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"David Lynch sait si bien raconter des histoires que parfois on a l'impression qu'il en raconte une, alors que ce n'est pas le cas" Roman Polanski

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 23:09

3/5 - CASINO ROYALE (Version de 1967)

En citant Casino Royale, on a tous en tête le James Bond sorti en 2006, où l'agent secret du MI6 est interprété pour la première fois par Daniel Craig. Cette réalisation de Martin Campbell fut produite par EON Productions, soit la société qui a produit toutes les adaptations officielles des romans de Ian Fleming.

Mais la plupart des gens ne connaissent pas la première version de Casino Royale, sortie en 1967. Plus précisément, c'est en fait la deuxième version puisqu'une première est sortie à la télévision en 1954, sous la forme d'un épisode de la série Climax!. James Bond était alors interprété Barry Nelson et Le Chiffre par Peter Lorre (M le maudit). Pour revenir au film de 1967, cette version, dirigée par pas moins de 6 réalisateurs (un non crédité), est hautement parodique. Le thriller d'espionnage est totalement tourné en dérision. L'humour est parfois un peu dépassé, à notre époque, mais pas tant que ça. On y reconnaît un mélange d'humour anglais et américain, faisant généralement ni l'un ni l'autre preuve d'une grande finesse. Par moments, cela devient réellement n'importe quoi.

Dans l'histoire, James Bond est sollicité par M et 3 autres représentants de la France, des Etats-Unis et de la Russie pour sortir de sa retraite et combattre Le Chiffre. Cependant, il refuse, même alors que c'est la Reine qui le demande. M fait alors exploser le château de Sir James Bond pour l'obliger à réintégrer le MI6. Malheureusement le pauvre M périt dans cette tentative. A quelque chose malheur est bon, puisqu'à la suite de cette mort tragique, Bond reprend du service, prenant la tête des Services Secrets de sa Majesté.

Comme sa vie est en danger, il invente un stratagème imparable. Dorénavant, tous les agents secrets se nomment James Bond et ont comme code 007.

Le vrai Bond est interprété par David Niven, soit l'acteur qu'aurait voulu Ian Fleming pour incarner son héros. Ce Bond est bien différent de celui que l'on connaît. C'est un Bond vieillissant, qui bégaye, insensible aux belles femmes et estimant que tous les gadgets utilisés par les services secrets sont ridicules.

Le film est plutôt décousu est irrégulier, à cause du nombre de réalisateurs. Il y a aussi Peter Sellers qui disparaît soudainement du récit. Cela est dû au fait qu'on ait parfois du se priver de lui à cause de ses absences répétées. Par contre, tout se finit en apothéose, avec une scène parfaitement burlesque. On y voit notamment des paras indiens, il faut comprendre peaux rouges, dont les parachutes sont en fait des tipis. Les renforts américains sont également représentés par une horde de cowboys, alors que les français le sont par un Jean-Paul Belmondo habillé en légionnaire. Autant dire du grand n'importe quoi ! Enfin, cela pourrait paraître loufoque si l'on n'avait pas rencontré plus tôt Mata Bond, la fille de James Bond et de Mata Hari ainsi que son neveu Jimmy Bond, alias le Dr Noah.

A l'affiche de ce film totalement dingue, un casting tout aussi fou. Il réunit certains des tous grands du cinéma. Cela va des rôles principaux (David Niven, Peters Sellers, Ursula Andress, Woody Allen) aux seconds rôles (Orson Wells, Deborah Kerr) en passant par des apparitions en guest stars (John Huston, William Holden, Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset). Il faut dire que le budget était particulièrement élevé pour l'époque, puisqu'il était d'environ 12 mio de $. En comparaison, les adaptations officielles Opération tonnerre (1965) et On ne vit que deux fois (1967) avaient des budgets de 5'600'000 $ respectivement 9'500'000 $. Les 12 mio de Casino Royale ne seront dépassés qu'à partir du 10ème James Bond, L'espion qui m'aimait (14 mio $), en 1977. Pour comparer des chiffres incomparables, ne serait-ce que parce qu'ils sont séparés de près de 50 ans, le budget estimé pour la version de Casino Royale de 2006 était de 150 mio de dollars.

Pour l'anecdote, la suissesse Ursula Andress parodie une franchise à laquelle elle a déjà participé, 5 ans plus tôt, dans le premier épisode de la saga, James Bond 007 contre Dr. No.

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Published by Dr-Strangelove - dans Critiques 3-5
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