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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 23:08

1/5 - ISI I SMOTRI - REQUIEM POUR UN MASSACRE - COME AND SEE

Requiem pour un massacre est un film russe de 1985 portant sur la Seconde Guerre mondiale. C'est l'histoire du jeune biélorusse Florya, qui rejoint les partisans, après avoir trouvé un vieux fusil. Il va alors découvrir les horreurs de la guerre, mais aussi l'amour, lorsqu'il rencontre Glasha. Dès le début, on est plongé dans un univers totalement irréel, où les gens ont des attitudes et des expressions hallucinantes et où les rares dialogues sont particulièrement saugrenus. Les situations qui se succèdent sont d'ailleurs tout autant extravagantes. On a réellement l'impression que les hommes à l'écriture et à la réalisation avaient consommé différentes substances en travaillant dessus. J'ai fait l'effort de continuer à regarder ce film le plus longtemps possible, mais je dois avouer que je n'arrivais pas à suivre. Je ne comprenais pas où le réalisateur Elem Klimov voulait nous emmener, ce qu'il voulait nous dire. Après 1 heure, je commençais à essuyer de la vaisselle, en regardant d'un demi-œil ce qui se passait à l'écran. Puis, c'est après 1 heure 30 que j'ai tout stoppé, effondré, alors qu'il restait encore 1 heure de film.

Ce film, très bien coté par les spectateurs, sur des sites comme IMDB ou Allociné, a personnellement été une des expériences cinématographiques les plus ennuyeuses de toute ma modeste existence. La plupart des scènes ont obligatoirement été écrites et tournées sous acide ou après avoir fumé des substances potentiellement illicites. Dès le début on oscille entre ennui profond et stupéfaction. En effet, lorsque le rythme n'est pas d'une lenteur soporifique, le comportement des acteurs, un peu comme tout le reste, relève d'un surréalisme déroutant.

Et pourtant, on ne peut pas dire que je rebute à regarder des films spéciaux. Je m'intéresse même beaucoup aux curiosités du cinéma. Je pense que c'est souvent un critère de qualité, que de ne pas aller au plus facile pour raconter son histoire.

On pourrait penser que le fait de regarder Isi i smotri en russe sous-titré français a participé à ma chute dans les profondeurs de l'ennui. A cela, je rétorque qu'au contraire j'aime beaucoup voir des films étrangers en version originale (japonais, coréens, thaïlandais, espagnols, hongkongais, russes, danois, etc). Souvent, même quand la langue est totalement inconnue, cela rajoute beaucoup de bénéficier de l'expression originale des acteurs. En fait, c'est même dans l'autre sens qu'il faut considérer les choses. C'est en regardant une version doublée que l'on perd en émotion. On imagine par exemple à quel point les émotions nous sont mieux transmises en version originale, avec un film comme Festen (Palm d'Or à Cannes en 1998)

Je n'ai donc pas d'explication au profond ennui que j'ai ressenti. Je n'ai pas plus d'explication quant aux bonnes critiques que le film a reçues. Peut-être ces notations proviennent-elles d'un public de 1985. Quoiqu'il en soit, j'essaierai un jour de terminer Isi i smotri et peut-être que c'est à la fin que le chef-d'œuvre se révélera à mes yeux.

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Published by Dr-Strangelove - dans Critiques 1-5
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