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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:18

4/5 - LA SOUPE AU CANARD (Comédie hautement burlesque)

Cinématiquement parlant, c'est avec La soupe au canard (Duck Soup) que j'ai personnellement découvert les Marx Brothers. Dès la première seconde, on pénètre dans un univers totalement loufoque. Absurde, mais non dénoué de subtilité. Les Marx Brothers se distinguent à cela d'un autre grand nom du comique de l'époque, le duo Laurel et Hardi. Leur humour était principalement basé sur un visuel très caricaturé, puisque le duo a pendant très longtemps dû jouer sans le son, qui n'existait pas encore au cinéma. Les deux compères au physique emblématique usaient notamment de celui-ci pour déclencher le rire. Les Marx Brothers, eux, ont pu immédiatement bénéficier du son, ce qui leur permit de mettre en valeur leurs textes, remplis de jeux de mots et d'autres traits d'esprit. Quand à Charlie Chaplin, autre grande figure du comique de l'époque, il a, depuis le début des années 20, arrêté de jouer des courts-métrages humoristiques. C'est alors qu'il réalise ses long-métrages les plus connus : Le Kid (1921), La ruée vers l'or (1925), Les lumières de la ville (1931), Les temps modernes (1936), Le dictateur (1940), ou encore Les feux de la rampe (1952). Son humour est emprunt de beaucoup de sentimentalisme social et de revendications. Après Les temps modernes, son dernier film muet et le dernier du personnage Charlot, il survivra au cinéma parlant, contrairement à d'autres. Pourtant il n'approuvait pas cette évolution, préférant s'exprimer intégralement par sa gestuelle.

Pour revenir aux Marx Brothers, La soupe au canard, datant de 1933, fut réalisé par Leo McCarey. La même année sortait King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, non crédités), L'homme invisible (James Whale), Les quatre filles du Docteur March (George Cukor), ou encore Le testament du Docteur Mabuse (Fritz Lang). Cette comédie mettant aux prises deux chefs d'états fictifs relève évidemment de l'absurde. Mais l'histoire est surtout le file rouge d'une épopée comique, où s'alternent les logorrhées, absurdes mais bourrées de finesse, de Rufus T. Firefly (Groucho Marx), les dialogues non moins loufoques et pimentés d'un fort accent italien de Chicolini (Chico Marx) et les facéties, terriblement agaçantes mais originales et drôles, de Pinky (Harpo Marx). Ce dernier ne fait absolument pas une seule chose de manière sensée de tout le film. Chaque mot qui lui est adressé est pris en dérision. Chaque geste est détourné. Chaque situation est tournée au ridicule. On a l'impression d'être comme dans un rêve, où l'on veut courir mais que les jambes ne suivent pas. Bref, on perd rapidement pied et on finit par se laisser balader par Pinky.

Un moment d'humour classique donc et dont on a plus l'habitude. A voir pour les adeptes du burlesque.

A noter que figure également la présence de Zeppo Marx, plus en retrait.

marx brothers - duck soupLa-soupe-au-canard.jpg

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Published by Dr-Strangelove - dans Critiques 4-5
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