue, Henry, portrait d'un serial killer est un des films les plus justes, voir le film qui décrit le mieux la psychologie et le comportement d'un serial killer.

Au contraire, l'histoire n'est absolument pas fidèle aux faits. On ne parle pas là de quelques libertés prises par les scénaristes (McNaughton et Richard Fire), mais bien d'un remaniement intégral de la réalité. Mais cela n'est pas grave, tout dépend ce que l'on cherche. Il est d'ailleurs à parier que la majorité des gens qui ont vu le film ne connaissait pas les faits exacts et n'a donc vu que du feu.

Henry, portrait d'un serial killer est un récit plutôt lent, dans le rythme des films des années 80. Le résultat est relativement soft, ponctuée de deux ou trois images marquantes de cadavres, mais ne sombrant jamais dans le gore. McNaughton s'est appliqué à créer une ambiance et à poser les personnages, et la suggestion a été préférée aux effusions d'hémoglobine. On pense particulièrement aux bruits quelques peu désagréables d'un corps se faisant dépecer. On imagine très (trop) bien la scène …

McNaughton signait à cette époque le premier des six films qu'il a réalisés pour le cinéma. Le septième, The Harvest, sortira en 2013. Il a notamment réalisé le sympathique Sexcrimes (1998).

Henry Lucas est interprété par Michael Rooker, un acteur qui débute alors au cinéma, mais que l'on reverra régulièrement par-ci par-là, surtout dans des thrillers, des films d'action ou d'horreur. On l'a vu ensuite dans Mississipi Burning, JFK, puis alpiniste aux côtés de Stallone dans Cliffhanger,  en flic casse-couilles dans Bone Collector et, en ce moment, dans le rôle de Merle, dans la série The Walking Dead.

Ottis Toole, est interprété par un Tom Towles qui à l'air d'avoir 20 ans de plus, quand on sait qu'il n'a que 36 ans à l'époque. On va le retrouver ensuite dans quelques bons films d'horreur comme le remake de Tom Savini de La nuit des morts-vivants et dans trois réalisations de Rob Zombie, The Devil's Rejects, Halloween et sa fausse-bande annonce Werewolf Women of the SS. Mais Towles ne se limitera pas au genre horrifique.

Une suite, Henry, portrait d'un serial killer 2, est sortie en 1996, mais a passé plus ou moins inaperçu.

Je l'ai dit au début de cet article, le film de McNaughton s'éloigne énormément de la réalité. Cette "infidélité" se termine en apothéose avec la fin du film. Mais pour en parler, il faut revenir un peu sur l'histoire d'Henry Lee Lucas et d'Ottis Toole., et passer par du spoiler, au niveau du film. Alerte donc à ceux qui seraient intéressés à voir le film, sans en connaître le dénouement et les principaux éléments.

[LOURD SPOILER/on]

Comme je le disais, la principale divergence entre le récit et les faits réels se trouve tout à la fin. Plus précisément lorsque Henry tue Ottis. Lorsque l'on interroge Ottis Toole à ce sujet, celui-ci dit que c'est impossible, que cela ne se peut pas, qu'Henry ne l'aurait jamais tué. Il faut dire qu'Ottis Toole est relativement limité et qu'il ne discerne pas bien la différence entre un film et la réalité. Toole comme Lucas ont un QI plus bas que la moyenne, comme la plupart des serial killers, aux alentours de 70-80.

[LOURD SPOILER/off]

[LEGER SPOILER/on]

Par contre, le film fait l'omission d'une des grandes caractéristiques d'Ottis Toole : son amour pour la chaire humaine et sa célèbre sauce BBQ. En effet, Ottis Toole aimait apparemment beaucoup composer ses repas avec les restes de leurs victimes.

Dans le film, Becky vient perturber la dynamique du couple Lucas-Toole. En fait, dans le contexte du film, on devrait plutôt parler de tandem, car aucune relation amoureuse n'est suggérée. Au contraire, dans la réalité, les deux hommes forment un couple homosexuel. Mais dans le film, la jeune Becky va se mettre entre les deux hommes, plus ou moins volontairement. Au début, cela pourrait être mis sur le compte d'une attirance amoureuse entre Henry et Becky, mais on verra à la fin que ce n'est pas le cas. On le pressent déjà à un moment du film où Becky lui dit qu'elle l'aime et où Lucas lui répond : "I guess I love you too", soit "j'imagine que je t'aime également". Cette finalité est cohérente avec la personnalité d'un psychopathe qui est incapable de ressentir le moindre sentiment. Il peut savoir qu'une chose est bien ou mal, parce qu'on le lui a dit, mais sans comprendre pourquoi. Un être humain n'a pas vraiment plus d'importance qu'une voiture. C'est un objet qui permet d'attendre un ou plusieurs objectifs. Ils ne montrent d'ailleurs aucun remord pour ce qu'ils font. Cela dit, Henry Lee Lucas a effectivement dit être tombé amoureux de Becky, mais on ne sait pas vraiment ce que cela signifie pour lui. A cette époque, en 1979, Lucas a 43 ans, alors que Becky n'en a que 12.

Le film n'indique pas non plus le nombre de victimes du tandem. On est conscient qu'il y en a eu plusieurs, mais sans pouvoir dire combien. Peut-être 10, ou 20. En réalité, Henry Lucas est soupçonné de 157 meurtres, dont 108 perpétrés avec Ottis Toole. Très manipulateur, Lucas va en avouer une multitude d'autres, pour ralentir les procédures judiciaires et fausser les pistes. Au final, on ne saura jamais combien de personnes ils ont tué exactement. Lucas a été jugé et condamné pour bon nombre de ces meurtres, mais beaucoup n'iront pas en procès pour des questions financières et d'images médiatiques. Surtout qu'à partir d'un moment, il devient inutile d'accumuler les peines de mort et de perpétuité.

[LEGER SPOILER/off]

 

Biographies succinctes

 

Henry Lee Lucas

Henry est né en 1936 en Virginie (USA). Son père est amputé suite à un accident de train (et pas à cause d'un camion, comme dans le film). Sa mère est une femme repoussante qui ne se lave jamais. Cela ne l'empêche pas de se prostituer. Elle écarte les jambes pour 50 cents et oblige toute sa famille à regarder.

Sa mère habille Henry comme une fille et lui laisse pousser de longs cheveux bouclés. Suite à deux accidents successifs, Henry devient borgne. Comme dit plus haut, des tests révèlent un QI en-dessous de la moyenne. Il montre deux facettes. Il est parfois souriant et sociable et parfois renfermé et terne. En prison, se révèlent chez lui des tendances homosexuelles, aussi bien passives qu'actives.

Comme évoqué dans le film, il tue effectivement sa mère, avec un couteau, alors qu'il a 24 ans. Alors qu'il purge sa peine en prison, il est transféré quelques temps en hôpital psychiatrique, après plusieurs tentatives de suicide. Il purge finalement 10 ans sur les 20 de sa condamnation. Après à peine plus de un an il retourne en prison, cette fois pour 3 an et demi. Il est condamné pour deux tentatives de kidnapping.

Contre toute attente, Henry se marie en décembre 1975. Sa femme, Betty Crawford est touchée par la manière dont il s'occupe de ses deux filles. La pauvre Betty juge mal le bonhomme, puisque celui-ci va ensuite régulièrement violer les deux fillettes.

Toute sa vie, Henry ne cesse de bouger, de déménager et de repartir sur la route. Il ne garde jamais un travail plus de quelques jours. En 1979, alors qu'il séjourne à Jacksonville (Fl), il tombe sur Ottis Toole, qu'il a rencontré par le passé, dans un bar de Pennsylvanie. Le duo est formé et la chasse va commencer.

 

Ottis Toole

Ottis est né en 1947, à Jacksonville. Son père est alcoolique et sa grand-mère est sataniste, alors que sa mère semble plutôt équilibrée. En effet, à 5 ans, sa grand-mère, une sorcière sataniste, l'emmène déterrer des cadavres dans des cimetières. Ottis est un garçon attardé (QI de 75) et très timide, toujours dans les jupons de sa maman.

Il est initié au sexe par sa sœur Drusilla, elle-même dépucelée à l'âge de 10 ans. Il est également abusé par son père, puis son beau-père. Pour en rajouter une couche, Drusilla le prostitue alors qu'il est âgé de 6 ans. C'est ce qu'on peut appeler une enfance difficile.

Très jeune déjà, Ottis Toole est obnubilé par le feu. Il ressent une profonde excitation en allumant des feux et en les observant. Evidemment, plus le feu est grand et plus l'excitation est forte. Il allume donc des incendies.

A 8 ans, Ottis commence aussi à boire beaucoup d'alcool et à prendre des drogues. A 12 ans, il est envoyé en maison de correction pour vol de bicyclette. Il est ensuite arrêté à 17 ans pour prostitution (3 mois d'emprisonnement), puis pour vol de batterie de voiture (90 jours) et encore pour vol de voiture (2 ans). Il alterne donc des périodes de liberté très courtes et des séjours en prison plus ou moins longues. A 25 ans, il a déjà 13 condamnations à son actif. A 14 ans, Ottis Toole commet son premier meurtre.

Entre temps, sa sœur Drusilla a trois enfants dont Lorraine "Becky" Powell (1967), la Becky que l'on retrouve un peu différemment dans le film. Ottis, lui, se marie, mais sa femme s'en va après seulement trois jours, à cause de ses tendances homosexuelles.

En 1974, à 27 ans, Ottis Toole part sur la route. C'est un serial killer nomade, comme Lucas, qui aime bouger.

En 1977, Ottis Toole se remarie, avec une femme de 24 ans sont ainée. Cependant, il continue à ramener des hommes dans le lit conjugal.

En février 1979, il retrouve Henry Lee Lucas, qu'il ramène chez lui et à qui il propose de rester. Ils vont alors découvrir qu'ils partagent une passion commune, celle du meurtre.

 

Lucas et Toole

Lorsqu'ils tuent, les deux hommes sont souvent accompagnés de Becky et de son frère Franck Jr. Les cadavres sont régulièrement violés par les deux hommes. Ottis aime également cuir de la chair au barbecue et la déguster avec sa sauce maison, devenue célèbre de manière quelque peu macabre. Cela dit il affirme qu'elle est bonne sur toutes les viandes. Ils prétendent aussi avoir tué de nombreuses victimes pour une secte appelée The Hand of Death (La main de la mort), mais dont on ne trouva jamais aucune trace.

Après la mort de Drusilla, Becky part sur la route avec Lucas. Toole se sent alors totalement abandonné. Pour compenser, il tue et allume des incendies. A la fin 1982, Lucas est intercepté seul par la police. Il est soupçonné pour le meurtre d'une vieille femme pour laquelle il a travaillé avec Becky. Becky est quant à elle introuvable.

Il avoue, en 1983, avoir tué beaucoup de gens, dont Becky Powell. Il avoue une centaine de crimes, avant de se rétracter pour ne garder que celui de sa mère. Il sera ensuite jugé et condamné à de multiples peines. En 1998, George Bush Jr commue sa peine de mort à la perpétuité, une étonnante décision dans un état comme le Texas, pro peine de mort. La raison fut que le témoignage de Lucas manquait de preuves.

Toole est quant à lui déjà en prison à ce moment-là, à cause de deux complices incendiaires qui l'ont dénoncé. Après les aveux de Lucas, il confirme ses dires et signes ses propres aveux. Il est lui aussi jugé et condamné à des peines de mort et de réclusions à perpétuité. Il est mort en 1996, au pénitencier de Florida State Prison, pas du bras vengeur de la justice, mais suite à une maladie du foie liée au sida. Lucas est lui mort d'une crise cardiaque, dans sa cellule, en 2001.

 

Sources :

Le livre noir des serial killers, Stéphane Bourgoin, Grasset (2004)

Les serial killers sont parmi nous, Stéphane Bourgoin, Albin Michel (2003)

Deux livres que je conseille fortement pour tous ceux qui s'intéressent aux tueurs en série, comme d'ailleurs tous les livres de Stéphane Bourguoin sur le genre.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 23:09

3/5 - CASINO ROYALE (Version de 1967)

En citant Casino Royale, on a tous en tête le James Bond sorti en 2006, où l'agent secret du MI6 est interprété pour la première fois par Daniel Craig. Cette réalisation de Martin Campbell fut produite par EON Productions, soit la société qui a produit toutes les adaptations officielles des romans de Ian Fleming.

Mais la plupart des gens ne connaissent pas la première version de Casino Royale, sortie en 1967. Plus précisément, c'est en fait la deuxième version puisqu'une première est sortie à la télévision en 1954, sous la forme d'un épisode de la série Climax!. James Bond était alors interprété Barry Nelson et Le Chiffre par Peter Lorre (M le maudit). Pour revenir au film de 1967, cette version, dirigée par pas moins de 6 réalisateurs (un non crédité), est hautement parodique. Le thriller d'espionnage est totalement tourné en dérision. L'humour est parfois un peu dépassé, à notre époque, mais pas tant que ça. On y reconnaît un mélange d'humour anglais et américain, faisant généralement ni l'un ni l'autre preuve d'une grande finesse. Par moments, cela devient réellement n'importe quoi.

Dans l'histoire, James Bond est sollicité par M et 3 autres représentants de la France, des Etats-Unis et de la Russie pour sortir de sa retraite et combattre Le Chiffre. Cependant, il refuse, même alors que c'est la Reine qui le demande. M fait alors exploser le château de Sir James Bond pour l'obliger à réintégrer le MI6. Malheureusement le pauvre M périt dans cette tentative. A quelque chose malheur est bon, puisqu'à la suite de cette mort tragique, Bond reprend du service, prenant la tête des Services Secrets de sa Majesté.

Comme sa vie est en danger, il invente un stratagème imparable. Dorénavant, tous les agents secrets se nomment James Bond et ont comme code 007.

Le vrai Bond est interprété par David Niven, soit l'acteur qu'aurait voulu Ian Fleming pour incarner son héros. Ce Bond est bien différent de celui que l'on connaît. C'est un Bond vieillissant, qui bégaye, insensible aux belles femmes et estimant que tous les gadgets utilisés par les services secrets sont ridicules.

Le film est plutôt décousu est irrégulier, à cause du nombre de réalisateurs. Il y a aussi Peter Sellers qui disparaît soudainement du récit. Cela est dû au fait qu'on ait parfois du se priver de lui à cause de ses absences répétées. Par contre, tout se finit en apothéose, avec une scène parfaitement burlesque. On y voit notamment des paras indiens, il faut comprendre peaux rouges, dont les parachutes sont en fait des tipis. Les renforts américains sont également représentés par une horde de cowboys, alors que les français le sont par un Jean-Paul Belmondo habillé en légionnaire. Autant dire du grand n'importe quoi ! Enfin, cela pourrait paraître loufoque si l'on n'avait pas rencontré plus tôt Mata Bond, la fille de James Bond et de Mata Hari ainsi que son neveu Jimmy Bond, alias le Dr Noah.

A l'affiche de ce film totalement dingue, un casting tout aussi fou. Il réunit certains des tous grands du cinéma. Cela va des rôles principaux (David Niven, Peters Sellers, Ursula Andress, Woody Allen) aux seconds rôles (Orson Wells, Deborah Kerr) en passant par des apparitions en guest stars (John Huston, William Holden, Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset). Il faut dire que le budget était particulièrement élevé pour l'époque, puisqu'il était d'environ 12 mio de $. En comparaison, les adaptations officielles Opération tonnerre (1965) et On ne vit que deux fois (1967) avaient des budgets de 5'600'000 $ respectivement 9'500'000 $. Les 12 mio de Casino Royale ne seront dépassés qu'à partir du 10ème James Bond, L'espion qui m'aimait (14 mio $), en 1977. Pour comparer des chiffres incomparables, ne serait-ce que parce qu'ils sont séparés de près de 50 ans, le budget estimé pour la version de Casino Royale de 2006 était de 150 mio de dollars.

Pour l'anecdote, la suissesse Ursula Andress parodie une franchise à laquelle elle a déjà participé, 5 ans plus tôt, dans le premier épisode de la saga, James Bond 007 contre Dr. No.

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