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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 15:10

4/5 - STALAG 17 (humour dans un camp de prisonniers)

Stalag 17 (1953), signé Billy Wilder, nous raconte une tranche de vie dans un stalag, un camp de prisonnier de guerre, dans l'Allemagne nazie. L'histoire est prise à la légère et l'humour prend le pas sur l'horreur, une manière d'exorciser les traumatismes dus à la guerre. Le scénario de Stalag 17 est basé sur la pièce de Donald Bevan et Edmund Trzcinski, jouée à Broadway entre 1951 et 1952.

Après la seconde Guerre Mondiale, les films relatant ce sombre épisode de l'histoire sont légions. Mais, comme le dit le narrateur au début du film, rares sont ceux qui le font avec humour et vu depuis un camp de prisonniers. La plus grande majorité fait la part belle à l'héroïsme des soldats américains, face à la cruauté des allemands.

Tout commence lorsqu'une tentative d'évasion échoue. Les prisonniers ont construit un tunnel qui va d'un baraquement jusqu'au-delà des limites du camp. Malheureusement, les deux hommes qui l'empruntent sont attendus à la sortie par des gardiens allemands. L'entrée du tunnel se situe sous le poêle du baraquement. A coup sûr un clin d'œil au tunnel Harry, qui permit l'évasion de 76 pilotes du Stalag Luft III, le 24 mars 1944. Cette évasion réussie sera aussi une source d'inspiration pour des films comme La grande évasion (The Great Escape, 1963). La suite du film est une suite de déconvenues concernant les plans des prisonniers. Les allemands semblent toujours au courant de ce qui se trame dans le camp. Mais qui donc est la taupe ?

Les principaux ingrédients de Stalag 17 sont des personnalités singulières, des épisodes abracadabrants et des gardiens allemands un peu trop sympas. On se régale de l'inventivité des prisonniers, qui trouvent mille ruses pour s'organiser et résister à leur détention. Mais cette vision quelque peu récréative de la guerre, plus précisément de la vie dans un camp de prisonniers, est entachée par les interventions du mouchard. Les plans qui foirent un à un sonnent comme un rappel à la réalité et à la dureté de la situation.

A l'affiche, on retrouve notamment William Holden, dans le rôle du Sergent Sefton (Le pont de la rivière Kwaï, La horde sauvage, La tour infernale) et Peter Graves (le fameux Jim Phelps de la série Mission Impossible), à peine reconnaissable pour les plus jeune d'entre nous, dans le rôle du Sergent Price.

A noter que malgré le ton du récit à tout point de vue semblable et quelques autres ressemblances, la série TV Hogan's Heroes (1965-1971) n'a officiellement rien à voir avec le film de Billy Wilder. L'une des ressemblances entre Stalag 13 et Stalag 17 est la présence d'un Sergent Schultz. En parlant de Schultz, en France, Hogan's Heroes (littéralement Les héros de Hogan) pris deux titres différents. Tout d'abord Stalag 13, à son arrivée sur Canal + en 1987, puis étonnamment rebaptisée Papa Schultz, lors de sa diffusion sur M6. Etonnamment car le Sergent Schultz n'est pas forcément le personnage central de la série.

Petit pied de nez aux tortionnaires nazis, dans Stalag 13, trois acteurs juifs jouent le rôle d'officiers allemands. Werner Klemperer, par exemple, le Colonel Klink, qui a fuit l'Allemagne avec ses parents avant la guerre, pour se réfugier aux Etats-Unis. Klemperer a ensuite combattu pendant la guerre aux côtés des américains. Le français Robert Clary (Caporal LeBeau), né Widerman, a quant à lui vécu l'horreur des camps de concentration étant enfant. Après la guerre il partit aux Etats-Unis pour faire avancer sa carrière d'artiste.

Stalag-17.jpg Stalag-17-1-copie-1.jpg

Un schéma du tunnel Harry du Stalag Luft III :

Stalag-Luft-3-tunnel-Harry-2.jpg

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Published by Dr-Strangelove - dans Critiques 4-5
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