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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 11:25

5/5 - LA COLLINE A DES YEUX (trash horror)

Tout simplement excellent. Un film renversant, captivant et brutal. Alexandre Aja, pour son remake de 2006, ne cherche pas à révolutionner un film déjà excellent à la base (voir LA COLLINE A DES YEUX (1977) ). Il reprend le scénario et le suis à la lettre, en y ajoutant toute une scène, peu avant la fin. Pas de révolution donc sur le fond, si ce n'est une scène qui ne modifie en rien le déroulement de base, mais qui rajoute une grosse dose de suspens, de "prend ça dans ta gueule" et de "quelle horreur". Une magnifique scène de vengeance, merci Alex.

Par contre, sur la forme, Alexandre Aja applique une grosse couche de neuf, avec des maquillages hallucinants, des plans plus spectaculaires (notamment la vue aérienne du site d'essais nucléaires), et des couleurs plus fortes.
Une excellente réalisation donc, une photographie splendide, des méchants répugnants, des acteurs de second plan qui accentue le réalisme et l'immersion du spectateur.
Ce film se distingue par une scène qui change tout. A la limite du soutenable, moment rare dans le cinéma, où on se demande "mais comment a-t-il osé ?", cette scène divisera et réduira considérablement les adeptes.

L'histoire, c'est celle, malheureuse, d'une famille qui décide de rejoindre l'autoroute par un raccourci à travers le désert. Le pompiste avisé du coin essaye en vain de les dissuader, mais le père de famille est trop têtu. Triste pour lui et le reste de la famille qui se retrouvent pris dans une embuscade.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 11:24

5/5 - THE DESCENT (humanoïdes méchants)

Magnifique réalisation d'horreur de Neil Marshall , produite en 2005. The Descent nous emmène dans une grotte du massif des Appalaches, que six jeunes amies ont décidé d'explorer. L'ambiance copine du début va rapidement être brisé par une rencontre imprévue. La sympathique virée spéléologique va alors se transformer en lutte acharnée pour survivre.
L'ambiance, la claustrophobie qui s'empare du spectateur, les actrices excellentes, les décors, Neil Marshall nous sert de la violence et du gore parfaitement mesurés...
Tout semble extrêmement réaliste dans cette production, du moment qu'on se laisse embarquer par le scénario, soutenu par l'interprétation des personnages (les gentils comme les méchants) et l'évolution de ceux-ci au travers des événements.
Un film du genre parfait à mon goût. On espère pour elles que les actrices, notamment Shauna Mcdonald et Natalie Jackson Mendoza, ne subiront pas un phénomène fréquent et parfois malheureux : ne se voir offrir que des rôles dans des histoires d'épouvantes. C'est pourtant ce qui semble arriver, pour l'instant, à la première, qui, en plus de rôle dans des série TV, à jouer dans The Descent : Part 2 et les Deux derniers opus de la saga Saw. Scénario semblable pour la seconde qui a également tourné dans le 2ème Opus de The Descent et dans un mauvais film d'horreur.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 02:56

5/5 - BIG FISH (féérie et sentiments)

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Un film magique, beau, féérique, emportant le spectateur dans une histoire de légendes, réalisé par Tim Burton en 2003.
Lorsque William (Billy Crudup), accompagné de son amie (Marion Cotillard), se rapproche de son père (Albert Finney), proche de la mort, celui-ci se lance dans le récit des grands souvenirs de sa vie. Dans ses histoires, en lesquelles son fils ne croit guère, se croisent rêve et réalité. On ne sait jamais où s'arrête le réel et où débute l'imaginaire. Tout au long de ce conte, on est transporté par des sentiments divers et des émotions d'une rare intensité.

Un chef-d'œuvre de plus de l'exceptionnel Tim Burton, soutenu par une bande-son somptueuse de son fidèle collaborateur Danny Elfmann. Le rôle d'Edward Bloom jeune est interprété par le toujours excellent Ewan McGregor. Pour compléter le casting, on côtoie pour notre plus grand plaisir notamment, Helena Bonham Carter, Danny DeVito, Steve Buscemi, et le regretté géant Matthew McGrory.

Marion Cotillard entame ici ses grands débuts hollywoodiens, avec la réussite future que l'on connaît.big-fish-2004-05-g.jpg

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 16:08

C'est la période des vacances et nous allons tous partir vers des lointains horizons ensoleillés. Enfin moi en tout cas.

Pour patienter, un petit quizz. Le point commun des films à retrouver ?  Les vacances pardi !

 

1... Une bande de potes, qui se sont rencontrés dans un club en Afrique, se retrouvent pour passer des vacances en montagne.

2... Un groupe d'amies, amatrices de spéléologie, se retrouvent au fin fond du massif des Appalaches pour une virée sous-terraine. Ce que ne dit pas la leader aux autres membres du groupe, c'est que la grotte dans laquelle elles descendent n'a encore jamais été découverte.

3… Des jeunes touristes en mode fun, sont en vacances au Brésil lorsque le bus qu'ils empruntent à un accident, dans une forêt qui leur réserve quelques soucis.

4… Deux couples d'amis sont en vacances à Cancun. Lorsqu'ils découvrent une pyramide Maya et qu'ils montent à son sommet, en redescendre va être plus compliqué que prévu.

5… Cinq jeunes amis partent en weekend dans une cabane perdue dans la forêt. Il y découvre un vieil enregistrement qui contient des psalmodies en une langue inconnue, qui va réanimer des esprits malins.

6… Une famille en vacances décide de prendre un raccourci par le désert, pour rejoindre l'autoroute. Une crevaison soudaine les arrête dans une ancienne zone d'essais nucléaires.

7… Quatre filles partent en weekend pour s'éclater. Dans un bar, elles font la rencontre d'un type étrange qui se dit cascadeur.

8… Un groupe d'adolescents s'égarent sur la route de Daytona Beach. Ils atterrissent dans un petit village sudiste. Pensant pouvoir y passer du bon temps, ils décident de s'y arrêter. Le virée va pourtant se transformer en cauchemar.

9… Un groupe d'amis partent en montagne pour une via ferrata. Malheureusement, ils se rendent compte, un peu tard, qu'ils ne sont pas seuls.

10… Des amis partent skier dans une cabane de montagne. Ils vont faire face à des zombies nazis, sortant de la neige.

 

Vous le constaterez, lorsque des amis partent en vacances, cela se finit souvent très mal !

 

 

 

 

 

 

 

 

Réponse

 


1. Les bronzés font du ski 2. The descent 3.Turistas 4.Les ruines 5.Evil Dead 6. La colline a des yeux

7.Grindhouse - Boulevard de la mort 8.Deux mille maniaques ou 2001 maniacs 9.Vertige 10.Dead Snow

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 22:12

Des répliques exceptionnelles sont la marque des grands films, mais parfois des petits également.

Saurez-vous retrouver à quels films correspondent les 20 répliques suivantes ?

 

 

1.

Bon sang, arrêtes de me fourrer ta langue dans le cul, Gary. Laisses ça aux chiens. Tu n'es pas un chien, hein Gary ? Et pourtant tu présentes toutes les caractéristiques du chien. Toutes sauf la loyauté.

2.

Ether démoniaque,  ça vous fait vous comporter comme l'ivrogne du village dans un roman Irlandais, c'est la perte complète de toute capacité motrice. Vision brouillée, perte d'équilibre, langue pâteuse... L'esprit se replie avec horreur, incapable qu'il est de communiquer avec la colonne vertébrale... Ça rend le phénomène fascinant.

3.

Are you talking to me ? …You talking to me ?...You talking to me ?

Then who the hell else are you talking to ? You talking to me ?
Well, I'm the only one here.
Who the fuck do you think you're talking to ?

4.

Vous savez à quoi vous ressemblez avec votre sac à main et vos chaussures bon marché ? À une fille de ferme, une fille de ferme endimanchée, sans le moindre bon goût. Une alimentation correcte a fait de vous une fille solide mais vous n'êtes pas à plus d'une génération de la pauvreté crasse. N'ai-je pas raison agent Starling ? Et cette origine que vous essayez désespérément de cacher, vous venez du fond de la Virginie. Que fait votre père ? Est-ce qu'il descend dans la mine ? Est-ce qu'il empeste le charbon ? Et les garçons qui n'arrêtaient pas de vous sauter dessus, tous ces tâtonnements pénibles et moites à l'arrière des voitures pendant que vous ne rêviez que de partir, de vous sortir de là et d'entrer enfin au FBI.

5.

Il date du mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a dû arrêter la fabrication, y a des clients qui devenaient aveugles, alors ça faisait des histoires.

6.

- Tu sais compter au moins jusqu’à 2 ?
- J’sais même compter jusqu’à 6 s’il le faut, et peut-être plus vite que toi !

7.

C'est vrai. J'ai tué des femmes et des enfants. J'ai tué tout ce qui marchait ou rampait à un moment ou à un autre. Et je suis là pour te tuer Little Bill... Pour ce que tu as fait à Ned.

8.

C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut.

9.

C'est à une demi-heure d'ici. J'y suis dans dix minutes.

10.

- Dis-donc, toi, tu sais que tu as la tête de quelqu’un qui vaut 2000 dollars ?

-Oui… mais toi tu n’as pas la tête de celui qui les encaissera...

11.

L'engagé Guignol est un crétin et il est ignare mais il a des couilles ! Et les couilles c'est tout ce qu'il faut !

12.

Le sang est la vie et j'en ferai la mienne.

13.

J'avais les nerfs après ce qu'il avait fait à Lucile, alors j'ai pris mon temps avec cet enculé. Et c'est seulement après lui avoir foutu quelques un de ses membres sous l'pif qu'il s'est mis à table.

14.

 Je fais tourner un casino, autrement dit je vends aux gens des rêves payables comptant.

15.

Je ne suis pas monsieur Lebowski. C'est vous monsieur Lebowski. Moi je suis le Duc, c'est comme ça qu'il faut m'appeler. Ou alors... ça ou... j'sais pas, le grand Duc ou... l'Archiduc ou... Votre Altesse si vous êtes porté sur les titres.

16.

On dit que lorsque l'on rencontre l'amour de sa vie le temps s'arrête... Et bien c'est vrai. Ce qu'on ne dit pas c'est que quand le temps reprend son cours il file à une vitesse folle pour rattraper son retard.

17.

Je ne te ferai rien. Wendy, ma chérie, éclatante lumière de ma vie. Je ne te ferai rien. Tu ne m'as pas laissé finir ma phrase. Je disais, je ne te ferai rien. Je vais simplement te défoncer la gueule.

18.

- Imaginez la volonté qu'il faut pour tenir attaché un homme pendant un an. Pour lui couper une main et s'en servir pour laisser des empreintes digitales, pour lui enfoncer des tubes dans les organes génitaux. Il est méthodique, précis, et pour couronner le tout... patient.
- Vous voulez dire qu'il est barge ouais ! C'est pas parce que ce fondu à une carte de bibliothèque qu'il a le cerveau de Yoda !

19.

- Eh ! Topper, c'est quoi ce livre ?
- "Grandes espérances"
- Mais ça vaut le coup ?
- C'est pas ce que j'espérais.

20.

- Braddock, je vous préviens. Attention où vous mettez les pieds.

- Je mets les pieds où je veux, Little John, et c'est souvent dans la gueule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réponse

 


1.Snatch 2. Las Vegas parano 3. Taxi Driver 4. Le Silence des agneaux 5. Les Tontons flingueurs

6. Il était une fois dans l'Ouest 7. Impitoyable 8. Fight Club 9. Pulp Fiction 10. Le Bon, la brute et le truand

11. Full Metal Jacket 12. Dracula 13. Sin City 14. Casino 15. Big Lebowski 16. Big Fish

17. Shining 18. Seven 19. Hot Shot 2 20. Portés disparus 3

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 10:44

3/5 - THE TREE OF LIFE (Expérience cinémato-métaphique)

On attendait depuis bien longtemps que Terrence Malick nous livre une nouvelle de ses œuvres et c'est chose faite. The Tree of Life décroche la Palme d'Or à Cannes en 2011. Mais quand sera-t-il du jugement du spectateur Bêta ? A coup sûr le monde sera divisé après visionnement. Adoration, admiration, déception, frustration ?

Certains apprécieront les nombreuses images explorant les beautés de la nature sous toutes ses coutures, accompagnées de magnifiques morceaux de musique classique, d'autres penseront que ce n'est pas ce qu'ils voulaient voir et ne comprendront pas la raison de ses images.

Certains apprécieront les questions posées à Dieu en voix off, tout au long du film, d'autres en seront dérangés.

Au milieu de cette réflexion sur la nature et le divin, aux sources de la vie, l'histoire d'un père croyant qui élève ses trois fils "à la dure", afin de les rendre forts et d'ainsi les préparer au monde. Pourtant, malgré toute sa bonne volonté, celui-ci échoue et à plus l'air d'un pauvre type ignorant que d'un homme méchant. On apprend dès le début que cette famille vivra le deuil à la mort tragique d'un des fils, jeune.

The Tree of Life se finit comme il a commencé, dans une réflexion métaphysique où le spectateur, entrainé par Malick, vacille dangereusement sur la limite entre un magnifique récit et l'absurde. Certains tombent d'un côté et en ressortent émerveillés, alors que d'autres tomberont du côté opposé, et auront l'impression d'avoir regardé l'objet d'un délire.

Personnellement, je suis resté sur cette limite. J'ai apprécié, mais sans trop pouvoir l'expliquer. La beauté de l'image, la musique magnifique, la réalisation maitrisée et audacieuse, les cadrages, les acteurs excellents, tout cela participe à nous faire passer un bon moment. Mais quand est-il du reste ? The Tree of Life est avant tout une expérience, aussi bien philosophique que cinématographique. Cette réalisation s'écarte totalement de ce que l'on a l'habitude de voir, un peu comme le fait David Lynch, et parfois, elle ne correspond tout simplement pas à ce que le spectateur attendait.

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 23:34

3,5/5 - LA MORT VOUS VA SI BIEN (Comédie mortelle)

Comédie délirante réalisée par Robert Zemeckis, en 1992, La mort vous va si bien est une satire sur le refus de vieillir et de perdre sa beauté.

Ernest Menville (Bruce Willis), un chirurgien, quitte sa femme Helen (Goldie Hawn) pour l'actrice Madeline (Meryl Streep). Quelques années plus tard, Ernest décide de retourner avec Helen, plus belle que jamais, alors que Madeline n'est plus intéressée que par son argent. Les deux anciens amants décident d'assassiner Madeline, car un divorce profiterait financièrement à cette dernière. Mais avant même qu'ils mettent leur projet à exécution, Ernest la fait accidentellement basculer dans les escaliers. Malgré quelques membres déboités, celle-ci se relève. A partir de là, un final complètement délirant nous attend.

On s'amuse beaucoup en regardant cette comédie, qui voit des couples se former et se défaire successivement au sein de ce trio de personnages, au gré des intérêts de chacun. Une histoire drôle, bien interprétée et pas trop politiquement correct.

Ce qui est sûr, c'est que Zemeckis aime varier les genres avec un faible pour les comédies. Zemeckis, c'est aussi Retour vers le futur (I, II et III), comédie de science-fiction, Contact (science-fiction), mais c'est aussi le magnifique Forrest Gump, le projet original Seul au monde, le thriller fantastique Apparences, le film d'aventure A la poursuite du diamant vert, et l'épique La Légende de Beowulf. Il a également réalisé un épisode des Contes de la Crypte des saisons 1 et 3, cette mythique série d'horreur que l'on regardait le jeudi soir, sur M6, dans les jeudis de l'angoisse. Zemeckis, c'est aussi Qui veut la peau de Roger Rabbit. Il renouera plus tard avec le film d'animation avec Le Pôle Express et L'étrange Noël de Scrooge.

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 00:42

4,5/5 - TRAFFIC (La drogue sous toutes ses coutures)

Excellente réalisation de Steven Soderbergh, en 2000, Traffic explore le marché de la drogue sous tous les angles et de tous les points de vue. Consommateurs, trafiquants, femme de trafiquant, dealers, forces de polices, juge de la Cour Suprême des Etats-Unis, cartels mexicains. Chaque acteur est passé sous la loupe. Des histoires qui s'entrecoupent. La couleur change selon le personnage que l'on suit, pour un rendu visuel totalement réussi.

Celle de Robert Wakefield (Michael Douglas), juge de la Cour Suprême, nommé à la tête de la lutte antidrogue. Il engage un combat acharné et sans compromis contre la drogue qui sévit aux Etats-Unis, chez les jeunes notamment. Son plus dur combat va finalement le ramener au sein même de son foyer, lorsqu'il découvre que sa propre fille consomme depuis peu du crack.

L'histoire d'Helena Ayala (Catherine Zeta-Jones), la femme d'un riche trafiquant, qui va découvrir son business au moment de son arrestation. Loin de se laisser abattre, elle va reprendre en main les affaires de son mari, pendant que celui-ci est en prison.

Celles Montel Gordon (Don Cheadle) et Ray Castro (Luis Guzman), deux agents infiltrés de la Drug Enforcement Administration, des flics de terrains prenant tous les risques.

Celle d'Eduardo Ruiz, un petit trafiquant, arrêté par Gordon et Castro, qui devra témoigner contre Ayala.

Et l'histoire de Javier Rodriguez (Benicio Del Toro), un flic mexicain honnête, sous les ordres du corrompu Général Salaza. Javier résiste à la cupidité et va jusqu'à combattre Salaza pour rester intègre.

Le tout nous est raconté avec un grand réalisme, mettant à mal tous les rouages du système. Au final, peu en ressortent indemnes. Par les différents angles qu'il aborde, Soderbergh ne prend pas réellement position et nous livre un portrait objectif de la filière de la drogue.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 12:47

  FRANK MILLER

Frank_Miller.jpg Frank Miller est avant tout un dessinateur de BD. Il travaille dès l'âge de 19 ans chez Marvel Comics, puis chez DC Comics. On lui demande alors de remettre au goût du jour Batman, qu'il imagine quinquagénaire, névrosé et violent, dans The Dark Knight.

Longtemps Miller a refusé l'adaptation d'une de ses plus grandes œuvres, Sin City. Cependant, lorsque Robert Rodriguez lui montre un projet de film, Miller se laisse tenter et s'engage comme co-réalisateur.

Frank Miller commence à travailler avec le monde du cinéma sur des adaptations de ses œuvres. Il est scénariste pour Robocop 2 (1989) et 3 (1993), Daredevil (2003), puis pour 300 (2007).

Il participe ensuite plus activement en devenant co-réalisateur pour Sin City, puis unique réalisateur pour The Spirit.

 

5/5 - SIN CITY (3 histoires sombres)

sin-city.jpgPremière réalisation de Frank Miller, co-réalisé avec Robert Rodriguez et Quentin Tarantino. Sin City, comme son nom l'indique, est la ville du vice, où l'équilibre précaire est chamboulé en 3 histoires qui se croisent. Hartigan est peut-être le seul flic honnête, Marv le type le plus difficile à tuer, Nancy la plus jolie stripteaseuse, Kevin et Roark se battent pour la palme du plus vicieux. Quelques exemples parmi une ribambelle de personnalités hautes en couleurs.

Sin City, c'est aussi le rassemblement d'une meute d'acteurs  sin-city-1au jeu impeccable, pour une réalisation exceptionnelle  (dans le désordre, Bruce willis, Clive Owen, Jessica Alba, feu Brittany Murphy, Mickey Rourke, Elijah Wood, Josh Harnett, Rosario Dawson, Michael Madsen, Michael Clarke Duncan, Benicio Del Toro). C'est aussi un film parfait pour les hommes puisqu'on y trouve dans le désordre, des flingues, des bagnoles et des belles femmes. Parfois les trois se mélangent. Que du bonheur.

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5/5 - 300 (infériorité numérique)

300.jpg300 , réalisé par Zack Snyder en 2007, est adapté d'un comic de Frank Miller, scénariste cette fois. Zack Snyder nous livrait également une œuvre totalement surréaliste, du point de vue de l'image, des couleurs d'une beauté irréelle, et dans la manière de filmer les scènes d'action, improbables et hallucinantes.

300 raconte l'histoire de la bataille des Thermopyles, qui opposa, en -480, Léonidas, Roi de Sparte, et ses 300 meilleurs guerriers, à Xerxès ses milliers de Perses.

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4,5/5 - THE SPIRIT (Duel immortel)

Réalisation par Frank Miller en 2008, The Spirit nous emmène à nouveau dans ce monde mi BD mi film que l'on découvrait avec Sin City.

Dans The Spirit, rien à voir avec le surréalisme de 300 au niveau des couleurs, on est beaucoup plus proche de Sin City, avec une réalisation en noir et blanc, marquée par des éléments clés en couleur. L'histoire est typique des comics, avec un méchant et un gentil opposés dans leur idéologie, mais également très proches par leurs origines, s'affrontant en symbolisant la lutte du Bien contre le mal. Les combats sont épiques avec des personnages quasiment immortels, le tout saupoudré d'une agréable dose d'humour.

Au casting, on retrouve notamment Samuel L. Jackson, dans le rôle d'Octopus (le méchant), Gabriel Macht, dans le rôle de The Spirit (le gentil), ainsi que Scarlett Johansson et Eva Mendes.

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De nombreuses œuvres de Frank Miller ont été, à ce jour, adaptées au cinéma, soit :

Batman (1989), de Tim Burton

Batman, le défi (1991), de Tim Burton

Robocop 3 (1993), de Fred Dekker

Spawn (1997), de Mark A.Z. Dippe

Daredevil (2003), de Mark Steven Johnson

Elektra (2004), de Rob Bowman

Batman Begins (2004), de Christopher Nolan

Sin City (2005), de Robert Rodriguez, Frank Miller et Quentin Tarantino

300 (2006), de Zack Snyder

Ronin (2007), de Sylvain White

The Dark Knight (2008), de Christopher Nolan

The Spirit (2008), de Frank Miller

Batman: Year One (2011), film d'animation de Sam Liu et Lauren Montgomery

On attend notamment, un sequel de 300, les suites 2 et 3 de Sin City.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 20:30

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DAVID CRONENBERG

 

Le style : 

Réalisateur unique, il aborde des thèmes récurrents, donnant une touche particulière à ses films. Cronenberg fait partie des réalisateurs dont on sait, après avoir aimé un de ses films, qu'on appréciera le reste de sa filmographie. Ses réalisations sont si fascinantes, si particulières et si prenantes qu'à la fin d'un film, on a qu'une envie, regarder un autre Cronenberg au plus vite.

La filmographie de Cronenberg est empreinte d'épouvante liée à une évolution de la science pervertie, qui dégénère, avec une absence récurrente de "happy end".

 

Les thèmes abordés : 

Le sexe, la violence, la technologie, la biologie, la mutation ou transformation humaine, l'infection bactériologique. tant de thèmes qui reviennent de manière récurrente chez Cronenberg

 

La filmographie :

La filmographie de Cronenberg démarre par deux longs-métrages d'à peine plus d'une heure, Stéréo (1969) et Crimes of the Future (1970), réalisés avec tous deux avec très peu de moyens. Puis :

Frissons.jpg1974 Frissons (Shivers) : Dans un complexe immobilier, un virus résultant d'expériences menées par un médecin se propage à l'ensemble du complexe, transmis sexuellement. On assiste alors à une débauche où chaque individu peut être la victime des personnes infectées, devenues d'incontrôlables nymphomanes.

 

Rage-fr.jpg1976 Rage (Rabid) :A la suite d'un accident, une jeune femme est hospitalisée et subit une greffe de la peau. La femme se transforme alors en une sorte de vampire, munie d'un dard à l'aisselle, un symbole sexuel, qui lui permet de transmettre le virus. Les personnes infectées propages alors la maladie par morsure. L'épidémie se répand, échappant à tout contrôle.

 

The-Brood-copie-1.jpg1979 Chromosome 3 (The Brood) : Frank Carveth vit avec sa petite fille, Candice , alors que sa femme, Nola, est internée dans un centre psychiatrique où le psychiâtre responsable expérimente une thérapie nouvelle. Malheureusement, des effets secondaires imprévus sont à déplorer, spécialement sur Nola. ATTENTION SPOILER : qui donne naissance à des monstres par une sorte de cocon extracorporel.

 

Scanners.jpg1981 Scanners : Les scanners sont des personnes aux pouvoirs télépathiques puissants. Une société dirigée par un puissant scanner regroupe tous les autres scanners, avec le but de désorganiser le gouvernement. Ce dernier recrute alors un scanner pour infiltrer cette organisation. Cronenberg nous parle de la puissance de l'esprit sur le corp et du rejet des gens différents.

 

Videodrome-FR.jpg1983 Videodrome : Max Renn, directeur d'une petite chaîne de télévision découvre le programme Videodrome, uniquement composé de tortures et meurtres. La diffusion de ce programme a pour but de provoquer des hallucinations chez les spectateurs et de les asujetir. Film sur l'influence de la télévision, et des médias en général, sur la population, l'esprit. On retrouve des thèmes récurrents à Cronenberg tels que sexe, mutation biologique, interaction du corps et de la technologie. Videodrome marque un point de départ dans les films de Cronenberg où le personnage, élément central du film, cherche à comprendre ce qui lui arrive et qui il est. Ici, Max est le film, puisqu'il est en même temps la victime et l'acteur du programme Videodrome. Le spectateur s'identifie alors totalement au personnage, qui ressent en même temps attirance et répulsion vis-à-vis de Videodrome.

 

dead-zone.jpg1983 Dead Zone : Excellente adaptation d'un roman de Stephen King. Johnny Smith se réveille après 5 ans de coma doté d'un pouvoir exceptionnel, celui de voir le passé et l'avenir d'une personne en la touchant. Johnny est en prise avec un terrible dilemme lorsqu'il sert le candidat à la Maison Blanche et voit le chaos qui suivra son élection. Doit-il intervenir et jusqu'où.

 

The-Fly.jpg1986 La Mouche (The Fly) : Seth Brundle, biologiste de talent, est sur le point de concrétiser ses expériences relatives à la téléportation. SPOILER : l'expérience et la vie de Seth s'effondrent lorsqu'une mouche joue les intrus. L'amour entre Seth et sa compagne Veronica, parallèlement à la perte d'humanité qui découle de la transformation progressive de Seth. Le film se déroule uniquement dans l'appartement de Seth, où le spectateur est l'unique témoin de cette évolution dramatique. L'atroce transformation que subit Seth nous inspire finalement plus de pitié et de tristesse que d'épouvante. Veronica restera d'ailleurs jusqu'à la fin auprès de son amour.

 

FAUX-SEMBLANTS.jpg1988 Faux-semblants (Dead Ringers) : Les jumeaux Mantle vivent en symbiose. Tous deux gynécologues de renom, complémentaires dans leur métier, ils partagent absolument tout, se faisant passer l’un pour l’autre, notamment pour partager les femmes.

C’est une femme, Claire, qui va bouleverser l’ordre établi, créant un point de désaccord entre les jumeaux. Beverly tombe amoureux de Claire, alors que celle-ci et Elliot ne s’entendent pas. Les deux jumeaux vont alors progressivement prendre des voies divergentes.

La performance d’acteur de Jeremy Irons pour jouer les deux jumeaux, singulièrement différents dans leur comportement et leur caractère, est remarquable.

 

Le-festin-nu-copie-1.jpg1991 Le Festin nu (Naked Lunch) : Le Festin nu est une adaptation du roman du même nom de William Burroughs. Celui-ci a écrit son livre sous l’influence continuelle de drogue, mettant bout à bout des textes dans un ordre plutôt fantaisiste.

William Lee tue accidentellement sa femme, comme Burroughs. Cet acte marque un nouveau départ vers l’écriture et l'homosexualité, tous deux refoulés. Après cet incident, Lee se réfugie dans l’Interzone, centre névralgique d’une machination. Lee se rend alors compte qu’il est un agent et on lui demande de rédiger des rapports. A travers l’écriture de ses rapports, Lee, sans s’en rendre compte, écrit un chef-d’œuvre, le festin nu. Le thème de la création est abordé, ainsi que le danger de se faire posséder par ses créations. La création est alors assimilée à un virus, qui prend possession de l’auteur.

Le festin nu est une réalisation absolument extraordinaire de Cronenberg, une jouissance à l’état pur pour les fans du genre et du réalisateur.

 

M.-Butterfly-FR.jpg1993 M. Butterfly : René Calimard travaille à l'ambassade française de Pékin. Lors d'un spectacle, il tombe amoureux de la chanteuse qui interprète Madame Butterfly. Une relation amoureuse s'établit entre eux, mais Calimard ne se doute pas de la vraie nature de Song Liling. Basé sur une histoire vraie, M. Butterfly est une tragédie dramatique telle de grandes oeuvres d'opéra. La romance s'écroule lentement, tout comme le monde autour de Calimard, jusqu'à un finalement bouleversant. Comme souvent chez Cronenberg, l'homme subit une transformation et l'hallucination ou le désir prend le pas sur la réalité. Ce film marque également la deuxième collaboration entre Jeremy Irons et Cronenberg, après faux-semblants.

 

Crash-FR.jpg1996 Crash : Suite à un accident de la route, James Ballard fait la connaissance d'un cascadeur, Vaughan, qui reproduit des accidents ayant coûté la vie à des célébrités. Adapatation d'un roman de James Graham Ballard, Crash est un film haut en érotisme, mêlant sexe et mécanique. Un jeu de sexe se développe notamment autour de Ballard, sa femme, Vaughan, sa petite amie Gabrielle, sur fond de fétichisme des accident de la route.

 

Existenz.jpg1999 eXistenZ : plusieurs personnes sont réunies pour tester un nouveau jeu, eXistenZ. Les membres du groupe sont connectés via le système nerveux à un pod, entité biotechnologique leur permettant d'entrer dans le jeu, de vivre le jeu. La séance est interrompue lorsque un fanatique, opposé à l'évolution de ces jeux vue comme une mécanisation des humains, essaye de tuer sa créatrice, Allegra Geller. Sauvée par Ted Pikul. Le duo va alors devoir survivre à l'intérieur du jeu.

Dans ce film,  nous perd entre réalité et virtuelle. On en sait jamais, et les personnages non plus, si l'on est dans le réel ou dans le jeu.

On retrouve des thèmes récurrents chez Cronenberg. Lévolution et l'impact de la technologie sur les êtres humains, une mutation de biologie et de la technologie.

 

Spider.jpg2001 Spider : Après plusieurs années d'internement, Dennis alias Spider, incarné par un Ralph Fiennes excellent, se retrouve dans le quartier où il a grandi. Il alors va revivre son enfance au travers de lieux communs. Il se rappelle alors comment son père a petit à petit remplacé sa mère, pour une prostituée à la vulgarité exacerbée. Et finalement, la vérité n’est pas toujours ce qu’il n’y paraît. Cronenberg nous emmène dans les méandres de la folie, du déni et des mécanismes de défense, avec cette réalisation magnifique et extrêmement bien construite. Rien n’est laissé au hasard et tous les troubles du comportement de Dennis vont se révéler être des séquelles qui tirent leur origine son l’enfance.

 

a_history_of_violence-1.jpg2004 A History Of Violence : Pour cette réalisation, Cronenberg aborde le thème de la violence et dénonce l'omniprésence de cell-ci, dans la société. Le thème du virus et de sa propagation, connu chez Cronenberg, est repris ici représenté par la violence. La violence appel la violence.

Lorsque Tom Stall réplique de façon mortelle à des agresseurs dans son petit restaurant, celui-ci est rattrapé par son passé. Ses instincts l'entraineront à agir avec une violence sans limites, afin de protéger sa famille.

SPOILER La violence croît tout au long du film, au travers de ses personnages. Tom Stall, qui menait une vie calme, renoue avec son passé criminel, son fils qui commence à se battre à l'école (grand moment de révolte!), puis à tuer. La violence est également illustrée par les rapports sexuels de Tom et sa femme.

Cronenberg entraine encore une fois son héros dans le recherche de qui il est et de qui il veut être. Entre passé, présent et futur, entre violence et volonté de changer, quelle part de lui subsistera.

 

Eastern-Promises.jpg2007 Les Promesses de l'ombre (Eastern Promises) : Cronenberg renoue ici avec une certaine violence toutefois maîtrisée, à l’image de Nikolai Luzhin (Viggo Mortensen) qui cache une terrible violence sous des traits impassibles.

Anna Khitrova (Naomi Watts) enquête sur les circonstances curieuses de la mort d’une jeune russe. Elle se rend alors compte, trop tard, qu’elle fait face à un réseau de prostitution russe.

Naomi Watts est excellente, comme à son habitude, et l’on pourrait croire aux origines russes Viggo Mortensen et Vincent Cassel.

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2011 A Dangerous Method

Un film historique, sur les débuts de la psychanalyse et ses principaux fondateurs Carl Jung (Michael Fassbender) et Sigmund Freud (Viggo Mortensen), ainsi que sur les liens professionnels et sentimentaux entre Carl Jung et sa patiente Sabrina Spielrein (Keira Knightley). On y retrouve Vincent Cassel, pour une deuxième collaboration avec Cronenberg.

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Published by Dr-Strangelove - dans Réalisateurs
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