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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 18:59

3,5/5 - LE CONVOI DE LA PEUR (Au-delà des limites physiques et psychologiques)

Film réalisé en 1977, Le Convoi de la peur raconte l'histoire de quatre hommes qui sont engagés pour transporter de la nitroglycérine par camions, un périple de 300 kilomètres à travers la jungle sud-américaine. Parmi ces quatre hommes, trois ont fui leur pays et leur passé. Ils travaillent tous les trois dans une entreprise pétrolière, dans un village minable et insalubre. Un jour, un puit de pétrole prend feu. Le seul moyen de l'arrêter et de ramener cette nitroglycérine, qui se trouve à 300 kilomètres. Tous rêvent de quitter cet endroit, et la récompense qui accompagne ce travail pourrait le leur permettre. Quatre hommes sont choisis.

Jackie Scanlon, s'est rebaptisé Juan Rodriguez, et a quitté d'urgence les Etats-Unis, après avoir, sans le savoir, cambriolé l'église du frère d'un puissant mafieux. Ce personnage est interprété par Roy Scheider, vu dans des films comme French Connection, Les Dents de la mer, Marathon man, Le Festin nu, puis dans la série SeaQuest.

Victor Manzon se fait appeler Serrano depuis qu'il a dû quitter la France, à cause de problèmes d'argent avec sa société. Le rôle de Serrano est joué par Bruno Kremer, surtout connu pour son rôle de Commissaire Maigret, qu'il incarna pendant 14 saisons.

Kassem, a changé de nom pour Martinez, personnage interprété par l'acteur franco-marocain Amidou. Kassem est un juif qui a fuit Israël après avoir commis un attentat à Jérusalem.

Le dernier homme du voyage est un criminel sud-américain, Nilo (Francisco Rabal). Il réussit à faire partie du convoi après avoir éliminé un des quatre hommes choisis initialement, un ancien nazi réfugié en Amérique du sud.

Septième long-métrage de William Friedkin, après des films comme French Connection (1971) ou L'Exorciste (1973).

Commence alors un voyage qui peut s'arrêter d'un instant à l'autre, stoppé dans la jungle sauvage ou par la mort. Les dangers sont partout, naturels et humains, dans un pays où les guérillas peuvent frapper à tout moment.

Un voyage de dingue, au sens propre et au sens littéral du mot. Et finalement, quelque soit la durée du trajet, on n'échappe pas à son destin.

Un film qui met du temps à vraiment démarrer, par rapport aux réalisations de notre époque, où l'action est présente du début à la fin. Sur les deux heures de film, cinquante minutes sont consacrées à une riche introduction des personnages, ainsi qu'à la mise en place de la situation, qui amène au convoi tant attendu. Convoi qui commence après un peu plus d'une heure. La tension monte progressivement, et c'est une deuxième heure très intense et pleine de suspense qui nous est offerte.

Film emprunt d'un grand réalisme dès le début, où les acteurs jouent juste. Un film sombre, où tout semble tourner mal.

 

A noter que ce film est la deuxième adaptation du premier roman de George Arnaud, intitulé Le Salaire de la peur (1950), après le grand succès du même nom d'Henri-Georges Clouzot (1953). La version de Friedkin fut d'ailleurs parfois injustement considérée comme un inutile remake du film de Clouzot. Quoiqu'il en soit, le chef-d'œuvre de Friedkin est un film à part entière, qui vaut le détour.

Le-convoi-de-la-peur-3.JPGLe-convoi-de-la-peur-2.jpg

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Published by Dr-Strangelove - dans Critiques 3 -5-5
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